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🇹🇮 Salento

  • shoupy33
  • 29 janv.
  • 24 min de lecture

24/01/2026

Dans la nuit, j'ai décalé le réveil initialement prévu à 6h car je me sentais trop fatiguée.

Et du coup j'ai bien fait car je me suis rĂ©veillĂ©e naturellement Ă  6h15 et comme ça je n'Ă©tais pas fatiguĂ©e, car c'est le pire d'ĂȘtre rĂ©veillĂ©e par le rĂ©veil.


Lavage de face et petit déjeuner.

Brossage de dents. Habillage.


Nous avons un 4Úme coloc dans le dortoir qui est arrivé cette nuit et que je n'ai pas entendu. Je le vois quand je sors mon sac et que la porte laisse entrer la lumiÚre.

Django ne l'a pas entendu non plus, alors qu'il est dans le lit juste au dessus de lui. Il a dĂ» arriver hyper tard dans la nuit.


Je termine mon sac. Je suis prĂȘte Ă  7h25 đŸ’ȘđŸ» mon bus est Ă  8h j'ai donc le temps.


Je pars tranquillement Ă  7h35. Je vais Ă  l'arrĂȘt de bus qui est juste Ă  cĂŽtĂ© de l'auberge et je demande oĂč est le bus pour Riosucio. Je vais acheter le ticket dans le restaurant oĂč on a mangĂ© avec LĂ©on et Marc et je monte dans le bus. Comme d'habitude, Ă©tant donnĂ© que c'est un Chiva, je me mets au 1er rang pour ne pas ĂȘtre trop secouĂ©e.


Il y a déjà 2 personnes à bord. Il s'avÚre que c'est un couple de français retraités. Nous discutons un moment.

Django nous rejoint et se met à cÎté de moi sur le 1er banc.


A 8h01 le bus démarre. Je suis toujours étonnée de la ponctualité des colombiens !


Étant donnĂ© que nous sommes en Chiva c'est le bus sans fenĂȘtre sur les routes non carrossĂ©es de montagne. Nous avons une magnifique vue sur la vĂ©gĂ©tation et sur la montagne. Et nous croisons Ă©normĂ©ment de cascades.


Puis nous sommes Ă  flanc de montagne. Sans le faire exprĂšs je suis Ă  l'opposĂ© du ravin. Étant donnĂ© que le cĂŽtĂ© ravin n'a pas de fenĂȘtre et pas de porte, je suis bien contente d'ĂȘtre de l'autre cĂŽtĂ© ! J'aurai eu trop peur de tomber ou de laisser Ă©chapper quelque chose.


Il y a beaucoup de vĂ©gĂ©tation le long de la route et le bus frotte rĂ©guliĂšrement les branches. Je me retrouve donc Ă  moment donnĂ© avec une petite chenille sur mon manteau. Puis aprĂšs c'est un moustique dans la bouche. Au moins je suis proche de la nature avec ce bus 😅


Puis une touriste demande à descendre au milieu de nulle part ! Je suis hyper étonnée. Quel courage ! Sur cette route ne passe que le Chiva, et seulement 2 fois par jour... Je n'en suis pas là !


A l'approche de Riosucio, la route est goudronnée mais elle s'affaisse à plusieurs endroits. C'est vraiment rassurant. En plus le bus passe systématiquement sur la partie affaissée !


ArrivĂ©s Ă  Riosucio, aprĂšs dĂ©jĂ  4h de voyage, on apprend que le prochain bus pour Salento est dans 20min. Nous qui comptions aller manger tranquille c'est ratĂ©. On achĂšte nos billets et on va acheter Ă  manger Ă  emporter dans la petite boutique de rue en face de la station de bus car il n'y a rien d'autre. Je prends un de chaque trucs frits en vitrine car je ne connais rien. Django et le couple de français font la mĂȘme chose que moi !


A 11h55 on nous appelle déjà. On met nos bagages dans la soute et c'est parti. A Jardín on m'a annoncé entre 3h30 et 4h pour ce deuxiÚme trajet.


Je dors presque tout le trajet.


2h aprÚs le départ, quand je me réveille un moment, je m'aperçois que le paysage et la végétation ont beaucoup changés.

Il y a des forĂȘts de bambous gĂ©ants, des plantes que je n'ai pas encore vues, des palmiers et quelques cactus. Il fait plus chaud ici. D'ailleurs il n'y a pas la clim dans le bus, je suis bien contente d'ĂȘtre proche d'une fenĂȘtre.

Je me rendors.


Vers 16h on fait une pause toilettes dans la gare de bus de la grosse ville avant notre destination, Pereira. J'en profite pour acheter une bouteille d'eau car je n'ai plus rien à boire. Je n'avais pas du tout prévu que ce serait aussi long.


