🇨🇴 Ipiales
- shoupy33
- 19 févr.
- 7 min de lecture
09/02/2026
Je suis réveillée à 7h. Petite nuit de 9h. Parfait ! Comme ça j'ai bien récupéré de la nuit d'hier où je n'ai dormi que 2h.
Je m'habille directement en sortant du lit (car hors de question de prendre une douche froide quand il fait froid, je la prendrai à l'hôtel ce soir), je fais mon sac et je vais petit déjeuner.
Puis j'emprunte le kit de couture de Lilian pour réparer 3 trucs qui sont en train de se découdre.
Je donne à manger à Positiva. Sans le fromage elle ne touche pas ses croquettes 🙄 donc ce sera avec.
Je termine de faire mon sac et j'enlève les draps. En le faisant je me rends compte que j'ai faillit oublier mon plaid dans le lit ! Catastrophe ! Je me rends aussi compte que les oreillers sont moisis... D'où l'odeur désagréable toute la nuit. Si j'avais su j'aurais utilisé le mien !
Je veux laisser quelque chose à notre hôte même s'il n'a pas beaucoup été là, comme pour les autres hôtes, donc je laisse des petits origamis coeurs.
En partant on laisse la clé de la porte dans la niche de la chienne car on ne sait pas si Fernando a des doubles et il ne répond pas aux messages.
Puis on marche jusqu'à l'arrêt des colectivos. C'est vachement moins dur en descente avec les gros sacs qu'en montée.
Arrivée à l'arrêt il y en a déjà un. Parfait.
On monte dedans.
J'avais tellement froid chez Fernando que j'ai mis mes sous couches techniques. Du coup, à avoir marché pendant 20min avec mes sacs, j'ai trop chaud. Je me déshabille dans le collectivo 😅
Nous avons 1h de route jusqu'à San Juan de Pasto, la prochaine grosse ville qui est notre étape. Le collectivo part rapidement.
Fernando nous écrit et nous propose d'aller boire un café, car il a passé la nuit à San Juan où sa famille habite. Je lui dis qu'on sera au terminal d'ici 1h et lui demande s'il connait un endroit sympa dans les environs.
Il met 45min à répondre et nous propose le centre ville. Mais ce n'est pas du tout sur notre route.
Je lui dis donc de nous rejoindre au terminal. Il me demande un moment pour s'organiser. À mon avis on ne se verra pas.
20min après, nous arrivons au terminal. Je relance Fernando. Il n'y arrivera pas, et nous souhaite bonne route. Nous prennons donc un ticket de bus pour tout de suite. On fait plusieurs comptoirs pour faire baisser les prix. On réussi à l'avoir à 5000 de moins. Un monsieur discute avec moi tout le long, trop gentil. Mon espagnol n'est pas si dégueu pour les conversations de base haha.
Puis on embarque et on attend que le van se remplisse. Il est 11h45. A 12h15 il démarre.
Après un des péages, le van s'arrête au bord de l'autoroute et ouvre le capot du moteur... Rassurant ! Finalement c'est juste pour ajouter de l'eau.
Puis on dépasse un mec qui coure sur le bas côté avec une chariote. Je me demande si c'est un touriste ou un local. Deux jours plus tard il ira au même hostal que Lilian à Ipiales. C'est un japonais qui est parti de l'Alaska et va jusqu'en Patagonie en courant 😱 Le fou. Il en est déjà à sa 4ème paire de chaussures.
Arrivés à Ipiales nous marchons jusqu'à l'hôtel. Il y a de sacrées côtes ici !
À l'enregistrement on doit renseigner nos informations sur un grand cahier, et en parcourant les pages je retrouve les copains de San Agustín : Raphael et Félix 🥰 Je leur envoie une photo et en profite pour demander des nouvelles. Tout le monde vient dans cette hostal pour passer la frontière, c'est le moins cher !
Puis je prends une douche chaude et je me lave les cheveux ! On prend vraiment pour acquis les choses du quotidien.
Une fois fait, on part pour le sanctuaire de Las Lajas que tout le monde recommande ici et que Lilian voulait absolument faire. C'est un de ses principaux objectifs en Colombie. Il est 15h15. Et nous n'avons pas mangé !
La personne à la réception de l'hostal nous a indiqué où attendre le bus et lequel prendre. Nous attendons 30 min qu'il passe. Sur les groupes Facebook tout le monde recommandait de prendre le taxi, mais clairement c'est beaucoup moins cher.
Le bus nous dépose juste un peu plus haut de la descente vers le sanctuaire. Nous en profitons pour faire des photos des lamas au bord de la route. Mon premier lama vivant !
Puis on amorce la descente. Dans la ville il y a d'autres lamas habillés et coiffés avec des couleurs très criardes c'est très bizarre mais bizarrement très beau haha. Je prends des photos de loin.
Puis on continue à descendre. La descente est looooongue. Et dire qu'il faudra remonter tout ça après ...
