🇨🇴 Pijao
- shoupy33
- 4 févr.
- 15 min de lecture
28/01/2026
Je me lève à 7h30. Je reste un peu au lit puis je me lève et je vais dans la cuisine pour préparer mon petit déjeuner. Je croise Martin dans l'entrée et j'en profite pour lui dire au-revoir.
Puis à 9h je me décide à retourner dans le dortoir pour faire mon sac. Lilian est encore au lit. Je fais mon sac tranquillement. Puis on se pose dans la salle à manger. A 11h c'est l'heure du check out donc on paye notre dû et on stocke nos sacs dans une pièce.
Puis on va au restaurant. Aujourd'hui c'est journée de transit donc on mange tôt et on prend le bus en suivant, comme ça on arrive après le check in à l'hôtel suivant.
On mange un menu del día avec de la truite pas très bonne, mais ça nourrit.
A 12h15 on est de retour à l'auberge. On prends nos sacs et on va au terminal de bus.
Quand on arrive, un bus est en train de charger des sacs dans sa soute. Je m'approche et je demande s'il va à Armenia (notre escale). Réponse positive. On met donc nos sacs dans la soute et on monte dans le bus. Timing parfait.
A 12h40 il démarre. Il est plein. Pendant le début du trajet j'en profite pour confirmer à notre hôtel qu'on sera là ce soir, j'écris au guide pour demain, j'écris un avis google pour la sortie d'hier, et je rédige mon article sur Salento en brouillon du blog. Et j'arrête car j'ai envie de vomir 😜
Nous arrivons au terminal d'Armenia à 13h45. Le bus pour Pijao est prévu à 13h55 (la dame de l'hôtel m'a envoyé les horaires). On se dépêche. On va de guichets en guichets pour demander lequel fait ce trajet et on finit par trouver le bon. On achète les billets. On trouve le bus, mais le chauffeur n'est pas là. On attend qu'il arrive pour mettre nos sacs dans la soute est c'est parti. Quel enchaînement !
Le trajet pour Pijao dure 1h. Je dors la première partie. Quand je me réveille la vue est magnifique, c'est très vert et il y a beaucoup beaucoup de champs de café.
Arrivés à Pijao on descend du bus avant l'arrêt final. En plus j'ai réagit trop tard on a déjà dépassé notre hôtel. Nous marchons donc au milieu de la rue principale avec nos sacs car il n'y a aucune circulation. Tout le monde nous regarde et réponds avec un sourire à nos bonjours. Ça a l'air vraiment tranquille ici.
J'ai remarqué depuis quelques jours qu'il y a beaucoup de twingos ici. Ça fait bizarre. En fait cette voiture a été produite localement jusqu’en 2012 par une usine au sud de Medellín, bien après l’arrêt de sa production en Europe, et elle était vendue à bas prix et parfaitement adaptée aux routes andines. Donc elle est encore très répandue ici. Comme les coccinelles au Mexique.
Arrivés à l'hôtel on s'enregistre auprès de la gérante qui parle beaucoup mais qui est super gentille. Les chambres doubles sont magnifiques. Le dortoir beaucoup moins 😅
On rencontre Lazare un français qui est là depuis 3 jours et qui est également dans le dortoir.
On pose nos sacs puis on part se balader. On suit le cours d'eau à l'extérieur de la ville, puis on revient et on se balade dans la ville jusqu'à la place principale. Ce n'est pas très joli mais les gens sont gentils et on est vraiment encaissés dans une vallée entourée de champs de café et de bananiers.
On termine dans un café recommandé par plusieurs personnes où ils proposent 15 cafés différents tous originaires de Pijao.
Pendant que je m'occupe de réserver la sortie pour les palmiers de cire (encore), Lilian discute avec la gérante et organise une visite dans une finca de café pour le lendemain.
Une fois tout ça booké, nous allons faire deux trois courses pour manger pour les prochains jours et nous retournons à l'hôtel.