Pendant tout le reste du trajet je discute avec le couple de français. Ils sont ensemble depuis 40 ans et adorent voyager. Ils se sont rencontrĂ©s par l'intermĂ©diaire de la sƓur du monsieur. Malheureusement Chantal a eu une dizaine d'AVC il y a quelques annĂ©es et elle n'a plus de mĂ©moire Ă  moyen terme. Mais elle aime tellement voyager qu'ils continuent. Son mari, qui dort peu la nuit, en profite donc pour complĂ©ter leur trajet sur l'application polar step avec des photos et des textes de leurs pĂ©riples. Ça permet Ă  Chantal de relire les voyages mĂȘme si elle ne s'en rappelle pas. Je trouve cette histoire extrĂȘmement touchante. Ils n'ont pas laissĂ© la maladie effacer leur passion commune. Ça illustre parfaitement la rĂ©silience de l'humain, et le fait que la peur n'efface pas le danger et ne doit pas nous paralyser et dicter nos vies. Si vous me lisez, merci d'avoir partagĂ© votre histoire avec moi đŸ‘‹đŸ»đŸ«¶đŸ»


Nous arrivons à Salento vers 17h, soit au total 9h de voyage ! Je suis bien contente à chaque fois de prévoir une journée transport et rien d'autre. Au moins je n'ai pas de mauvaise surprise quand le temps annoncé n'est pas le bon.


On fait un bout de chemin vers la ville avec Django puis on se sĂ©pare car nous ne sommes pas dans la mĂȘme auberge.

Mon Hostal est juste à cÎté de la gare de bus, je suis bien contente de ne pas avoir à monter la cÎte avec mes gros sacs !


Juste derriĂšre moi Ă  l'enregistrement arrive Barbara. À son accent je devine tout de suite qu'elle est française. Nous rigolons dĂ©jĂ  ensemble et elle se renomme Marie Caroline. Puis nous nous sĂ©parons pour aller dans nos pĂ©nates respectives.


Je pose mon sac dans le dortoir, puis je repars me balader en ville tant qu'il fait encore jour. Je fais quelques rues. Ce n'est pas extraordinaire. Pourtant Alban m'avait dit que c'était trÚs beau.


Puis j'arrive dans la rue touristique oĂč tous les magasins de souvenirs sont alignĂ©s les uns Ă  la suite des autres. Je vais ensuite au point de vue au bout de cette rue. La vue n'est pas dĂ©gagĂ©e, il y a encore et toujours des nuages (comme tous les jours depuis mon arrivĂ©e en Colombie) et en plus il n'y a pas trop d'endroits oĂč s'assoir pour se poser et admirer la vue, rien n'est amĂ©nagĂ©. Je longe donc la crĂȘte et je redescend de l'autre cĂŽtĂ©.


Puis je fais d'autres rues. En fait Ă  part la place principale et la rue touristique, toutes les autres rues sont moches et sans intĂ©rĂȘt. Il y a quelques restaurants par ci par lĂ  mais c'est vraiment pas terrible. Je suis déçue. Mais bon je ne suis pas dans cette ville pour sa beautĂ©.


Je vais dans le petit supermarché à cÎté de l'auberge m'acheter de quoi faire une salade (j'ai mangé beaucoup trop de friture aujourd'hui) puis je rentre.


En arrivant dans le dortoir, je tombe sur un garçon. Et une fille sort de son lit pour me dire bonjour. Et il s'avÚre que c'est Tamara ! La Tamara que j'ai rencontré à mon arrivée à Jardín et qui était aussi dans mon dortoir ! C'est tellement improbable car elle ne devait pas venir ici et moi non plus ! C'est trop drÎle. On discute un moment, puis elle va rejoindre des amies pour aller au restaurant. Elle me propose mais je suis fatiguée et il faut que je fasse attention à mes dépenses. Je lui dis de me tenir au courant si elles vont quelque part aprÚs.


Puis je discute avec mon autre colocataire. C'est trĂšs drĂŽle car lui aussi a le mĂȘme t shirt decathlon que moi et les 2 autres garçons d'il y a 2 jours. Je vais demander Ă  Decathlon de me sponsoriser !


Puis Lilian m'appelle.

Pour restituer, il y a plusieurs jours j'avais lancĂ© une bouteille Ă  la mer sur les groupes Facebook car la rĂ©gion que je voulais faire aprĂšs JericĂł et JardĂ­n Ă©tait beaucoup plus compliquĂ©e Ă  faire seule. Il y avait trĂšs peu voire pas d'auberge de jeunesse avec dortoir, donc j'allais ĂȘtre obligĂ©e de prendre une chambre double pour moi toute seule alors que c'est plus cher. Et je voulais faire plusieurs excursions avec guide, et seule c'est Ă©galement plus cher. Donc j'avais demandĂ© si jamais un.e voyageur.euse solo ou plusieurs voyageurs Ă©taient sur le mĂȘme trajet que moi et souhaitaient se regrouper pour partager les frais. J'avais postĂ© mon annonce sur des groupes de français, de colombiens, et sur des groupes en anglais oĂč plusieurs nationalitĂ©s se retrouvent. J'avais eu plusieurs messages de personnes me conseillant sur mon trajet (merci des conseils đŸ™đŸ») ou me proposant leurs hĂŽtels ou excursions. Et le seul Ă  avoir rĂ©pondu concrĂštement Ă  ma demande Ă©tait un français du nom de Lilian. Nous avions prĂ©vu de nous retrouver Ă  Salento car il Ă©tait dans la ville d'Ă  cĂŽtĂ© sur les prĂ©cĂ©dents jours.


