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đŸ‡Ș🇹 Quilotoa

  • shoupy33
  • 24 fĂ©vr.
  • 8 min de lecture

19/02/2026

Je me réveille un peu avant le réveil de 7h30 et je vais petit déjeuner. Dernier jour avec la famille de Quito haha.


Puis je fais mon sac. Patrick me dit "Alors tu pars vraiment ?". Haha.


Par contre j'ai trop de nourriture, mon petit sac ferme Ă  peine. Je n'ai pas envie de me trimballer avec un sac Ă  cĂŽtĂ©, et je dois encore aller au marchĂ© pour avoir de quoi tenir pendant le trajet de 4h đŸ˜«


Ce soir je dors Ă  3900m đŸ˜± J'espĂšre que ça va bien se passer, mais il n'y a pas de raison vu que tout allait bien il y a deux jours Ă  4300m. Bon je n'y ai pas dormi mais quand mĂȘme.


J'ai passĂ© l'aprĂšs midi seule hier Ă  me balader. Aujourd'hui je vais ĂȘtre seule pour voyager Ă  nouveau. C'est la 1Ăšre fois depuis le 17 janvier ! Ça va me faire du bien je pense.


Par contre je vais me peler. Cristiano m'a prévenue qu'il a eu trÚs froid à l'hostal, il a mis toutes ses couches pour dormir. SU-PER !


Je pars Ă  9h45 de l'hostal. Je dis au-revoir Ă  tout le monde. Miku part aussi aujourd'hui pour la Colombie. Cristiano passe la journĂ©e dans des termes Ă  cĂŽtĂ© de Quito puis part demain Ă©galement pour la Colombie. Chris part demain pour faire l'ascension du Cotopaxi. Jakub est parti hier. Patrick ne sait pas quand il part. Je dis Ă©galement aurevoir Ă  Jean, le français volontaire ici qui arrĂȘte ce weekend le volontariat.


Patrick m'accompagne jusqu'au marchĂ©. C'est difficile les dĂ©parts pour lui et de se retrouver seul. Il l'a expliquĂ© avant hier soir. Il prĂ©fĂšre ĂȘtre en groupe pour prendre les dĂ©cisions ensemble et ne pas devoir dĂ©cider tout seul. Pour ma part je n'ai pas de problĂ©matique avec ça, j'aime autant ĂȘtre en groupe que solo.


J'achĂšte deux bananes et deux empanadas pour la route, puis je marche jusqu'Ă  l'arrĂȘt de mĂ©tro.


Je rentre par une autre entrée que la derniÚre fois et il n'y a personne c'est parfait. Celle ci n'est pas répertoriée sur Google maps donc les touristes ne doivent pas passer par ici, il n'y a pas de queue pour acheter un ticket, youpi.


Je constate que c'est quand mĂȘme beaucoup plus calme ici qu'en Colombie. Dans les transports, dans la rue, partout.


ArrivĂ©e au terminal de bus 1h aprĂšs, je demande au point d'information Ă  quel guichet aller car personne ne me saute dessus pour me vendre un billet du coup je ne sais pas oĂč me rendre haha. Il m'indique le numĂ©ro du guichet, j'achĂšte mon billet, je vais Ă  l'arrĂȘt de bus et il part direct. Comme d'habitude super enchaĂźnement.


Je confie mon gros sac au conducteur pour la soute. Il me dit de ne confier mon petit sac Ă  personne, sous aucun prĂ©texte. Je monte dans le bus. Je m'installe. Puis l'accompagnateur du chauffeur qui rĂ©colte les paiements dans le bus vient me voir pour me redire exactement la mĂȘme chose. Il doit y avoir beaucoup de vols ici đŸ˜± Comme d'habitude je mets mon petit sac entre mes jambes et non sur les espaces au dessus des siĂšges, et c'est parti pour la ville de Latacunga.


Demain l'ami de Chypre de Patrick vient Ă  Quilotoa. Je ne sais pas s'il va rester au mĂȘme hostal que moi oĂč s'il va camper. Peut ĂȘtre que Patrick viendra aussi, vu qu'il n'aime pas ĂȘtre seul, on verra. En tout cas ce n'est clairement pas logique dans son voyage.


Que la nature est belle. Sur la route on peut voir des champs de tous les tons de vert, entrecoupés de forets vert sombre et des montagnes partout. C'est magnifique. En plus le soleil éclaire certaines parcelles et ça les fait encore changer de couleurs.