Arrivés en bas de la descente on se retrouve en haut du sanctuaire, au niveau des pics. Puis on continue à descendre pour rejoindre le parvis et pouvoir entrer à l'intérieur.
À l'intérieur c'est impressionnant, au fond de la nef le bâtiment est accolé à la pierre de la montagne, donc ils n'ont pas bâti de mur mais laissée la pierre noire abrupte telle qu'elle. C'est magnifique.
Puis on continue à descendre. Il y a une cascade de l'autre côté. Et on peut voir le sanctuaire dans toute sa splendeur enjamber la rivière. C'est magnifique.
On finit par descendre tout en bas puis on se pose sur les balançoires pour regarder ce magnifique spectacle.
Une voyageuse solo me demande de la prendre en photo. Elle est assez spécifique et je dois recommencer plusieurs fois avant qu'elle soit satisfaite. Quelques minutes avant elle avait même demandé à de parfaits inconnus de la prendre en vidéo en train de s'adosser à la barrière de la cascade. C'est vraiment bizarre.
Puis il est temps de remonter. Mais j'ai une flemme incroyable. Je propose donc de prendre le téléphérique qui nous amène jusqu'à la route où passe le bus. Lilian accepte.
Une fois à l'intérieur il regrette clairement sa décision. C'est tellement haut ! Il n'en profitera pas de tout le trajet. Pourtant la vue est magnifique. Par contre c'est vrai que la vue de la rivière en bas est assez perturbante tellement on est haut.
Puis nous descendons sur la route pour récupérer le bus et rentrer en ville. Il nous dépose juste à côté d'une des places principales. Parfait car sur le chemin de l'hostal nous croisons pleins de petits vendeurs de rue de fruits et légumes. Nous en profitons pour acheter de quoi manger ce soir. Puis nous passons par la place principale pour rentrer et je prépare mon passage de frontière dans le dortoir pendant que Lilian cuisine.
Il y a une nouvelle arrivée dans notre dortoir, une dame canadienne de Vancouver qui doit avoir 75 ans voire davantage et qui voyage seule. Nous discutons un moment. Visiblement elle a dû changer d'hostal car le précédent était infesté de puces de lit et devait procéder à une désinfection.... Super ! Je vais garder mes affaires éloignées des siennes.
À moment donné le mec de la sécurité qui assure la sécurité devant l'hostal (comme quoi cette ville ne doit pas être très fréquentable la nuit) vient me chercher car je parle anglais et pas lui, ni la dame de la réception. Il veut dire à la Canadienne de ne pas sortir à cette heure là (il doit être 19h ou 20h) car c'est dangereux et il quitte son poste. Je lui traduis donc ce que l'agent de sécurité me dit. C'est rigolo qu'on vienne me chercher moi pour une traduction haha.
Puis Lilian vient me chercher car le repas est prêt. Notre dernier repas du soir !
Dans la cuisine je rencontre Patrick, aussi du Canada mais de Toronto, qui est là pour passer la frontière avec l'Équateur. Il me demande mes plans et je lui parle d'Otavalo, la première ville que je compte faire. Il ne la connait pas.
Il est à Ipiales depuis 4 jours et ne sait pas ce qu'il attend pour passer la frontière. Dans ma tête je me dis qu'il m'attendait moi haha. En effet il ne parle pas espagnol. Je lui propose donc qu'on passe la frontière ensemble. On échange nos numéros.
Plus tard, après avoir fait ses recherches je suppose, il me demandera s'il pourra m'accompagner pour aller sur Otavalo et quel hostal j'ai réservé. Je suppose que je ne vais pas être seule après avoir lâché Lilian finalement 🤣
Puis on finit de manger avec Lilian. On écrit les avis Facebook de tous les guides qu'on a eu ensemble (on avait pas encore pris le temps de le faire), on se répartit la nourriture restante (il a perdu 2 de mes tupperwares sur les 3 que j'avais, et a oublié mon romarin chez Fernando 😢) et on fait un point sur le budget. On a utilisé l'application Tricount donc c'est très facile de faire la répartition et de savoir où on en est. Il me donne de l'argent de poche pour passer la frontière car je n'ai plus rien et c'est lui qui a retiré de l'argent cette fois, et comme ça je n'ai plus qu'à lui faire un virement en euros.
Puis je fais mon sac.
Je me brosse les dents pour me préparer à aller au lit. Il est 22h. Quelqu'un sonne à la porte de l'hostal. C'est une arrive tardive. Et c'est Cameron, le volontaire de l'hostal de San Agustín ! Il traverse aussi la frontière demain.
À 23h je suis prête.
Nous avons fait tellement de choses sur les derniers jours que je n'ai pas eu le temps de rédiger et que je suis en retard sur 3 destinations du blog... Je les posterai plus tard. J'ai une frontière à passer demain ! Je vais me coucher.



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