đ”đȘ La fĂȘte d'inti raymi
- shoupy33
- 6 juil.
- 8 min de lecture
24/06/2026
Je me lĂšve Ă 7h en mĂȘme temps que mon coloc espagnol et je vais petit dĂ©jeuner. Lui part dĂ©jĂ , il veut ĂȘtre au premier rang. Mais il fait trop froid pour moi. Je prĂ©fĂšre attendre ici un peu plus tard. Le spectacle commence Ă 9h. Je me prĂ©pare et je pars un peu aprĂšs 8h30.
Les rues sont désertes. Pas de voiture pas de piéton rien. C'est impressionnant aprÚs toute l'effervescence des derniers jours. On dirait que la ville est abandonnée.
Je passe par la place principale, qui est le deuxiĂšme point de rdv des festivitĂ©s de la journĂ©e, et il y a dĂ©jĂ du monde. Des gens sont assis sur des chaises en bord de route, lĂ oĂč le spectacle aura lieu et les tribunes prĂ©vues Ă cĂŽtĂ© de l'Ă©glise sont remplies !
Quelqu'un m'apprends que vu que c'est gratuit, à 6h du matin les tribunes étaient déjà pleines et les gens attendent depuis. Ici le spectacle n'est qu'à 10h30 !
Je dépasse donc cette place en me faufilant entre les gens et je continue mon chemin jusqu'au temple du soleil. Il est 8h55.
Quand j'arrive au niveau du temple il y a une foule énorme, et déjà plus de place le long des barriÚres. Il y a des rangées et des rangées de gens. Une premiÚre debout ou assise devant les barriÚres, une deuxiÚme et une troisiÚme debout, et derriÚre tout ça des gens debout sur des tabourets et/ou avec des selfies stick pour voir. C'est impressionnant tous ces gens agglutinés.
Je me mets plus loin, sur une route un peu en cÎte pour voir le haut du temple. Je ne vois pas le jardin mais c'est déjà ça.
Et Ă 9h pile ça commence. Des dizaines de danseurs habillĂ©s comme au temps des incas sortent du temple par groupes et descendent dans le jardin en dansant. C'est magnifique. Et ça n'arrĂȘte pas ! Il en sort encore et encore et encore. Un guide qui explique Ă un groupe Ă cĂŽtĂ© de moi parle de 600 danseurs. J'aurai dit encore davantage tellement il y en a.
Et dans le ciel je compte 20 drones, dont un énorme pour la télé. D'ailleurs le guide montre sur son téléphone le direct live du spectacle. C'est impressionnant.
Puis au bout de 30min de gens qui n'en finissent pas de sortir du temple et de descendre pour danser, c'est au tour de la premiĂšre femme de l'inca. Elle est tout en blanc et se poste sur le mur du haut.
Puis c'est au tour de l'inca, avec ses longs cheveux noirs et son costume tout en or. Il monte sur le mur tout en haut pour dominer ses sujets et parle. En quechua. Une fois qu'il a terminé, les sujets se remettent à danser. C'était trÚs impressionnant.
Et alors lĂ , toute la foule commence Ă partir et Ă courir avec ses tabourets au dessus de la tĂȘte vers la place principale. C'est trĂšs drĂŽle.
Je suis donc ces gens, tranquillement. C'est vraiment quelque chose de particulier cette fĂȘte, cette ambiance, cette effervescence. On sent que c'est vraiment important pour les gens d'ici.
L'inca et ses sujets vont marcher également jusqu'à la place de Armas en une procession, mais la rue empruntée est trop petite et je suis sûre qu'elle est déjà pleine de spectateurs.
Quand j'arrive sur la place, les pourtours sont noirs de monde ! Et comme au temple du soleil, avec dĂ©jĂ plusieurs rangs agglutinĂ©s contre les barriĂšres. Je ne peux mĂȘme plus voir la place depuis le bord !
Je me dirige vers la petite rue oĂč est censĂ©e entrer la procession, je me dis que c'est dans cette zone que je verrai le mieux. Et j'avance.
Ă moment donnĂ©, on est tellement serrĂ©s que je ne peux plus avancer. Ăa me rappelle la fĂȘte de la musique Ă Bordeaux. Il y a une dame qui allaite son enfant sur les marches Ă mes pieds et des gens qui me poussent derriĂšre pour avancer. Mais le chemin fait un coude et trop de gens arrivent en face pour que je m'engoufre. Je rĂ©siste, et quand je vois une ouverture pour passer j'y vais. Ouf, je ne suis pas tombĂ©e sur la dame et son bĂ©bĂ©.