Quand des personnes montent dans le bus, les filles s'assoient à cÎté des filles. Comme c'est bizarre. Je fais trÚs attention aux vendeurs ambulants qui rentrent et qui n'ont pas le gilet officiel. L'un d'entre eux regarde bien mon sac en plus. Dommage mec tu ne peux pas l'atteindre. Puis une fille s'assoit à cÎté de moi.


Nous arrivons à Latacunga à 12h35. Je vais au comptoir pour acheter le ticket. La dame me dit que le bus part dans 5 min (donc maintenant haha). Je précise que je vais aux toilettes avant. Et heureusement, car sinon il partait sans moi lol.


La dame m'attend dehors pour me montrer le bus. Je n'ai mĂȘme pas le temps de mettre mon sac dans la soute, je monte avec dans le bus mdr. Hyper pratique. Le touriste que j'ai croisĂ© au guichet est dĂ©jĂ  installĂ©. Je vais plus loin car avec nos gros sacs on ne peut clairement pas ĂȘtre Ă  cĂŽtĂ©.


Depuis la fenĂȘtre je regarde le paysage. On est dĂ©passĂ©s par une jeep avec des lamas dans le coffre, allongĂ©s pepouzes đŸ€Ł


Puis on doit s'arrĂȘter prĂšs d'une Ă©cole car pleins d'Ă©coliers montent dans le bus. Et ça y est on monte la montagne haha.


Le paysage est encore plus magnifique que toute à l'heure. Il y a des champs à perte de vue, mais plutît jaunes cette fois. Ainsi que des moutons, des vaches, des ñnes et des lamas. Par contre il y a peu d'arbres. Ça ne rend rien en photo mais c'est vraiment trùs beau.


Ici les gens sont davantage habillés en tenue traditionnelle qu'à Quito. Avec leurs beaux chapeaux noirs, j'adore.


Au vu de la montagne qui s'approche, je pense que Quilotoa va ĂȘtre dans les nuages 😱


Nous déposons les écoliers au fur et à mesure que nous montons. Et je constate qu'il y a beaucoup de chiens sur la route, sûrement des chiens errants. Ils dorment sur le bas cÎté ou regardent les voitures passer. C'est impressionnant tellement il y en a souvent.


À 14h30 presque tout le monde descend du bus. Il ne reste que moi, un autre voyageur et 2 autres personnes. On attaque la route vers la ville du volcan.


Les gens parlent Quichua ici, donc je ne comprend pas ce qu'ils disent. Je voudrai au moins apprendre Ă  dire bonjour pour ĂȘtre polie.


Sur la route on croise le canyon del Rio Toachi. La vue est assez incroyable car on dirait une faille au milieu des champs. En fait le sol est composé de beaucoup de cendres et de roches volcaniques car nous sommes entourés par des volcans, et ce sol est donc trÚs fragile et facilement érodable. La riviÚre à donc progressivement creusé son lit dans ces dépÎts volcaniques.


Un peu avant l'arrivĂ©e Ă  la ville Quilotoa, on rentre dans le nuage et on attaque les lacets. Je suis bien contente de ne pas ĂȘtre cĂŽtĂ© ravin.


Nous arrivons Ă  l'entrĂ©e de la ville un peu avant 15h. Je discute avec le seul touriste du bus, Max, un Allemand qui va camper en bas de la lagune đŸ˜± on est dans le nuage il fait dĂ©jĂ  mĂ©ga froid il est fou.


On paye l'entrĂ©e de la ville. Je demande Ă  la fille comment on dit bonjour en quichua car elle porte la tenue traditionnelle. C'est tellement diffĂ©rent de l'espagnol que j'ai dĂ©jĂ  oubliĂ© au bout de 2 min 😱


Puis j'arrive à l'hostal et je laisse Max continuer. Deux trÚs jeunes gens m'accueillent. La fille a un bébé dans le dos. Ils m'enregistrent et me montrent le dortoir. Je suis seule. Ils m'annoncent ne pas avoir d'autre réservation pour ce soir. Snif.


J'ai dĂ©jĂ  froid haha. Il y a un poĂȘle Ă  bois dans le dortoir mais il est Ă©teint.


Je m'habille un peu chaudement et je sors. Autant bouger pour se réchauffer.