Au téléphone il me demande donc mon nom car il est à la réception et il pensait que j'avais réservé l'hébergement pour nous deux. Apparemment il y a eu une incompréhension. Et du coup il n'a pas de logement pour ce soir, il est 18h, et le gérant lui dit que c'est complet...


Je vais à l'accueil le rejoindre. Je ne comprends pas car le lit au dessus de moi dans le dortoir est vide. Le gérant explique qu'il ne le loue pas car il n'a pas de rideau d'intimité... Puis il finit par lui concéder.


Lilian pose ses affaires dans le dortoir et m'explique qu'il repart et qu'il rentrera vers 22h car il a rencontré une fille dans le bus et qu'elle doit attendre seule son prochain bus à 22h, donc il va lui tenir compagnie.


Je prends une douche chauuuude. Puis je me fais mon petit repas de salade. Et je vais me mettre au lit. Mais j'ai froid, donc je me relĂšve me faire une bouillotte.

Dodo Ă  22h30.



25/01/2026

Je suis réveillée à 8h.

Je vais petit déjeuner.


Je rencontre Patrick dans la cuisine. Il est là depuis plusieurs jours donc nous discutons de ce qu'il y a à faire ici. Puis je rencontre son fils Medhi. Puis Lilian se joint à nous, et Tamara et Pia. Une belle équipe qui mélange français, argentine et suisse du cÎté allemand. Du coup on alterne entre discussions en français, en anglais et en espagnol selon quels groupes se forment c'est rigolo.


Puis Tamara propose d'aller boire un café quelque part tous ensemble. Nous retournons donc dans nos logements respectifs pour nous habiller, et Tamara pour faire son sac car elle part aujourd'hui, puis on se retrouve dehors.


On cherche un moment un café, car comme d'habitude tous ceux proposés par Google sont fermés. Puis on se pose pendant 1h. C'est vraiment trÚs cool.


Vers 11h on se quitte car Medhi et Patrick ont une visite de finca. On part se balader avec Lilian et discuter un peu de notre organisation et de nos vies. Il a donc 47 ans, il a 6 enfants et est comptable. Comme moi il a pris une annĂ©e sabbatique. Il a commencĂ© par plusieurs endroits en France puis il s'est dit qu'il allait aller 5 mois en Colombie alors qu'il n'avait jamais voyagĂ© seul en dehors de la France đŸ’ȘđŸ»

Il a vu mon annonce et comme il n'a pas trop planifiĂ© son voyage et qu'il voulait aller Ă  Ipiales, au niveau de la frontiĂšre avec l'Équateur, il s'est dit qu'il pouvait se joindre Ă  moi jusque lĂ  puis remonter.


Vers 13h on commence Ă  avoir un peu froid donc on redescend vers l'auberge. On passe faire deux trois courses puis on met en commun nos provisions et on cuisine.


On se pose dans l'espace commun pour manger. A 14h Barbara revient de la vallée de la Cocora et se pose avec nous pour discuter. Puis Medhi revient de la finca et se joint également à nous. Nous discutons jusqu'à 19h.


Puis avec Lilian on se motive à sortir car nous avons besoin de provisions pour demain, nous allons faire la vallée de la Cocora et c'est 14km de marche. Il nous faut donc des snacks.

Nous allons acheter des empanadas et des bananes.


Puis nous cuisinons et nous mangeons avec Patrick et Medhi (on a vraiment passé la journée à faire les courses et manger).

Nous allons ensuite préparer notre sac pour la sortie de demain car il est 21h30 et quand nous reviendrons du bar tout le monde sera couché.


Vers 22h nous partons en ville avec Barbara et Medhi jouer au Tejo. C'est un jeu local oĂč on doit jeter un palet en mĂ©tal et atteindre un petit rond en mĂ©tal oĂč il y a des pĂ©tards dessus que l'on doit faire exploser. Verdict : nous sommes vraiment nuls. Le palet est hyper lourd. C'est trĂšs compliquĂ© de viser car nous sommes trĂšs loin.


Nous allons jouer pendant 1h. Je vais arriver à faire péter un pétard une seule fois ! Barbara zéro. C'est Mehdi qui va gagner.


Au bout d'une heure on s'en va, on en a marre c'est trùs long haha. On va avoir des courbatures dans les bras demain 😅

En plus on a faillit partir sans payer et personne n'allait s'en rendre compte !

On rentre et on se couche direct.



26/01/2026

Le réveil sonne à 5h car j'ai encore un rdv téléphonique avec la France.

Je sors du lit, je me lave la face, je m'habille et je sors silencieusement du dortoir.


Je vais dans la cuisine pour préparer mon petit déjeuner mais mon téléphone sonne déjà.

Je me rends compte que j'ai oublié mes écouteurs dans le dortoir. Tant pis je vais faire doucement.


Je décroche. C'est une expertise pour la fuite dans l'appartement. Le rdv durera 1h. Encore merci Maman tu as été parfaite !


Du coup j'ai mangĂ© mon petit dĂ©jeuner pendant l'expertise, sans la camĂ©ra et le micro coupĂ©, car nous devons partir Ă  6h15 pour ĂȘtre Ă  l'heure pour le dĂ©part de la 1Ăšre jeep.