Pendant que Lilian cuisine je me douche à l'eau froide car l'eau chaude n'arrive jamais. Puis on mange et on gère les prochains jours car on ne veut pas rester davantage dans cet hôtel. Il faut donc planifier pour ne pas rester bloqués.
On se couche à 22h30.
29/01/2026
Le réveil sonne à 7h30. On petit déjeune sur la terrasse de l'étage. Le ciel est couvert. Je pense qu'il va pleuvoir.
Puis on se prépare et je donne mon linge à laver 🎉
Comme nous a expliqué la dame du café hier, on va au départ des jeep (ce sont les taxis ici en fait) et on donne le nom de la dame qui tient la finca de café. Elle nous a dit que tout le monde la connaissait. Le mec n'a pas l'air de connaître donc il demande à un collègue qui lui explique. C'est rassurant... On monte dans la jeep.
Je rappelle que j'ai fait confiance à Lilian pour l'organisation sur ce coup donc je me laisse porter.
Le conducteur nous dépose devant un grand portail fermé. Le nom sur le portail ne correspond pas à ce que la dame nous a dit hier. Un mec arrive donc je lui demande si on est bien chez Noralba. Il répond que oui mais on reste sceptique. Le mec en jeep part. L'autre nous fait rentrer pour attendre sous un porche. Il se met à sacrément pleuvoir. Il va voir une autre dame puis appelle sa mère. Il demande plusieurs fois si nous avons réservé. A chaque fois je réponds que nous avons appelés hier.
Je finis par lui montrer l'Instagram de la finca. Et effectivement, nous ne sommes pas au bon endroit ! Mais sa mère a le même prénom que la dame de la finca, d'où la confusion ! Je lui donne le numéro de la bonne Nora que je trouve sur le compte et il l'appelle.
Elle va nous organiser le transport jusqu'à elle, une jeep va venir nous rechercher. Quelle histoire ! Lilian me dit qu'il avait un mauvais pressentiment mais à aucun moment il n'a confirmé ou infirmé celui ci 🤣 Ah je vous jure... Le padawan a encore beaucoup à apprendre.
Une nouvelle jeep finit par arriver. Et la route est tellement longue ! Le premier gars était à 10min du village. Là on met au moins 45min à arriver à la finca. Du coup à la base on était très en avance, là on est carrément très en retard.
On finit par arriver à la finca. On est accueillit par la petite fille de la gérante Nora qui fait du café depuis toujours. Elle n'exporte pas son café, elle le vend à des magasins d'ici ou aux touristes de passage.
Elle nous raconte l'histoire du café et le processus de fabrication. C'est quand même très succinct. Et tout est en espagnol donc nous ne comprenons pas tout.
Le café vient d'Afrique (Ethiopie) et a été amené par les espagnols. C'est la 2ème boisson la plus bue au monde, après l'eau.
De ce que nous comprenons ils achètent des bébés arbres à planter car ils n'ont pas de germoir. Mais pour le faire, il suffit de prendre des graines de café et de les mettre dans du sable de lit de la rivière qui comprend moins de bactérie que la terre (avec un petit fongicide au préalable quand même). Une fois qu'ils ont atteint une taille suffisante (2 mois environ) ils sélectionnent les plantes qui ont les racines les plus fermes et les font grandir encore 1 mois, puis ils les mettent dans une petite poche de terre et quand ils ont atteint une taille suffisante (6 mois après) ils sont plantés. C'est comme ça qu'elles les achètent.
Ils les plantent ensuite dans leurs champs. Ils sont plantés sur un terrain en pente pour ne pas trop conserver l'eau à leur pied sinon ils pourrissent.
Les plants commencent à produire au bout de 18 mois. Les 6 premières années de production de l'arbre sont les meilleures. Tous les 6 ans ils les taillent très fortement pour améliorer la productivité. Et un arbre dure majoritairement 25 ans.
Certaines fincas font 2 récoltes par an mais ici ils n'en font qu'une seule. La fleur est présente pendant 22 jours puis elle tombe. Un grain met 8 mois à arriver à maturité.
