🇵🇪 Arequipa - Monastère et vicuña
- shoupy33
- 21 mai
- 6 min de lecture
12/05/2026
Une personne est arrivée dans le dortoir à 6h, sûrement un bus de nuit. La pauvre. Au moins elle a pu aller se coucher directement.
Mon réveil a sonné à 8h. Je me suis levée à 8h30, j'ai pris ma douche, me suis lavé les cheveux et je suis descendu prendre le petit déjeuner (il est compris dans la nuit).
Puis je suis partie de l'hostal à 10h30. Vu que je n'ai rencontré personne à l'hostal hier, j'ai répondu à un gars qui m'avait écrit sur l'application couchsurfing et m'avait proposé de me faire visiter la ville. On se retrouve donc à 11h au mirador yanahuara. La vue sur les volcans est incroyable, et les arches gravées sont magnifiques aussi.
Puis, vu qu'il est en voiture, nous allons à un autre point de vue à l'extérieur de la ville, le point de vue Carmen alto. Nous avons également vue sur les volcans mais aussi sur la rivière et les champs, ainsi qu'une grande partie de la ville. C'est très beau.
Il s'appelle José, il est de Lima mais a préféré venir vivre à Arequipa à cause du climat. Il m'explique que je suis bien tombée pour Lima mais qu'il y a 3 mois de beau temps et que le reste de l'année il pleut et il fait gris. C'est une bruine fine mais ce n'est pas agréable... Ce n'est pas du tout ce que j'ai entendu 🤣
Puis nous reprenons la voiture et il m'amène dans une ferme pédagogique où ils expliquent la fabrication de la laine d'alpacas, de vicuña, de guanaco et de lamas. C'est très intéressant.
Ils expliquent que tous ces animaux, ainsi que les dromadaires et les chameaux descendent tous du même ancêtre, le Protylopus. Ceux qui ont migré en Asie et en Afrique sont devenus les dromadaires et chameaux. Ce qui ont migré en Amérique du sud sont devenus ceux cités au dessus.
La vicuña est l'animal qui a la fibre la plus fine.
Il y a deux types de lamas : le lama laineux et le lama sans poils.
L'alpaca est le camélidé le plus présent en Amérique du sud, avec 80% de sa population présente dans le centre et le sud du Pérou. Ils sont présents à des altitudes entre 2500 et 4500m au dessus du niveau de la mer. Ils ont 24 couleurs de laine différentes. Il en existe deux types : le huacaya (qui représente 85% de la population des alpacas) et le suri (celui avec des dreads).
Le guanaco est le seul camélidé qui peut s'adapter à différentes altitudes, ils peuvent autant vivre au niveau de la mer qu'à une altitude pouvant aller jusqu'à 4600m.
Puis nous avons la chance de voir des alpacas et des lamas vivants et de leur donner à manger. C'est vraiment difficile de les différencier. Nous restons un moment à les regarder puis nous allons voir comment ils retirent la laine et comment ils confectionnent des tissus avec. Selon la difficulté du schéma sur le tissu, il faut jusqu'à un mois pour faire un mètre. C'est très intéressant.
Puis il est déjà 12h30 donc nous allons dans un restaurant typique pour le déjeuner. On commande une assiette à deux avec du pastel de papas (traduction littérale : gâteau de pommes de terre, une sorte de gratin dauphinois avec de l'anis), du recoto reieno (un poivron piquant farci d'une préparation à base de sauce tomate et de boeuf avec du fromage, très bon) ainsi que des pattes de cochon et de la couene. L'assiette est tellement énorme que même à deux nous ne finissons pas. Et il y a tous les gens autour de nous qui la prenne pour eux seuls ! C'est la folie.
Quand nous quittons le restaurant il m'explique qu'il a des choses à faire chez lui et que nous pouvons nous retrouver plus tard. Donc je rentre à pied à l'hostal. J'ai beaucoup trop mangé !
Une fois dans le dortoir j'en profite pour remplir ma bouteille d'eau, je vais en avoir besoin pour digérer haha.
Je rencontre Aaron qui arrive pendant que je suis là. Lui a eu 42 ans il y a 5 jours, c'est trop drôle.
Puis plutôt que de faire une sieste je retourne dans le centre historique pour visiter le monastère de Santa Catalina de Siena. Il n'y a pas trop de monde je suis contente.
Je mets 1h30 à faire la visite tellement c'est grand. Je ne m'attendais pas à ça. Si ce n'était pas fléché je me serai perdue. C'est une vraie ville.
