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🇵🇪 Cuzco - Temple du soleil

  • shoupy33
  • 2 juin
  • 7 min de lecture

21/05/2026

J'ai très mal dormi. Je me suis réveillée à 2h30 et impossible de me rendormir avant 5h...


Je me réveille vers 8h30 et je vais prendre ma douche. Je fais un peu de lessive à la main et je vais petit déjeuner. Je me prépare et je décolle à 11h30.


Je retourne à la clinique à pied pour faire ma deuxième dose de vaccin. Ce n'est pas le même monsieur que la dernière fois, mais il est toujours aussi gentil.


Au moment de payer, je vois 600 soles. Alors que la première fois c'était moins de 500 et qu'il y avait la visite avec le médecin et les médicaments. Je suis étonnée. Mais il m'explique que la première fois le prix était en DOLLARDS US 😱😱 J'espère que mon assurance va vraiment prendre ça en charge, car c'est eux qui m'ont dit de venir dans cette clinique. Oh lala le prix !


Je suis prise en charge très rapidement. En moins de 30min c'est terminé. En plus l'infirmière cette fois ne m'a pas fait mal en me piquant.


Je ressors et je retourne au centre ville à pied. Comme j'étais au sud de la ville j'en profite pour faire cette partie là. Je passe à côté du temple du soleil et je le contourne. C'est impressionnant de voir la construction inca sous l'édifice espagnol.


Je visite un centre de tradition textile avec des tissues magnifiques et des explications sur comment ils sont faits et comment ils conservent ce savoir faire depuis des générations.


J'achète enfin un sautoir pour mes lunettes, car depuis que je les ai faites resserrer je ne les mets plus sur mon chapeau et à chaque fois je ne sais pas quoi en faire quand je ne les ai pas sur le nez. Donc ça y est je suis comme une petite vieille avec les lunettes autour du cou hihi.


J'en profite également pour aller chez Bitel, mon opérateur téléphonique, car j'ai reçu un SMS bizarre me précisant que ma ligne allait être résiliée car j'avais trop de lignes pour le même nom. Et effectivement la dame me confirme que si le propriétaire de la ligne a trop de numéros, ils les resilient. Merdouille. Je vais peut être devoir me trouver une autre carte SIM...


Je me balade également dans deux marchés d'artisanat.


Puis je termine le tour du pâté de maison, je mange une banane et j'entre dans le temple du soleil. Je prends un guide, malheureusement il sera complètement inutile. Ce qu'il nous dira sera vraiment inintéressant et expéditif. Quand j'écoute ce que disent les autres je suis choquée haha.


Le Temple du Soleil de Cusco, connu sous le nom de Qorikancha, était le sanctuaire le plus sacré de l’empire inca. Situé au cœur de la capitale impériale, il représentait le centre spirituel, politique et cosmologique du Tawantinsuyu. Les Incas considéraient ce temple comme le point où le monde humain rencontrait le monde divin, un lieu où l’énergie du Soleil — Inti, leur dieu suprême — se manifestait de manière tangible.


Le Qorikancha était recouvert autrefois de plaques d’or massif, car l’or était pour les Incas la “sueur du Soleil”. Les murs de pierre parfaitement assemblés, typiques de l’architecture impériale, formaient une structure semi-circulaire qui captait la lumière de manière spectaculaire. Lors des solstices, les rayons du soleil pénétraient directement dans le sanctuaire principal, illuminant les autels et renforçant la dimension cosmique du lieu. Lors du solstice du 21 juin, qui représentait le nouvel an pour les incas, c'était le phénomène astronomique le plus spectaculaire dans le temple.


Ce temple n’était pas seulement dédié au Soleil : il abritait aussi des chapelles consacrées à la Lune, aux étoiles, à l’arc-en-ciel et au tonnerre, reflétant la vision andine d’un univers interconnecté.


