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đŸ‡”đŸ‡Ș Retour du Machu Picchu par la route

  • shoupy33
  • 19 juin
  • 8 min de lecture

06/06/2026

Je suis rĂ©veillĂ©e Ă  6h30 avec le train qui passe sous la fenĂȘtre, mais j'ai suffisamment dormi. Je sors du lit Ă  7h30 et je vais petit dĂ©jeuner sur la terrasse avec la vue sur la montagne. La cime est dans les nuages c'est magnifique. Il y a pleins d'oiseaux qui dansent dans les airs.


Camille me rejoint, petit déjeune également puis s'en va. On se dit au revoir car je pense que l'on ne se reverra pas. Elle a son train à 8h50.


Je retourne dans la chambre Ă  8h15 pour me brosser les dents et finir de me prĂ©parer. Quand je descends les escaliers je constate que j'ai mal aux mollets. En mĂȘme temps j'ai descendu des escaliers pendant 45 min hier, ça ne m'Ă©tonne qu'Ă  moitiĂ©. Je rĂ©partie bien le poids dans les sacs cette fois pour ne pas ĂȘtre gĂȘnĂ©e pendant la marche.


Vanessa, la coloc brĂ©silienne m'a attendue. Nous partons Ă  9h pĂ©tante de l'hostal. Je retire de l'argent car il n'y a pas de banque sans frais Ă  Ollantaytambo, et c'est parti. C'est plus facile car elle connaĂźt la route, elle est venue par le mĂȘme chemin.


Le dĂ©but est sur la mĂȘme partie que j'ai faite hier pour revenir du MP. Et Ă  moment donnĂ© Vanessa lĂšve les yeux et voit le MP en haut de sa montagne ! Magnifique ! Bon les cĂąbles Ă©lectriques gĂąchent les photos, mais avec la lune juste derriĂšre lui c'est magnifique.


Puis nous continuons. Nous sommes accompagnées par un chien noir type border collier. J'ai un peu peur mais je fini par m'habituer à lui.


Nous tournons à droite juste avant le musée puis nous nous enfonçons dans la jungle. Nous sommes seules.


Nous entamons la marche le long des rails du train. Vanessa marche carrément sur les rails car elle trouve ça plus pratique. Moi j'ai un peu peur qu'un train arrive vite donc je reste sur le sentier à cÎté. Souvent il y a moins de cailloux donc c'est plus pratique pour marcher.


On croise trois personnes qui arrivent dans l'autre sens. Ils ont dĂ» partir bien tĂŽt ce matin pour ĂȘtre ici Ă  cette heure lĂ .


Les oiseaux qui chantent dans les arbres font des bruits bizarres c'est rigolo. Il y en a que je n'ai encore jamais vus.


Et le premier train arrive. Il klaxonne tellement à l'avance qu'on a le temps de se préparer, de se sortir des rails, de se mettre sur le cÎté et de le regarder. En plus il ne va pas si vite. Ce n'est pas un TGV pour sûr.


Le chien nous suit jusqu'Ă  la premiĂšre station de train. LĂ  oĂč le train qu'on vient de voir s'est justement arrĂȘtĂ©. Puis il nous laisse. Je pense qu'il sait qu'aprĂšs il y a des ponts difficilement franchissables par lui.


Et en effet, nous passons plusieurs petits ponts oĂč il faut marcher sur les poutres pour le traverser. Moi qui ai peur du vide et qui suis gauche, c'est pire avec mes sacs, donc je dĂ©teste ça. Ils sont de plus en plus hauts et les espaces entre les poutres sont de plus en plus grands. C'est de pire en pire haha.


Au bout d'une heure et demi je fais une pause pipi dans la nature.

Et Vanessa regarde toujours le haut des montagnes et attire mon attention sur les pics magnifiques. Et sur l'un d'eux, on constate une construction, comme des terrasses. On se dit qu'il y a d'autres ruines Incas Ă  cet endroit. On prend des photos. C'est magnifique.


Et en regardant la carte Google maps et oĂč nous sommes en fait nous avons contournĂ© le MP donc c'est lui que nous voyons mais de l'autre cĂŽtĂ© ! C'est magnifique.


Nous croisons toujours plus de monde qui arrive dans l'autre sens. De notre cÎté, seul un couple nous a doublé vers le milieu de la randonnée et un gars est derriÚre nous. C'est tout.


Puis nous arrivons Ă  un grand pont en mĂ©tal avec un passage pour les piĂ©tons sur le cĂŽtĂ©. Ouf, je n'aurai clairement pas fait toute cette distance avec mes sacs et cette hauteur en marchant d'une poutre Ă  l'autre. MĂȘme sur le passage pour les piĂ©tons je ne suis quand mĂȘme pas rassurĂ©e car ce sont de simples planches mĂ©talliques soudĂ©es entre elles qui bougent et font du bruit. Mais j'y arrive.