L'expertise se termine pile Ă  6h15. C'est l'heure fixĂ©e pour partir. GO. Je ne me suis mĂȘme pas brossĂ©e les dents 😭


A 6h25 on est sur la place principale avec Lilian. Il y a déjà des personnes qui font la file pour acheter des billets et la 1Úre jeep part juste aprÚs notre arrivée.


Nous montons donc dans la 2Ăšme jeep qui part 5min plus tard. Heureusement nous sommes les premiers Ă  monter donc nous sommes au fond, car les 3 derniers sont debout sur le marchepied arriĂšre et se tiennent au cadre de toit. Il faut remplir au max !


Il y a environ 25 min de trajet.

Quand nous arrivons il n'y a vraiment pas grand monde c'est cool. J'ai beaucoup lu sur les groupes que c'était Disney Land, qu'il y avait énormément de touristes. Et les personnes que j'ai croisées qui y sont allées me l'ont également dit. J'ai donc longtemps hésité à la faire. Mais en y allant tÎt j'espÚre éviter cette problématique. Et c'est également pour ça que nous ne l'avons pas fait hier (dimanche).


Tamara et Patrick nous ont conseillĂ© de commencer par le cĂŽtĂ© droit, car sinon c'est dangereux il y a beaucoup d'endroits oĂč ça glisse Ă©normĂ©ment en descendant, et ça Ă©vite la cĂŽte du dĂ©but qui est trĂšs fatiguante. Mais le gĂ©rant de l'hĂŽtel JĂ©sus lui nous a conseillĂ© de la faire dans l'autre sens.

Finalement on fait le choix de suivre les conseils de Jésus.


On commence Ă  monter en discutant. On traverse les champs de palmiers avec les vaches et les chevaux. Ils sont vraiment trĂšs hauts ces palmiers c'est impressionnant. Et c'est trĂšs beau avec les animaux dessous. On a de la chance le temps est parfait, il ne pleut pas et il y a juste un peu de nuages.


On fait le choix de ne pas faire toute la partie Instagrammable avec les points de vue mains en l'air, ailes, oeufs de paille....


On continue la montĂ©e. C'est vrai que c'est trĂšs chiant, ça n'en finit pas, aprĂšs les palmiers oĂč c'Ă©tait relativement plat, on est dans la forĂȘt. Il n'y a pas grand chose Ă  voir.

On croise quelques oiseaux et un barranquero. On est d'ailleurs suivis par un couple de français avec qui nous échangeons réguliÚrement.


A moment donnĂ© dans un virage quatre chevaux se dirigent vers nous en courant. Ils sont seuls et l'un d'eux fonce vers nous. On se recule sur le cĂŽtĂ© un peu derriĂšre un panneau mais il nous Ă©vite. Quelques mĂštres plus loin on croise le propriĂ©taire qui marche relativement vite. Il n'a pas trop l'air inquiet. Heureusement qu'il y a une barriĂšre au bout du chemin, mais ils doivent savoir oĂč aller.


Puis au bout d'un temps infini on débouche sur une trÚs belle vue sur la montagne, avec des fleurs et des colibris. C'est tellement beau qu'on décide de s'assoir sur le bord du chemin pour manger nos empanadas et admirer la vue.


On discute tranquillement et d'un coup je me retourne et je vois Django juste derriĂšre nous ! Il m'avait vue de loin et il se dirigeait vers nous. Trop drĂŽle. Il se pose avec nous et on discute.


Puis on le laisse profiter de la vue et on commence la descente. Elle est trÚs raide. Je suis contente de ne pas avoir à la monter ! On a bien fait de suivre les recommandations de Jésus.


En bas de la grande pente on rejoint un cours d'eau et le chemin le suit doucement. Django nous rejoint un peu plus tard et reste avec nous.


A l'intersection avec la suite de la randonnée pour retourner dans la vallée de la Cocora, on choisit de suivre le chemin vers la maison des colibris. Le chemin est trÚs sympathique dans la jungle.


Arrivés à la maison, Django ne vient pas avec nous car c'est payant et il a un bus à prendre. Il doit donc rentrer.


Nous payons l'entrée et nous installons juste en face des mangeoires pour les colibris. La madame nous donne un chocolat chaud pour moi et un café pour Lilian. On restera 1h à regarder les oiseaux et à les prendre en photo.


Au bout d'un moment la madame me dit mĂȘme de mettre un petit support Ă  nectar dans ma main pour qu'ils viennent se poser dessus. C'est incroyable ! Il y en a mĂȘme un qui se pose sur mon doigt đŸ„°đŸ„ł C'est tellement lĂ©ger !


Puis on finit par redescendre. Il est déjà 11h45.


AprĂšs l'intersection pour la maison des colibris, le chemin est vraiment trĂšs sympa. On est dans la jungle avec des ponts suspendus au dessus d'un cours d'eau et des cailloux. Je suis bien contente de finir la randonnĂ©e par ça. Ça fait dĂ©jĂ  5h qu'on marche (c'est qui dĂ©jĂ  qui avait dit "plus jamais de randonnĂ©e de plus de 4h" ? đŸ€”đŸ€”đŸ„Ž).


On voit un panneau vers une cascade sur le bord de la route donc on y va. Elle est magnifique.