Fondé en 1579, il appartient à l'ordre dominicain et accueille toujours des religieuses cloîtrées dans un secteur privé. Ce monument, construit sur un site de plus de 20 000 mètres carrés, compte trois cloîtres, près de quatre‑vingts maisons, ainsi que de multiples rues et passages. Autrefois, il s'agissait d'habitations religieuses, d'une place et d'une galerie d'art. Entièrement construit en pierre de sillar volcanique, il constitue l'une des plus grandes valeurs architecturales de la vice‑royauté d'Amérique du Sud.
Les couleurs des murs sont incroyables, orange terracotta et bleu chefchaouen.
Il y a plusieurs cloîtrés de couleur différente magnifique avec des grands arbres.
Lorsque les premières sœurs prononçaient leurs vœux, en plus de la dot, leurs familles faisaient construire la cellule ou la pièce qui leur servirait de maison pour le reste de leur vie. Les cellules différent donc selon la condition économique de la famille et, dans certains cas, elles peuvent être de véritables parcelles privées. Il y a donc des dizaines de petites maisons accolées les unes aux autres.
Le lit y est situé sous un arc de mur bien solide servant de protection en cas de tremblement de terre, ce qui est fréquent ici.
Il n'y a pas de cellule identique à une autre, presque toutes ont des chambres, un patio, des escaliers menant au toit et une cuisine avec un four en terre cuite.
Les rangées de petites maisons, couvertes de tuiles pour les premières et plus tard de voûtes en pierre volcanique, formaient les six rues de la singulière citadelle de Santa Catalina.
Les rues, les places, les cloîtres et les cellules monastiques sont peints de couleurs vives de terres naturelles qui jouent avec la lumière diaphane d'Arequipa pour créer des ensembles d'une architecture originale, inventée pour donner une illusion d'optique.
Autrefois, l'éducation des femmes était confiée aux religieuses ; c'est pourquoi un internat fonctionnait dans le monastère, où les petites filles entraient dès l'âge de 3 ans pour apprendre les travaux manuels, la musique et la religion, ce qui représentait alors la meilleure éducation pour les filles de la ville.
À une certaine époque, le monastère servit également de refuge aux femmes lors des périodes de révolution. Elles pouvaient s'abriter à l'intérieur du monastère sans prononcer leurs vœux ; c'est ainsi que l'écrivaine française Flora Tristan a pu y séjourner lors de son passage à Arequipa au milieu du XIXe siècle.
Quand je sors vers 17h je retourne à l'hostel pour voir le coucher de soleil car j'ai froid et je suis crevée, et les autres musées que m'a indiqué José sont fermés. Mais il y a activité yoga sur le toit donc je ne peux pas admirer le ciel 😢
Je vais donc dans le dortoir pour faire mes stories Instagram et répondre aux messages.
A 19h je me décide à descendre cuisiner.
Dans la cuisine je rencontre Liz, une bèlge qui voyage seule. Elle en a marre alors qu'elle ne voyage que depuis 3 mois et est très contente de rentrer d'ici 3 semaines. Quand je lui dis ce que j'ai fait aujourd'hui et mon programme de demain elle veut venir avec moi et José demain, et elle veut aussi me motiver à faire le trek du canyon de colca.
Puis en sortant de la cuisine on rencontre brièvement une québécoise qui rempli sa gourde.
Mais elles vont toutes les deux se coucher tôt car elles sont arrivées aujourd'hui avec un bus de nuit et elles sont très fatiguées.
Je me retrouve donc seule pour finir de manger.
Puis je retourne dans le dortoir vers 20h30 pour rédiger la journée. A 22h je n'ai même pas fini tellement il y a de choses à dire.
J'ai échangé avec Hugo qui a fait le canyon, et il me dit lui aussi de le faire... Je dois réfléchir.
On organise par sms avec José la journée de demain. On a prévu d'aller voir des sculptures de pierre et d'où vient la pierre caractéristique de la ville. Je lui demande si Liz peut venir et il dit oui. Donc j'écris à Liz pour la prévenir et lui donner l'horaire de départ mais elle dort déjà.
A 22h15, José m'écrit à nouveau. Une fille de mon hostal l'a contacté sur couchsurfing. Du coup il me donne son numéro pour qu'on se coordonne demain et qu'elle puisse venir avec nous. Il me dit qu'elle est français. Mais quand je vois son numéro je me rends compte qu'elle vient du Canada et donc que c'est la Québécoise rencontrée plus tôt haha. Je lui écris pour qu'on s'organise. Du coup on sera toutes les 3 demain avec José. Trop cool !



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