Lorsque les Espagnols arrivèrent au XVIᵉ siècle, ils furent frappés par la richesse du temple. Après avoir saisi les ornements d’or, ils ordonnèrent la construction du couvent de Santo Domingo directement au-dessus du sanctuaire inca, un acte symbolique destiné à affirmer la domination coloniale. Pourtant, malgré les transformations, les fondations incas résistèrent aux séismes qui détruisirent plusieurs fois les structures coloniales. Cette résistance impressionnante témoigne de la maîtrise technique des Incas dans la taille et l’assemblage de la pierre.


L’architecture inca est l’une des plus impressionnantes du monde précolombien, et elle fascine encore aujourd’hui par sa précision, sa résistance et son élégance. Les Incas ont développé une manière de construire qui ne ressemblait à aucune autre, fondée sur une compréhension profonde de la pierre, du terrain et des forces naturelles.


Le premier élément qui frappe lorsqu’on observe leurs murs est l’absence totale de mortier : les blocs sont taillés avec une telle précision qu’ils s’emboîtent parfaitement, au point qu’on ne peut pas glisser une lame de couteau entre eux. Cette technique, appelée pierre polygonale, permettait non seulement une esthétique remarquable, mais surtout une résistance exceptionnelle aux séismes. Dans une région où les tremblements de terre sont fréquents, cette maîtrise de la pierre était vitale. Les blocs, souvent de formes irrégulières, s’ajustent comme les pièces d’un puzzle tridimensionnel, ce qui leur permet de bouger légèrement sans s’effondrer.


Le guide nous montre tout d'abord différentes pierres, appelées mâles et femelles, qui s'emboîtent entre elles à la manière des pièces de bois des meubles en marqueterie. C'est assez impressionnant de retrouver ce travail avec des pierres aussi massives.


Il nous montre ensuite les pierres situées dans les angles des constructions qui ne présentent pas de joint au niveau de l'angle du mur. La pierre est taillée de manière à former un angle, et le joint entre deux pierres est sur la partie plane du mur. C'est ça qui fait la solidité de l'édifice en cas de séisme. Puis il nous montre plusieurs pierres avec plusieurs angles : une de 14 angles et une de 43 angles ! Elles ont été taillées dans un seul bloc, c'est impressionnant.


Nous constatons également que les murs incas ne sont jamais parfaitement verticaux. Ils sont construits avec un légère inclinaison de 24cm vers l’intérieur, ce qui renforce leur stabilité. Cette forme trapézoïdale se retrouve partout : dans les portes, les fenêtres, les niches et même dans les bâtiments entiers. Les ouvertures, en particulier, sont presque toujours trapézoïdales, plus larges en bas qu’en haut. Ce choix n’est pas esthétique mais structurel : il permet de mieux répartir les forces et d’éviter l’effondrement en cas de secousse. Les angles des murs sont également légèrement arrondis, ce qui contribue à la solidité de l’ensemble. Les Incas avaient compris intuitivement ce que les ingénieurs modernes appellent la dissipation des forces.


Un autre aspect remarquable est la manière dont les Incas intégraient leurs constructions au paysage. Ils ne cherchaient pas à dominer la nature, mais à s’y adapter. Les terrasses agricoles, par exemple, suivent les courbes des montagnes et stabilisent les pentes tout en créant des microclimats. Les bâtiments importants, comme ceux du Qorikancha ou de Machu Picchu, sont orientés selon des axes astronomiques précis. Les murs sont souvent alignés avec les solstices, les équinoxes ou les mouvements des constellations sacrées. Cette combinaison d’ingénierie, d’esthétique et de cosmologie donne à l’architecture inca une dimension spirituelle unique.


Enfin, il faut mentionner la qualité de la pierre elle‑même. Les Incas utilisaient principalement l’andésite, la diorite, le basalte et le granite, des roches dures qu’ils taillaient sans outils métalliques avancés. Leur technique reposait sur la percussion, l’abrasion et l’observation minutieuse des fissures naturelles. Chaque bloc était travaillé individuellement pour s’ajuster à ses voisins, ce qui explique pourquoi les murs incas semblent vivants, organiques, presque sculptés plutôt que construits.