Puis le chemin dans la jungle est terminé. On sort d'un coup des sous bois (des sous jungle ?) et on est au milieu de champs d'herbe avec des palmiers en fond. Il bruine légÚrement.

Cette fois il y a des vaches aux pieds des palmiers. Des vaches comme chez nous, tĂąchetĂ©es. Ça fait trĂšs bizarre de voir des palmiers derriĂšre haha.


Puis on est tĂ©moins d'une traversĂ©e de vaches. Elles passent d'un prĂ© Ă  un autre, dirigĂ©es par le fermier. Elle traversent le chemin de randonnĂ©e. Leur pelage est trĂšs beau. On dirait presque qu'il est tigrĂ© 🐅


Puis on croise des militaires. Medhi nous a expliqué qu'il y en avait beaucoup. Je ne sais plus pour quelle raison.


Il se met à pleuvoir un peu plus fort donc je m'équipe. Mais 5min plus tard c'est terminé.


Et c'est finit. La balade s'achÚve. On arrive au point de départ. Il est 14h. On marche depuis 7h (avec 1h de pause pour les colibris). C'était trop court ! Je veux encore des paysages incroyables avec des palmiers !


Il commence à pleuvoir plus fort mais la file pour attendre la jeep retour est abritée. On attend 20min et c'est à notre tour. Encore une fois on est assis à l'intérieur, ouf !


La jeep nous endort par contre.


Une fois arrivés à Salento on rentre à l'auberge et Lilian cuisine pendant que j'appelle ma mÚre pour faire un debrief de l'expertise de ce matin.


Visiblement l'entente est que je planifie et booke le programme journalier, et il fait la cuisine. Ça me va trùs bien !


On mange notre repas de midi Ă  15h30.

Verdict de la journĂ©e : j'ai fait 284 photos đŸ€Ł

Puis je fais les storys Instagram car je suis trĂšs en retard et je me douche.

Je pense que j'ai vidé l'eau chaude de la ville et que je suis brûlée au 5Úme degré tellement je suis restée longtemps haha.


Je réserve ensuite pour les prochains jours et je demande à Jésus le gérant des informations pour les bus et les excursions.


Lilian nous prĂ©pare un smoothie Ă  la papaye pour l'apĂ©ro car il n'a jamais goĂ»tĂ© et il est curieux. Puis il prĂ©pare un super repas. Nous mangeons Ă  19h45 et c'est presque si je ne m'endors pas Ă  table. Cette randonnĂ©e m'a tuĂ©e 😅


Nous échangeons des conseils avec Martine qui vient de Suisse et qui va à Medellin et à CarthagÚne prochainement.

Et je me couche à 22h car je suis fatiguée.



27/01/2026

Le réveil sonne à 6h15. C'est un peu moins tÎt qu'hier c'est cool haha. Mais j'ai dormi d'une seule traite donc ça va.


Je vais petit dĂ©jeuner et Ă  7h15 on est parti. Cette fois j'ai eu le temps de me brosser les dents đŸ’ȘđŸ»


Vu qu'on a un peu d'avance Lilian prend un café sur la route.


On se rend au point de rdv 5 min avant l'heure. Il y a déjà 2 personnes qui attendent devant. Je pense que le guide attendait 2 filles donc il met un moment à venir nous voir. Il se présente : Mickaël. Il a l'air super cool. Et il nous apprend que nous ne serons que 3 pour la sortie ! Nous sommes donc avec Guelmy, une mexicaine qui vit à Milan.


Nous montons à l'arriÚre de la vieille Jeep. Il nous présente Juan notre chauffeur. Et c'est parti pour 30 min de route jusqu'au premier point de vue.


Arrivés sur place nous avons une vue d'ensemble de Salento et de ses alentours. Il nous explique un peu la ville et nous montre les autres grandes villes au loin. Il nous demande d'ailleurs si nous préférons les explications en anglais ou en espagnol. Mais souhaitant tous les deux améliorer notre espagnol nous lui demandons de les faire dans cette langue, et si nous ne comprenons pas il répétera en anglais. Pour poser mes questions à chaque fois je ferai un mélange des deux haha.


Puis nous allons Ă  un 2Ăšme point de vue 30 min plus loin. Malheureusement nous sommes dans les nuages donc nous ne voyons pas grand chose.


Mickaël qui passe son temps à manger nous propose des pùtes de fruit à la goyave. C'est excellent. Nous discutons donc de nourriture pendant un moment, puis du français. En effet Mickaël nous explique que les français sont les principaux touristes qu'il a dans ses excursions, et qu'il voudrait apprendre le français. Il demande donc toujours à ses clients de lui apprendre une phrase. Puis nous discutons de l'écriture du français qui est vraiment trÚs difficile.


La vue se dégage un tout petit peu quelques minutes donc nous en profitons pour prendre quelques photos. Puis nous remontons en voiture.


C'est parti pour 1h30 de trajet jusqu'Ă  la vallĂ©e de la Carbonera. La jeep saute dans tous les sens sur la route caillouteuse mais ça n'empĂȘche pas notre guide de dormir ! Il est incroyable.


On croise beaucoup d'animaux : des vaches, des chevaux, 2 petits cochons noirs et roses.

Nous suivons mĂȘme pendant quelques minutes un petit troupeau de bĂ©bĂ©s vaches qu'une dame change de prĂ©. Ils sont trop choux !