La ville est complĂštement dans le nuage. Ça fait un effet de ville fantĂŽme vraiment impressionnant, d'autant qu'il y a beaucoup de restaurants abandonnĂ©s. Le reste des bĂątissent sont des hostals, des boutiques ou des restaurants. Il n'y a personne qui vive vraiment ici. Mais je le savais dĂ©jĂ  avant de venir.


Il y a des petites boutiques de ponchos, bonnets et gants. Je les fais toutes ! J'achĂšte un bonnet et des gants. Ce n'est clairement pas local et c'est de l'acrylique mais il n'y a rien d'autre et j'ai trop froid.


Puis je vais jusqu'au point de vue. Contrairement à ce que je pensais, malgré les nuages on voit la lagune car elle est en contre bas. Je prends quelques photos et je fais un peu le tour de tout le point de vue.


Le nuage est trÚs épais et il se met à pleuvoir.

Puis j'entame la descente de la rue principale vers l'hostal. Je vais me poser un peu puis j'irai au restaurant vers 17h/17h15 avant la nuit.


C'est alors qu'il se met Ă  pleuvoir hyper fort et Ă  grĂȘler en mĂȘme temps. Comme hier. Super. J'attends devant un magasin que ça passe.


Quand j'arrive Ă  l'hostal, le couple est dĂ©jĂ  en train de manger. Je leur demande Ă  quelle heure ferment les restaurants. Ils m'annoncent 18h. Autant aller manger maintenant du coup. Il est 16h15 đŸ€Ł J'irai au lit tĂŽt et je me lĂšverai avec le soleil Ă  5h30.


Je retourne en ville et je vais dans le seul restaurant que j'ai croisĂ© avec du monde dedans (je ne vais pas refaire la mĂȘme erreur qu'avec Patrick). En plus toutes les vitres sont embuĂ©es, donc ça veut dire qu'il y a du chauffage.


Par contre les prix sont excessivement chers. Il y a intĂ©rĂȘt Ă  ce que ça soit bon. C'est sĂ»rement Ă  cause du chauffage que c'est cher.


Ils ont du cuy, mais l'accompagnement n'a vraiment pas l'air terrible donc je n'ai pas pris ça.


L'assiette arrive. Elle est généreuse ça va. D'ailleurs je n'arrive pas à finir mon maïs.

À 17h15 j'ai fini de manger 😅


La derniĂšre table de clients part en mĂȘme temps que moi. Je pense que j'ai bien fait de venir Ă  16h30, car ils vont clairement fermer Ă  17h30 !


Je rentre à l'hostal. Bordel qu'il fait froid dans la chambre. Je ne me déshabille pas. Je me brosse les dents avec mon bonnet et ma doudoune et je prépare mes affaires pour dormir.


Je vais Ă  la rĂ©ception pour demander qu'on allume le feu dans ma chambre et demander de l'eau bouillante pour ma bouillotte mais il n'y a personne. J'en profite pour m'assoir prĂšs du feu pour me rĂ©chauffer đŸ”„ j'ai les mains congelĂ©es.


Ils reviennent. Je demande de l'eau chaude. Ils me demandent d'attendre 18h30. Il est 18h15 Ok. Update : Ă  19h je n'ai toujours rien haha.


Je reste 3h prĂšs de feu ! Mon eau chaude arrivera Ă  20h15 car une autre copine de bouillotte demandera aussi.


Il y a du monde dans cet hostal finalement. 1 fille seule et 2 couples.


Un des couples demande s'il peut accĂ©der Ă  la cuisine et le jeune couple accepte. Si j'avais su j'aurai cuisinĂ© ! Ça m'aurait coĂ»tĂ© beaucoup moins cher que le restaurant.


Une fois que j'ai ma bouillotte je retourne dans ma chambre me mettre au lit. Il est 20h30. J'ai faim đŸ€Ł


A 21h15 je me lĂšve pour aller demander le feu car je veux aller dormir. En fait ils sont dĂ©jĂ  au lit, ils m'ont oubliĂ©e ! Heureusement qu'il y a le couple d'italiens dans la salle commune qui me montre oĂč est leur chambre. Je toque et le jeune homme vient allumer le feu dans ma chambre. Ça y est je peux dormir...


Le feu tiendra 20min et s'Ă©teindra đŸ€Ł Mais je n'aurai pas froid avec toutes les couvertures et la bouillotte.


Je suis réveillée vers minuit car j'ai faim haha. Je ne peux pas me rendormir. Donc je mange le reste de ma banane plantain cuite qu'il me reste d'hier. Et je fais des recherches sur internet pour Cotopaxi.

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