Je m'arrĂȘte mĂȘme faire des photos et des vidĂ©os car on voit toujours le MP en haut de sa montagne.


Puis on arrive à hydroélectrica, le point de départ des colectivos. Il est 11h45. Vanessa a son colectivo à 12h, elle a pris le billet à l'aller. Moi j'achÚte un ticket au premier monsieur qui me parle. 50 soles. Il me dit que le départ est à 13h30... Merdouille. Je vais devoir attendre.


Mais je suis quand mĂȘme trĂšs contente d'avoir fait le chemin avec Vanessa c'Ă©tait beaucoup plus sympathique que toute seule â˜ș On se quitte et j'entre dans le premier restaurant pour prendre un jus de mangue et des tequeños au guacamole.

Quelle idĂ©e j'ai eu... J'espĂšre que je ne vais pas ĂȘtre malade car derriĂšre j'ai quand mĂȘme 3h ou 4h de colectivos.


En descendant du restaurant Ă  13h pour aller Ă  l'arrĂȘt du colectivo je tombe sur ma coloc du 1er soir Ă  Aguas Calientes. Elle est venue ici avec une fille de l'hostal aussi. Une française. On leur a dit que le colectivo Ă©tait Ă  13h. Depuis elles attendent.


A 13h10 je suis Ă  l'arrĂȘt de colectivo. Il y en a une quinzaine... Je pense que je me suis faite avoir sur le fait d'attendre 1h30 haha. J'aurai dĂ» me rendre directement Ă  l'arrĂȘt et demander aux personnes prĂ©sentes. Je pense que j'aurai moins attendu.


Les conducteurs me disent qu'il va falloir attendre jusqu'Ă  14h... En effet eux sont en petite voiture, ils remplissent plus vite et partent plus rĂ©guliĂšrement. Les gros colectivos doivent attendre d'ĂȘtre remplis pour partir...


Ah non hein ! Je ne veux pas attendre encore ! Je suis partie tĂŽt d'Agua Calientes pour arriver tĂŽt Ă  Ollantaytambo, pas pour attendre en plein soleil dans la jungle... Je suis prĂȘte Ă  aller rĂąler sur le gars qui m'a vendu le ticket. Mais je me dis que je vais attendre un peu il n'est mĂȘme pas 13h30.


A 13h32, un mec nous dit de suivre d'autres gens vers une grosse camionette. C'est partiiiii. Je mets mon sac dans le coffre et je monte. Nous sommes 11. Mais le conducteur repart Ă  pied...


Puis deux autres personnes arrivent.


Puis quatre autres... Et on attend... Il est 14h et il n'est toujours pas de retour. Un touriste se lÚve et va voir s'il trouve des clés quelque part. Mais pour faire quoi mdr.


A 14h05 le mec revient enfin. Il nous compte mais il dit qu'on doit attendre encore 3 personnes car il reste 3 places Ă  remplir... Tout le monde rĂąle haha.


Quelle idĂ©e j'ai eu d'acheter un ticket Ă  ce premier mec ! J'aurai dĂ» aller Ă  l'arrĂȘt du colectivo. Comme quoi mĂȘme aprĂšs 7 mois de voyage on fait encore des erreurs !


A 14h10 il a trouvĂ© 2 autres personnes. Mais elles veulent ĂȘtre cĂŽte Ă  cĂŽte. Donc le conducteur demande Ă  deux gars amĂ©ricains de se dĂ©caler. Mais ils ne veulent pas et ils l'insultent en anglais... Super comportement.

Je finis par leur demander de se déplacer car nous allons devoir attendre encore. Ils ne veulent pas.


Les dames qui veulent ĂȘtre Ă  cĂŽtĂ© veulent donc attendre un autre colectivo. Donc nous devons attendre deux autres personnes Ă  cause de 2 gars qui ne veulent pas se dĂ©placer ... J'adore.


Nous finissons enfin par partir. Il 14h25.

La route est affreuse. Je comprends que des gens disent qu'elle est extrĂȘmement dangereuse et prennent le train. Mais j'ai fait la route de la mort en Colombie donc c'est similaire, sauf que cette fois je regarde devant et ce n'est pas rassurant. J'ai cru mourir au moins 120 fois. Et on est tellement hauts ! Au moins en Colombie on ne voyait pas la vallĂ©e. LĂ  si on tombe c'est directement dans la riviere en dessous qui doit ĂȘtre Ă  500m voire davantage... C'est effrayant.


D'ailleurs le pire c'est quand il y a eu des Ă©boulements de la montagne. Ils n'ont pas enlevĂ© la terre et les rochers de la route ils les ont juste tassĂ©s. Donc on roule sur un monticule de terre au dessus de la route et on redescend de l'autre cĂŽtĂ©.... Je n'ose mĂȘme pas imaginer si les calculs ont Ă©tĂ© faits pour que la route supporte ce poids haha. DĂ©formation professionnelle !