Les graines sont rouges ou vertes ou les deux. Une fois récoltées elles sont mises dans l'eau. Celles qui flottent sont moins chargées en café, elles n'ont pas absorbé tous les nutriments de la plante, donc elles les vendent moins chères.
Les graines vertes ont une saveur amère donc ici elles ne gardent que les rouges.
Après il y a 3 méthodes différentes de production : le café lavé qui est la méthode la plus employée en Colombie (7 jours pour obtenir du café), le café honey où on laisse une partie du mucilage, et le café naturel où on laisse la coque de la graine (1 mois pour obtenir du café).
Ici elles font du café lavé. Elles passent les graines dans une machine, deux fois, pour enlever la cosse et le plus de mucilage possible autour de la graine.
Puis les graines fermentent dans l'eau entre 12h et 48h. Et ensuite elles sont lavées et séchées au soleil sur le toit pour les vendre en l'état. Elles n'ont pas les équipements pour la suite du processus.
Puis elle nous fait déguster une première tasse. J'en goûte un peu et Lilian finit ma tasse.
Le café robusta contient 13% de caféine, il est plus amer. L'arabica contient 1,5% de caféine.
De plus, l'arabica est asexué. Il n'a pas besoin d'un mâle pour avoir des graines. On peut faire des clones directement en coupant des branches.
On monte ensuite dans leur champ de café pour aller voir les arbustes. Tout est détrempé avec la pluie, nous glissons et nos chaussures sont vites pleines de gadoue.
Il y a très souvent des bananiers dans les champs de café car ils font de l'ombre aux graines qui n'aiment pas le soleil direct, et ils absorbent l'eau du sol.
Il n'y a pas d'entretien quotidien ou hebdomadaire à faire sur les arbres. Le plus gros du travail a lieu pendant la récolte et cela doit être fait rapidement.
Pendant que sa petite fille nous a fait visiter les champs et les locaux, Nora nous a préparé le repas du midi. Et c'est très bizarre car elle nous regarde manger. Le tout est accompagné encore une fois d'une tasse de café. Beaucoup plus dilué cette fois et avec de l'eau de sucre de canne. C'est davantage buvable pour moi. J'en bois la moitié puis je donne le reste à Lilian. Et il explique ensuite qu'il préfère les expressos donc elle lui redonne une tasse de café davantage concentré. Je pense qu'il a eu sa dose 🤣
Puis nous faisons une photo de groupe pour le compte Instagram de la finca et nous partons. Nous décidons de rentrer à pied étant donné que nous avons déjà payé 2 jeeps ce matin ! Il y a une heure de marche. Ça va nous faire digérer.
Au moment de mettre mon chapeau pour me protéger du soleil je me rends compte que je ne l'ai plus. J'ai dû le laisser à l'auberge mais ça m'étonne.
La marche pour retourner au village est très sympathique. Nous admirons la végétation qui est encore différente de ce que nous avons vu dans les villages précédents.
A l'arrivée en ville il commence à pleuvoir. On décide de rentrer à l'auberge et de programmer les prochains jours après Pijao. On cherche donc un hôtel à Armenia pour couper la route jusqu'au désert de Tatacoa car il n'y a rien à faire entre les deux. Je m'endors pendant le processus de rechercher. Je suis réveillée 1h plus tard par Lilian qui ronfle 😅
Par contre je n'ai pas retrouvé mon chapeau 😢 J'ai dû le perdre dans une jeep. Je suis dégoûtée. Je l'avais acheté à Barcelone en 2018 😭 il faut que j'en retrouve un maintenant.
Puis on va faire les courses pour demain et commander des sandwichs pour l'excursion. On va retirer de l'argent car nous n'avons pas assez pour tenir jusqu'à la prochaine grande ville.
Et je passe la soirée sur mon téléphone à chercher des hôtels dans le désert pendant que Lilian cuisine.