Le conducteur m'explique que c'est la race normande ici. Quel dĂ©paysement haha. Mais des vaches normandes avec des palmiers en fond c'est quand mĂȘme pas commun.


Lilian finit par se mettre debout sur le marche pied arriĂšre en se tenant aux barres de toit car les cahots lui font mal au dos.


On atteint le point le plus haut de la montagne, oĂč il fait bien froid et oĂč la vĂ©gĂ©tation a bien changĂ©e. Il y a beaucoup de pinĂšdes.


Puis on redescend dans l'autre vallĂ©e. Une fois que nous atteignons la partie ensoleillĂ©e il fait dessuite beaucoup moins froid et la vue est incroyable. Peu de temps aprĂšs, on aperçoit nos premiers palmiers 🌮


Guelmy et moi nous mettons d'ailleurs réguliÚrement debout dans la jeep pour admirer cette vue et prendre des photos.


Nous atteignons enfin le 3Ăšme point de vue qui est le dĂ©part de la petite balade. Il est 10h. C'est la forĂȘt de palmiers la plus haute du monde !


Mickaël nous propose une pomme en guise de snack. Nous acceptons avec plaisir. Et il s'avÚre que c'est une pomme française ! Il est trÚs étonné et nous aussi. Nous lui apprenons d'ailleurs qu'il existe plusieurs sortes de pommes. Il ne connaissait que la verte et la rouge. Je lui explique que c'est comme nous et les bananes. En France il n'y en a que deux sortes : la banane normale et la banane plantain. Alors que chez eux il y en a des dizaines !


Puis nous démarrons la descente prÚs des palmiers.


MickaĂ«l nous prĂ©sente la fleur de bromelia qui vit en symbiose avec les arbres sur lesquelles elle s'accroche. Elles peuvent ĂȘtre par dizaines sur le mĂȘme arbre.

Elles ne leur nuisent pas. Elles peuvent s'accrocher sur n'importe quel arbre, et mĂȘme sur les troncs des palmiers ! C'est impressionnant. Elles ne fleurissent qu'une seule fois et meurent. Soit elles se reproduisent grĂące Ă  leurs graines, soit grĂące Ă  leurs rejets. Les toucans aiment d'ailleurs beaucoup leurs graines.


Puis il nous fait goûter des mûres sauvages.


Nous nous approchons ensuite des troncs des palmiers. Il toque dessus et nous fait entendre qu'ils sonnent creu. C'est parce qu'ils sont fibreux et parcourus de canaux qui transportent la sÚve. Le bois n'est pas plein et rigide comme les autres arbres. L'intérieur est mou et plein de petits conduits qui amÚnent l'eau du sol vers le haut de l'arbre.


Il nous montre ensuite un tronc couchĂ© et nous fait toucher l'intĂ©rieur. Effectivement c'est comme une Ă©ponge, on peut voir tous les petits trous oĂč l'eau circule. C'est incroyable.


Selon Mickaël on peut connaßtre l'ùge d'un palmier en comptant les anneaux extérieurs du tronc qui se superposent. Ce n'est pas comme les arbres que nous connaissons, à l'intérieur. C'est à l'extérieur !


La cire naturelle, qui recouvre le tronc, a longtemps Ă©tĂ© utilisĂ©e par les populations locales pour fabriquer des bougies. C’est d’ailleurs de lĂ  que vient leur nom : palmiers de cire. Aujourd’hui, cette pratique est interdite pour protĂ©ger l’espĂšce. Cette cire agit comme une protection contre les parasites et les champignons.


Certains palmiers sont recouverts de lichen sur leur tronc. Cette relation n'est pas symbiotique car ceux ci absorbent la sÚve et l'eau à l'intérieur du palmier. Mais les agriculteurs s'en servent pour savoir si le terrain est fertile ou non. Car plus il y a de lichen, plus l'environnement est favorable aux plantations.


Les palmiers peuvent vivre jusqu'Ă  120 ans. Quand ils sont recouverts de lichen ils vivent 15 Ă  20 ans de moins.


Quand l'arbre Ă  atteint sa phase terminale et qu'il est sur le point de mourir, cela se fait en 3 phases. D'abord il perd sa tĂȘte. Puis le tronc devient creu et les oiseaux font leurs nids dedans. Et enfin il tombe de tout son long ou il se coupe en deux.


Leur bois n'est pas forcément utilisé à des fins de construction. Ils s'en servent de temps en temps pour faire des ponts à destination des hommes pour traverser des ruisseaux ou fossés, mais il ne connait pas d'autres utilisations.


La chonta est la graine du palmier.

Quand les graines tombent, si elles ne sont pas mangĂ©es par les animaux, elles vont donner naissance Ă  un nouveau palmier. Par contre il faut qu'il soit Ă  l'ombre sur les 5 premiĂšres annĂ©es de sa vie. Donc sur les forĂȘts de palmiers oĂč les pieds sont dĂ©gagĂ©s et qu'il n'y a pas de buissons il y a trĂšs peu de chance qu'un bĂ©bĂ© palmier survive. Nous n'en verrons d'ailleurs pas dans notre balade dans cette forĂȘt. Et le guide n'en a jamais vu non plus.