Et je rappelle au cas oĂč ce soit utile qu'il n'y a bien sĂ»r aucune barriĂšre de sĂ©curitĂ© tout du long. Pour quoi faire !


La route est trĂšs poussiĂ©reuse. Le pare brise est donc trĂšs sale. Mais pourquoi avoir du liquide lave glace quand on a une bouteille d'eau ? Donc tout en conduisant sur cette route, le chauffeur balance de l'eau sur le pare brise avec sa bouteille et active les essuies glace... Hyper pratique et sĂ©curitaire. Ne pas oublier de respirer đŸ€Ł LĂącher prise. Tout ça tout ça.


À 15h30 on est enfin arrivĂ©s sur la grande route goudronnĂ©e. J'ai survĂ©cu. Ouf.


La jungle et sa végétation luxuriante m'avaient manquées. On passe à travers des palmiers, des bananiers et toute autre végétation incroyable que nous n'avons pas en France. Et toutes ces couleurs de vert.


Je commence Ă  m'endormir maintenant que le calme est revenu. Mais nous nous arrĂȘtons pour une pause technique. Il est 16h45. Le van se fait laver et le conducteur mange. Puis il se met Ă  pleuvoir doucement donc nous remontons dans le van.


A 17h15 nous rentrons dans le nuage. Ou le nuage descend sur nous je ne sais pas trop. Mais la température descend clairement.

Je suis dégoûtée je n'avais pas prévu pour le froid. J'avais prévu d'arriver à Ollantaytambo à 17h30 max, quand il fait encore jour. Et non à 19h voire davantage... Donc je n'ai qu'un pull. Tout le reste est dans mon gros sac dans le coffre. J'espÚre que la température ne va pas descendre davantage...

En plus je dĂ©teste rouler de nuit sur les routes pourries d'AmĂ©rique latine. C'est pour ça que je prĂ©vois toujours les voyages de jour. Mais il ne roule pas trop trop vite donc ça va. De toute façon je ne peux rien faire. A part rĂąler 😅


ArrivĂ©s proches d'Ollantaytambo, je vois qu'il dĂ©passe l'intersection d'entrĂ©e dans la ville... LĂ  oĂč il y a des travaux et une dĂ©viation. Mais je ne dis rien, car de toute façon il n'aurai pas fait demi tour, et je sais que je ne suis pas seule donc j'ai moins peur des chiens qu'il y a de l'autre cĂŽtĂ© pour remonter en ville.


À 19h il nous laisse sur le bord de la route... De l'autre cĂŽtĂ© de la ville. LĂ  oĂč on doit tout remonter Ă  pied...


On est 7 personnes. On passe par le site de construction, au moins le gardien nous laisse passer pour Ă©viter de faire tout le tour. Puis on remonte la partie avec les chiens (il n'y en a aucun), un immense escalier et la rue oĂč les pavĂ©s sont en train d'ĂȘtre posĂ©s, pour finir dans la partie historique.


À 19h30 je suis posĂ©e au restau. Je me suis dis que j'allais manger avant d'aller Ă  l'hostal, sinon je n'allais jamais ressortir car je suis trop crevĂ©e. J'ai clairement envie d'une douche, mais il fait beaucoup trop froid... Je vais me coucher grasse hahaha (les douches sont presques toujours en extĂ©rieur).


J'ai commandé une immense souuuupe de quinoa avec des légumes. Je suis trop heureuse. J'en profite pour enfin lire les polarstep de Nico me concernant (c'est comme son blog de voyage).


A 20h10 je quitte le restaurant. Le gĂ©rant me dit qu'il a aussi des chambres Ă  louer haha. Il doit se dire qu'avec mes gros sacs je cherche peut-ĂȘtre quelque chose. Dommage j'ai dĂ©jĂ  une rĂ©servation mais c'est gentil.


J'arrive à l'hostal. Tout est éteint et il y a une tente dehors. J'écris à Maritza. Elle est au lit, et me dit d'aller au dortoir directement. Mais il est fermé à clé... Visiblement le mec qui dort dedans s'est dit qu'il était tout seul haha. Elle est donc obligée de se lever et elle me file une autre chambre avec 2 lits. Je suis solo.

Je vais aussi récupérer mes affaires à la réception, que j'avais laissées à l'hostal pour l'aller retour au MP, car dedans il y a les allumettes pour allumer la gaziniÚre pour ma bouillotte. Et je m'installe. Clairement je ne vais pas aller me doucher maintenant il fait beaucoup trop froid.


A 20h45 je me brosse les dents, je me débarbouille la face et je vais au lit. J'éteins à 21h.

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