En fait j'ai l'impression de voyager avec ma sœur. Lilian a tout ce qu'il faut pour cuisiner : des couverts, un torchon, du vinaigre de cidre de l'huile et de l'huile de coco, un épluche légumes... Et je suis sûre que je n'ai pas connaissance de tout 😅
Puis on mange, on prépare notre sac pour l'excursion de demain et notre gros sac car on prend le bus directement en rentrant de l'excursion. Et on se couche à 23h.
30/01/2026
J'avais règlé le réveil à 6h45. Je me lève donc sans faire de bruit et je commence à me préparer. Puis Lilian se lève et prépare un petit déjeuner de roi : arepas, avocat, oeufs brouillés et banane grillée. Il fait un temps magnifique. J'espère que ça va durer.
Je termine mon sac, car nous allons les laisser à l'hôtel pour la journée et les récupérer juste avant de prendre le bus pour Armenia en fin d'après midi.
Nous sommes prêts à 8h, l'heure à laquelle Fernando doit venir nous chercher devant l'hôtel. Ce sera notre guide pour la journée.
Nous l'attendons donc sur le trottoir. Il arrive en jeep rouge. Et nous sommes les seuls à faire l'excursion aujourd'hui ! Je suis bien contente d'être avec Lilian du coup car il aurait certainement refusé de valider l'excursion avec une seule personne.
Il nous donne un fruit, la Granadilla, pour plus tard. Puis nous montons dans la jeep. C'est parti pour 1h30 de route jusqu'au départ de la marche. Comme d'habitude sur une route absolument pas carrossée. Lilian est debout dans la jeep tout le long du trajet.
Sur la route nous faisons un arrêt point de vue et plusieurs arrêts oiseaux. En fait Fernando est un passionné d'oiseaux. Il a un appareil photo avec un objectif immense, et sa passion c'est de photographier les oiseaux. Il a également une application pour les reconnaître grâce à leurs chants. Et il nous montre à chaque fois tous ceux qu'on entend autour de nous.
Sur la route nous voyons un Barranquero et je vois un toucan ! Mon premier ! Un vert avec le bec jaune ! Puis nous voyons un petit busard en haut de sa branche. Fernando fait des photos et nous promet de nous les envoyer plus tard.
Une libellule se pose sur ma manche dans la jeep pendant un long moment. C'est sûrement parce que je ressemble à une fleur avec ma veste couleur framboise 🥰
Après 1h30 de jeep le chauffeur nous arrête en plein milieu d'une route. Nous descendons. Et nous montons sur un tout petit chemin pour ouvrir un petit portail en barbelés et traverser un champs. L'herbe est tellement verte, il doit bien pleuvoir ici. Et ça y est on monte. Au loin tout en haut on peut voir les palmiers sur la crête. J'avais oublié qu'on allait marcher 5h aujourd'hui 😅🐟
Sur la route plus tôt nous avons passé une maison à laquelle nous avons payé le droit de passage car nous sommes dorénavant sur une propriété privée.
Nous montons donc dans ce champ de vaches, en zig zag pour rendre ça plus facile. Nous suivons les traces laissées par les vaches et les chevaux.
Nous nous arrêtons à plusieurs reprises pour écouter les oiseaux et les chercher quand ils sont vraiment intéressants. Nous entendons d'ailleurs beaucoup de colibris.
Une fois en haut de la crête, le paysage de l'autre côté n'a plus rien à voir. Nous quittons le champ d'herbe parsemés de petits arbustes pour entrer dans une forêt dense de chênes. Il y a énormément de feuilles mortes au sol. Nous continuons notre avancée.
Puis le paysage change progressivement et les chênes sont rejoins d'espèces plus exotiques. Le chemin devient de plus en plus boueux. De nombreux animaux sont passés ici.
Nous avons d'ailleurs énormément de chance avec le temps car c'est un peu nuageux mais il ne pleut pas du tout. Du coup il ne fait pas trop chaud c'est parfait.