La diorite est l’une des roches les plus dures utilisées par les Incas, presque aussi résistante que le granite. Pourtant, ils la travaillaient avec une précision telle que les blocs s’ajustaient parfaitement les uns aux autres. Leur secret ne reposait pas sur des outils métalliques — puisqu’ils ne connaissaient ni le fer ni l’acier — mais sur une combinaison de techniques patientes et ingénieuses. Ils utilisaient principalement des marteaux en pierre encore plus dure, comme la diorite noire, pour frapper, ébrécher et façonner progressivement les blocs. Le travail se faisait par abrasion répétée : des milliers de petits impacts, toujours au même endroit, permettaient de sculpter la surface.


Les Incas exploitaient aussi les fissures naturelles de la roche. Ils inséraient des coins en bois dans les failles, puis les mouillaient. En gonflant, le bois faisait éclater la pierre selon une ligne précise. Une fois les blocs dégrossis, ils étaient polis avec du sable, de l’eau et des pierres abrasives. Ce processus, extrêmement long, explique pourquoi les murs incas semblent presque sculptés plutôt que construits. Chaque pierre était travaillée individuellement pour s’ajuster à ses voisines, ce qui donne ces murs polygonaux si caractéristiques, capables de résister aux séismes pendant des siècles.


Cette approche artisanale, pierre par pierre, explique aussi pourquoi leurs constructions ont traversé les siècles alors que les bâtiments coloniaux construits au-dessus d’eux se sont souvent effondrés lors des séismes.


De plus, chaque type de pierre avait un rôle : la diorite pour les murs les plus nobles, l’andésite pour les structures courantes, et le granite pour les grands ensembles architecturaux. Leur maîtrise de ces matériaux explique la longévité exceptionnelle de leurs constructions.


Le guide nous explique également que Cuzco a été conçue en forme de puma selon la tradition inca, et le temple du soleil se trouve en son centre. La ville de Pisac quand à elle aurait été conçue en forme de perdrix, le Machu Picchu en forme de condor et la ville d'Ollantaytambo en forme de llama.


Puis c'est terminé. Je me balade encore un peu dans le temple après la visite guidée, je vais à l'étage voir l'exposition de peinture ainsi que le magnifique jardin puis je sors.


Je me sens extrêmement fatiguée. Je pense que c'est le contre coup du vaccin. Il est 15h.

Je rentre doucement à l'hôtel en mangeant une barre de céréales.


Une fois arrivée je vais manger un peu de yaourt puis me coucher. Je somnole jusqu'à 19h. Je vais ensuite cuisiner des pâtes bolognaise aux épinards. Je mange en lisant et je vais au lit rédiger la journée.



22/05/2026

Je suis réveillée à 7h30, mais je reste sur mon téléphone donc je ne me lève qu'à 9h.. puis je vais prendre ma douche et petit déjeuner.


Après tout ça il est déjà midi. Je vais dans le dortoir me préparer à sortir. Mais j'ai froid et je n'ai pas envie de sortir. Donc finalement je reste sur mon téléphone assise sur le lit.


Esteban rentre et nous discutons. Il devait aller à la montagne des 7 couleurs aujourd'hui, mais quand il s'est pointé au lieu de rdv à 3h40 du matin il n'y avait personne... Il est rentré dormir.


J'en profite pour faire ma page Instagram qui était totalement vide, et commencer mes albums Facebook (il était temps après 9 mois de voyage...).


Il pleut 1h vers 15h. Je suis bien contente de ne pas être sortie.


A 16h je vais manger de la mangue car j'ai faim.


A 20h je vais cuisiner des pâtes bolognaises. Puis à 21h30 je retourne au lit. J'éteins à minuit. Grosse journée !

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