Les palmiers de cire sont typiques de cette région andine de Colombie, et les plus grands au monde. Ils peuvent atteindre 75 à 80m de hauteur.


Ces palmiers sont extrĂȘmement protĂ©gĂ©s par le gouvernement colombien. Il est interdit d'amener une graine avec soi dans une autre rĂ©gion de Colombie ou ailleurs dans le monde. C'est l'arbre national de la Colombie et on peut le retrouver sur le billet de 100 000 COP.


Les palmiers forment une famille immense et variĂ©e. Il existe plus de 2 600 espĂšces de palmiers rĂ©parties sur tous les continents tropicaux et subtropicaux. Certains sont cĂ©lĂšbres pour leurs fruits, comme le cocotier qui donne la noix de coco, ou le palmier dattier qui produit les dattes dans les dĂ©serts du Moyen-Orient. D’autres sont cultivĂ©s pour l’huile, comme le palmier Ă  huile africain, qui alimente une industrie mondiale. Le raphia d’Afrique possĂšde les plus grandes feuilles du rĂšgne vĂ©gĂ©tal, pouvant dĂ©passer 20 mĂštres de long, et sert dans la fabrication d'objets de dĂ©coration et de paniers.


Tous les palmiers sont de plus trĂšs souples et flexibles et peuvent survivre Ă  des vents de 300km/h.



Puis aprÚs toutes ces explications on continue à descendre. C'est trÚs agréable de se promener entre ces majestueux arbres.


Nous faisons ensuite une pause. On finit par parler de la France, de l'absence d'entraide que l'on peut trouver ici. Il faut dire que la vie ici est tellement difficile et le travail aussi qu'il y a une solidarité incroyable entre les gens. Et une confiance que nous avons perdue. Avec notre individualité et la peur générée par la société et surtout les médias, nous sommes devenus méfiants les uns des autres, voire nous avons peur des autres, et c'est de là que naßt le racisme et autre forme de discrimination. C'est plus simple de cultiver la peur que la confiance.


Lui qui trouvait que tous les français Ă©taient hyper gentils, je lui explique que malheureusement il ne voit que ceux qui voyagent et sont ouverts d'esprits. Pas ceux qui sont enfermĂ©s chez eux et qui regardent la tĂ©lĂ© en continu. Si en France je dis bonjour Ă  tous ceux que je croisent et que je ne connais pas comme ici, j'aurai trĂšs peu de rĂ©ponses et les gens vont vraiment me regarder bizarrement 😅


Il est vraiment trÚs étonné et se demande comment tu peux rencontrer de nouvelles personnes (amis ou partenaires) si c'est aussi fermé.


Puis nous arrivons au bout de la balade et nous remontons dans la jeep. Il est midi. On se dirige vers le restaurant pour le repas. Mais avant, nous descendons à une petite cascade juste à cÎté. Le soleil est de sortie et il fait trÚs chaud.


Arrivés en bas Guelmy se trempe les pieds dans l'eau glacée. Mais en remettant ses chaussettes penchée en avant, sa gourde tombe dans l'eau ! Et comme elle est vide elle flotte et elle commence à suivre le courant et à descendre ! Mais ni une ni deux Guelmy remet les pieds dans l'eau et la rattrape. Ouf. On l'a voyait déjà tous partir avec le courant !


Puis on remonte et on s'installe au restaurant. Guelmy part Ă  la recherche des toilettes mais ne les trouve pas. Donc je me met Ă©galement en quĂȘte. Et je les trouve haha. On en rigolera beaucoup.


On nous sert une assiette typique d'ici. C'est parfait je suis affamĂ©e. Je termine toute mon assiette. Mais comme je suis la derniĂšre, dĂšs la derniĂšre bouchĂ©e engouffrĂ©e, MickaĂ«l nous dĂ©barrasse et nous partons. C'est sympa de prendre la jeep et d'ĂȘtre chahutĂ©e juste aprĂšs un gros repas đŸ˜…đŸ€ąđŸ€ź


Du coup pour apaiser mon estomac je me met Ă  cĂŽtĂ© de Lilian sur le marche pied arriĂšre et je me tiens aux barres de toit. On est en montĂ©e donc c'est plus physique, on doit bien s'accrocher. Lilian n'est pas rassurĂ© de me savoir lĂ  haha. En tout cas la vue sur la vallĂ©e est incroyable. Je sais qu'on s'apprĂȘte Ă  la quitter donc j'en profite au maximum.


Puis je laisse la place Ă  Guelmy que j'arrive Ă  convaincre d'essayer.


Le soleil tape fort ! Je me cache dans l'habitacle pour Ă©viter de cramer. J'ai mis de la crĂšme solaire mais quand mĂȘme.


Puis on est sur des routes de terre et toute la poussiÚre soulevée par la jeep nous est renvoyée à l'arriÚre de l'habitacle. Obligés de se mettre la manche du pull sur le nez et de plisser les yeux.


On retourne au point le plus haut de la montagne. Et ça y est il n'y a plus de soleil et il fait froid. On remet toutes nos épaisseurs !

Une brume commence à tomber. Nous sommes à l'intérieur du nuage.