Puis nous voyons nos premiers bébés palmiers ! Fernando nous explique qu'ils ont déjà 2 ans. Puis il nous en montre d'autres et nous donne leurs âges. Apparemment ils commencent par sortir leurs palmes de terre, puis vers 15/20 ans c'est au tour du tronc. Les palmes peuvent d'ailleurs mesurer jusqu'à 4 mètres et peser jusqu'à 20 kg (il ne vaut mieux pas en prendre une sur la tête quand elle se détache).
Selon lui les palmiers peuvent vivre jusqu'à 400 ans (je suis un peu sceptique de cette information). A Salento, ce sont les plus vieux qu'on peut trouver. On ne peut les dater qu'au carbone 14. Les anneaux que l'on peut voir sur leur tronc ne signifient par leur âge mais correspondent à l'emplacement des palmes (ça me paraît plus crédible que ce que nous a dit Mickaël il y a quelques jours dans la vallée de la Carbonera).
Quand ils sont jeunes les palmiers de cire sonnent plein car ils ne sont pas encore spongieux à l'intérieur. Et quand ils sont vieux ils sonnent creu. Les oiseaux font d'ailleurs des nids dans leur tronc. Il n'y a pas besoin qu'il soit mort pour cela.
Il nous explique également qu'un palmier adulte produit des fruits entre 40 et 70 ans. Chaque branche peut produire jusqu'à 8000 graines. Et certains palmiers peuvent avoir jusqu'à 10 branches de graines ! Je vous laisse faire le calcul du nombre de graines qu'ont certains palmiers. Et ce sont les oiseaux qui mangent ces graines et les restituent plus loin qui permettent à de nouveaux palmiers de pousser.
D'ailleurs comme disait Mickaël à la Carbonera, nous ne verrons de "jeunes" palmiers de cire que dans le sous bois.
En avançant nous voyons de plus en plus de palmiers percer la canopée.
D'ailleurs Fernando nous demande si on sait pourquoi il y a des palmiers aussi haut dans la montagne (nous sommes à 2500m d'altitude). Il explique que les palmiers étaient au préalable sur les plages. Et que quand les plaques tectoniques ont formées les montagnes, ils se sont retrouvés en haut. Je ne sais qu'en penser.
Il nous dit également que les palmiers ne sont pas des arbres à proprement parler. Comme les graminées et les lianes. Ils sont un groupe distinct. Cette famille de plantes est presque exclusivement confinée aux régions tropicales. Sauf les onzes espèces de palmiers de cire qui poussent dans les hauteurs froides des Andes. On les trouvent au dessus de 2000m d'altitude et c'est l'une des plus grandes espèces de palmiers de la planète.
Puis nous arrivons dans une clairière où nous découvrons encore une fois ces majestueux palmiers. C'est vraiment magnifique. À leurs pieds on trouve des vaches. Et on peut voir nos premiers toucans ! On en voit des verts et des noirs. Ils sont si petits. Je m'attendais à ce qu'ils soient plus gros. Fernando nous a prêté une paire de jumelles et nous nous les échangeons pour pouvoir les voir. C'est incroyable.
Nous restons un loooong moment dans cette clairière à regarder les oiseaux. Puis nous montons progressivement tout en écoutant et en regardant. On entend d'ailleurs le quetzal ! Ce n'est pas le même qu'au Guatemala, il est plus gros, mais ce sont les mêmes couleurs. Malheureusement on ne le verra pas.
Arrivés tout en haut de la clairière, avec une magnifique vue sur le haut des palmiers, on se pose pour pique niquer. Comme j'avais demandé à Fernando s'il était possible d'amener nos sandwichs plutôt que de manger au restaurant (je ne savais pas que nous serions seuls) il a aussi prévu d'amener sa gamelle. Nous mangeons donc au milieu des bruits des oiseaux, en regardant les toucans perchés sur les palmes manger les graines de palmiers. C'est encore mieux que le restaurant !