Je continue Ă avancer.
Je finis par trouver un petit coin, à l'angle de l'église, sur une petite marche qui me permet de voir la place, et je reste là . Il est 9h50. Je sais bien que beaucoup de gens sont assis devant moi sur des tabourets et vont sûrement finir par se lever quand ça va commencer, mais je suis bien là , je pense que je ne trouverai pas mieux.
Par contre je ne sais pas comment je vais sortir de lĂ une fois terminĂ© đ€Ł
Et là , en sens inverse du chemin par lequel je suis arrivée, arrive la seule personne que je connais et qui habite ici : Hank, le gars de couchsurfing avec qui j'ai passé une aprÚs midi. C'est improbable haha. On échange quelques mots et il me dit qu'il va aller s'installer de l'autre cÎté de la place.
Ă partir de 10h10 plus personne ne bouge. On entend les tambours qui arrivent depuis la petite rue. C'est loooong.
Le soleil est tellement fort, je suis étonnée que personne ne fasse de malaise. Beaucoup ont pensé aux chapeaux. Tous les péruviens ont des manches longues, seuls les touristes ont des manches courtes.
Comme quand je suis partie il faisait froid et j'avais peur en Ă©tant statique d'avoir encore plus froid, j'ai sur moi 2 pantalons, 2 paires de chaussettes et un gros pull noir. C'Ă©tait une trĂšs bonne idĂ©e d'avoir toutes ces couches đ€Ł En plus je suis en plein soleil. Mais au moins j'ai de l'eau. Car une seule fois une dame passera pour en vendre et elle terminera son stock avec mes voisins.
Autour de la place, tous les balcons des cafĂ©s et restaurants sont pleins. Il y a des gens sur les toits, et au fond on peut aussi voir que les miradors sont bondĂ©s mĂȘme s'ils ne doivent voir que des petites fourmis.
C'est l'événement de l'année !
Les gens commencent Ă s'impatienter. Depuis les tribunes une Ohla essaye de dĂ©marrer pour faire le tour de la place. Ă la 4Ăšme fois ça prend ! Puis une 5Ăšme fois ! Et ça s'arrĂȘte haha. Les gens en ont marre visiblement. Moi j'ai levĂ© les bras Ă chaque fois, et le jeune couple Ă cĂŽtĂ© de moi aussi. Ils Ă©taient déçus que ça s'arrĂȘte.
Ă 10h45 les drones arrivent.
Et à 10h50 ça commence avec les premiers danseurs.
Du coup tous ceux devant moi se lĂšvent et brandissent leurs tĂ©lĂ©phones pour filmer. On ne voit plus rien... D'ailleurs la plupart ne regardent mĂȘme pas la place ni leur tĂ©lĂ©phone, juste ils lĂšvent les bras pour filmer. Autant regarder la tĂ©lĂ© les gars c'est pareil đ€Ł
D'ailleurs 4 flics passent en portant quelqu'un qui a visiblement fait un malaise. Je l'avais dit qu'il faisait chaud !
Je ne sais pas comment je me démerde, je suis toujours dans le passage des gens et bousculée pendant tout le spectacle.
Mais c'est pas grave, aprĂšs les premiĂšres minutes, les gens se sont lassĂ©s de filmer et je peux voir entre eux des bouts de spectacle. Ce sont les mĂȘme qu'au temple ce matin. C'est trĂšs beau. Ăa dure longtemps !
Puis la femme en l'inca arrive. Et ensuite l'inca. Il est amené sur la structure qui a été construite au dessus de la fontaine au centre de la place, et il parle. En Quechua, en espagnol puis en anglais ! Il communique avec le maire assis entre les tribunes devant l'église. Puis il redescends et avec sa femme ils font le tour de la place, portés, jusqu'à passer devant nous. Les gens le hÚlent et lui font coucou. C'est quelqu'un d'important !
à 12h10 c'est terminé. Les policiers enlÚvent les barriÚres alors que les derniers danseurs ne sont pas encore partis. C'était trÚs beau et l'ambiance était incroyable. Quel événement !
Je me dirige vers un restaurant qui m'a fait de l'oeil l'autre jour. Sur une autre place, car tout le monde va se ruer dans les premiers restaurants de la place principale. Il y a d'ailleurs énormément de foule qui se déplace et nous sommes tous collés serrés. Je tiens bien mon téléphone dans ma main contre moi avec ma sangle. Une fille se fera voler le sien dans sa poche arriÚre... Quelle idée de le mettre là !