Nous croisons des chevaux qui sont au milieu de la route et broutent tranquillement. Leur enclos est ouvert et ils vont oĂč ils veulent.


20min aprÚs nous arrivons au départ de la 2Úme randonnée. Mais il se met à pleuvoir. De plus en plus fort. On propose d'attendre quelques minutes. Mais ça ne s'amoindrit pas. Donc on décide de ne pas faire la randonnée dans la bouillasse et on repart en direction de la ville.

La route est parsemée de torrents de boue tellement il pleut. Je pense que nous avons bien fait.


A moment donnĂ© le conducteur voit un gros champignon rouge sur le bas cĂŽtĂ©. Apparemment MickaĂ«l est fan de champignons. Il est tout excitĂ© ! Il sort une poche plastique de son sac, met son k-way et sort en courant rĂ©cupĂ©rer le champignon. Il est tellement content. Il va le planter dans son jardin ! Je lui mets du gel hydroalcoolique sur les mains, car c'est quand mĂȘme un champignon dangereux 🍄


Puis on continue notre route. Il y en a pour 1h30 de trajet pour rejoindre la ville. Mickaël s'endort malgré les cahots, comme d'habitude.


Un peu avant l'arrivée en ville il se réveille donc je peux poser mes questions.

Je lui demande quels types d'animaux on peut trouver dans la forĂȘt de montagne ici. Il n'y en a pas de trĂšs gros Ă  part le cerf et une sorte d'ours qui n'est pas vraiment un ours. Je ne comprends pas donc je lui demande de me montrer une photo. Et en fait ce n'est pas du tout un ours, mais son pelage est noir avec une tĂąche sur le cou donc ils appellent ça un ours. C'est une Tayra, une martre Ă  tĂȘte grise. Et en voyant la photo je lui dis que c'est ce que j'ai vu Ă  JericĂł au point de vue et je lui montre la photo. Il dit que je suis trĂšs chanceuse car il n'en a jamais vu et le conducteur non plus ! đŸ„°

Je lui montre aussi la photo du petit aigle que j'ai vu à Jardin et il me trouve le nom. C'est un Gavilán blanco 🩅


Arrivés en ville il pleut toujours. Nous donnons un pourboire à Mickaël et au conducteur et nous partons. On fait un gros hug à Guelmy. Et on se quitte.


Nous dĂ©cidons d'aller prendre un jus de fruit quelque part et se poser un peu aprĂšs ces 2h de jeep avant de rentrer. Je trouve un lieu sur Google. Quand on arrive c'est un boui boui mais les prix ne sont pas chers donc on rentre. On commande tous les deux un jus de mangue - maracuyĂĄ (fruit de la passion). Et la dame nous parle touuut le long de la prĂ©paration, en espagnol, et hyper vite. On arrive Ă  comprendre la majoritĂ© et Ă  interagir, mais certaines fois on se regarde car on ne comprend rien et on la laisse dĂ©blatĂ©rer 😅


Quand elle nous propose on demande Ă  emporter car c'est un boui boui et elle ne s'arrĂȘte pas de parler. On goutte notre jus une fois dehors. C'est beaucoup trop acide. Il n'y a pas assez de mangue. On ne peut pas boire ça đŸ€Ł


Il pleut toujours. On rentre à l'auberge et on met les jus de fruits au frigo. Lilian ira acheter une papaye pour essayer de rattraper ça.


Je vais quitter mes habits trempés et prendre une douche. Encore une fois je reste 1000 ans sous le jet. Puis je me met au lit et je rédige la journée.


Mais c'est sans compter sur Martin, l'Argentin, qui rentre dans la chambre. Je lui demande comment s'est passĂ©e sa journĂ©e, et il rĂ©pond que ça a Ă©tĂ© la merde. Nous discutons donc pendant un bon moment pour analyser tous ces Ă©vĂ©nements qui lui sont arrivĂ©s et sa rĂ©action car ça ne va pas. A la fin il est plus apaisĂ© đŸ«¶đŸ» Puis il s'en va.


Et Martine, la Suisse qui dort en dessous de lui prend le relai. Elle me raconte toutes ses histoires depuis le dĂ©but de son voyage. Je pense qu'elle doit me parler pendant au moins 30 min ! Je ne vais jamais arriver Ă  rĂ©diger ma journĂ©e đŸ€Ł


Lilian revient entre temps de chez le coiffeur, et a mĂȘme le temps de prendre sa douche.


Martine finit enfin par partir et je ferme le rideau du lit pour ne plus ĂȘtre dĂ©rangĂ©e.


Vers 19h30 j'ai trop faim donc je vais dans la cuisine. Lilian a préparé un super repas de restes. On mange. Puis il aménage le jus pas bon de toute à l'heure avec la papaye. C'est hyper bon. C'est notre dessert.


Puis je retourne dans le lit au chaud haha.

J'éteins à 22h45, et encore je n'ai pas fini d'écrire la journée !



1 commentaire


Christel
29 janv.

Maiaiaiais!! Moi qui croyais que c’était fini votre blog et vous aviez suspendu vos rĂ©cits!! J’y suis allĂ©e jeter un Ɠil par curiositĂ©. Je suis trop contente !😀 ça m’avait manquĂ©! En plus j’ai eu du lourd ! 🙏😅

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