Puis on goûte la Granadilla que nous a offert Fernando. C'est comme un fruit de la passion mais en plus sucré et pas du tout acide. J'adore !
Puis on entame la descente. On retraverse la clairière. On admire encore des oiseaux (pendant 1h je pense haha) et on refait le chemin en sens inverse jusqu'à la jeep. Le retour est beaucoup plus sportif car Fernando détale comme un lapin ! Le chemin est tellement glissant que je fais quand même attention. D'ailleurs je dois avoir 1kg de boue sous chaque pied !
Puis nous remontons dans la jeep. Et c'est parti pour 1h30 de trajet jusqu'au village. Mais, contrairement au retour de la Carbonera, cette fois il ne pleut pas donc nous pouvons profiter du paysage et ça passe nettement plus vite.
Arrivés en ville il nous dépose directement devant l'hôtel. On le paye et on va récupérer nos sacs.
Il est 15h55.
Le bus passe devant l'hôtel à 16h15. Nous voulons aller au terminal pour être sûrs de pouvoir mettre nos gros sacs dans la soute, mais Luz la gérante ne nous laisse pas partir haha. On attend donc avec elle sur le trottoir en discutant.
Le bus arrive et bien sûr le conducteur ne veut pas ouvrir la soute en cours de route. Lilian monte donc avec son sac tout au fond du bus. Je pose le mien derrière le conducteur sur une valise et je vais m'asseoir. Le trajet jusqu'à Armenia durera 1h20.
Tout le monde nous a fait peur en nous disant que ça craignait au terminal de bus d'Armenia. Mais l'hôtel est vraiment juste en face du terminal de bus et il fait encore jour.
Nous descendons du bus et cherchons un guichet pour notre trajet de bus de demain. On en compare plusieurs puis quand notre choix est fait on demande les horaires. Notre choix se porte sur celui de 8h.
Puis on traverse la route et on va à l'hôtel. Lilian a réservé la veille par WhatsApp. Mais quand on arrive, la dame de la réception nous dit qu'il n'y a pas de réservation car ils n'ont pas de chambre avec deux lits disponible... En insistant un peu elle nous explique que la seule chambre avec deux lits est très bruyante car il y a un bar au RDC. De toute façon nous n'avons pas le choix donc nous disons ok.
On pose toutes nos affaires et on va faire les courses. Vu que tout le monde nous a fait peur nous n'avons pas pris nos téléphones ni nos sacs.
On fait les courses pour ce soir, demain matin et le bus de toute la journée.
On rentre à l'hôtel puis on prend nos douches. Ça fait du bien. Par contre j'ai un énorme coup de soleil sur le visage 😢 vive la Biafine.
Encore une fois Lilian cuisine : sandwichs de concombre, et thon aux petits légumes. C'est hyper bon ! Quelques fois les choses simples sont les meilleures. Et en même temps dans une chambre d'hôtel sans cuisine on ne peut pas faire du compliqué.
Puis on fait nos sacs, on organise la journée de demain et je rédige la journée d'aujourd'hui qui a été bien remplie ! Je me rends compte que le t shirt de ma sœur que j'avais donné à laver a des trous dans la manche, comme si un chien l'avait mordu 🤔
Lilian regarde une vidéo sur les palmiers pour compléter mon exposé fait plus haut et effectivement les graines mettent une année à se développer. C'est tellement long !
J'ai vraiment un énorme coup de soleil sur la face. Je ne l'ai pas vu venir celui là. Je me tartine de Biafine à plusieurs reprises. Ça va être sympa pour le désert dans 2 jours...
Et effectivement la chambre est très bruyante. Ça montre d'ailleurs crescendo au cours de soirée. Il y aura la musique à fond jusqu'à 3h du matin. Mais avec les boules quies et la fatigue ça ne nous posera aucun problème !



Sophie la baroudeuse qui voyage avec son cuisinier! 🤣Merci pour toutes ces explications ces récits qui font rêver!