J'arrive au restaurant. Les serveurs sont dans les starting-blocks Ă attendre la vague qui arrive ! On m'installe au fond de la salle et on me donne un menu. Je constate que c'est trĂšs cher !
Puis on me demande de changer de table car un grand groupe arrive. Je me déplace donc. On ne m'amÚne pas de nouveau menu. J'attends quelques minutes et je finis par partir.
Je vais dans un restaurant juste Ă cĂŽtĂ© oĂč je suis dĂ©jĂ allĂ©e. On m'installe juste Ă cĂŽtĂ© du chat sur son coussin, parfait.
J'y resterai jusqu'à 14h30. C'était trÚs bon. Je retourne à l'hostal. Je discute avec le mec de l'accueil, Joan, vénézuélien qui normalement ne fait que les weekends mais comme c'est un jour particulier il est là . Il me garantit qu'il y a de l'eau chaude, les bonbonnes de gaz ont été changées. Youpi.
Je vais donc prendre une douche chaude aprÚs avoir bien transpiré au soleil, puis je vais peindre sur la terrasse.
Le 3Úme événement de l'inti raymi aujourd'hui est sur le site de Sacsayhuaman. C'est payant et trÚs cher donc je n'y vais pas. Certains disent qu'on peut le voir de loin sur les hauteurs et gratuitement mais ça ne m'intéresse pas.
J'aide Valérie à aller changer sa réservation à la réception car elle ne parle que français. Je lui ai conseillé d'aller à Pissac donc elle change son planning pour y aller (elle va d'ailleurs me remercier plus tard car elle a adoré).
Puis à 18h je vais lire au lit car j'ai froid. Et j'éteindrai à 23h sans manger car je n'ai pas faim, j'ai mangé tard.
25/06/2026
Je suis réveillée à 8h. Je vais prendre mon petit déjeuner et je joue aux traductrices entre Valérie qui ne parle que français et Flora qui ne parle qu'anglais.
Une québécoise est malade dans mon dortoir. Je lui amÚne du thé à la coca la pauvre.
Puis je vais prendre ma douche, faire un peu de lessive et me balader. Ă 13h je vais dans un restaurant japonais qui a une trĂšs bonne note sur Google maps. En effet, je sais que la bouffe au BrĂ©sil ne va pas ĂȘtre fameuse, et qu'ici c'est vraiment pas cher, donc j'en profite pour mes derniers jours. En plus le serveur est trop sympa.
C'est trĂšs calme dans les rues par rapport aux jours prĂ©cĂ©dents ça me fait bizarre, mĂȘme s'il y a encore un peu d'activitĂ© sur les 3 places.
à 15h30 je vais d'ailleurs sur la place principale. Il y a toujours des danses ! Cette fois ce sont des collégiens. Je pensais que c'était fini avec l'inti raymi d'hier mais non, ça continue encore.
Je m'assieds sur un banc et je lis le livre que je ne peux pas lĂącher tout en Ă©coutant la musique et jetant un Ćil aux danses de temps en temps. J'ai d'ailleurs donnĂ© le 1er tome de ce livre Ă ValĂ©rie, j'espĂšre qu'elle va aimer autant que moi.
Ă 17h il n'y a plus de soleil donc je me met Ă avoir froid et je rentre.
En fait, il fait tellement froid passĂ© cette heure que je ne suis plus bonne Ă rien. Je suis contente d'aller au BrĂ©sil mĂȘme si ça va ĂȘtre retour Ă la case dĂ©part dĂ©part pour moi car je ne parle pas du tout portugais đ
Je lis jusqu'à 20h puis je vais me faire ma soupe instantanée sur la terrasse. Je discute avec Kabir puis je continue mon livre que je n'arrive pas à lùcher.
Je m'enregistre pour l'avion et je vais me coucher Ă 21h30.
Je lis jusqu'à minuit, et encore je me force à éteindre !
Il faudra quand mĂȘme que je revienne au PĂ©rou. Je n'ai pas eu le temps de faire :
Le lac Titicaca
Le parc national de ManĂč
La réserve nationale de Tambopata
Le trek du Choquequirao
Les 2 autres montagnes aux 7 couleurs Palcoyo et Pallay punchu
Le site de T'aqrachullo
Passer plusieurs jours Ă Pissac et faire les alentours
Faire un city tour Ă Cusco, et aller voir les temples de la lune et du mono, et le site d'inkilltambo
Essayer le plat tipacay.
Et tout ça dans la région de Cusco alors que j'y suis resté plus de 5 semaines ! Je vous conseille d'ailleurs vraiment cette destination. C'est magnifique et peu cher.



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