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🇧🇷 Paraty Mirim

shoupy33
30 sept.
10 min de lecture

13/09/2026

Vers 6h je suis réveillée par qqun qui tape dans mon lit avec la porte de la sdb. C'est l'ami de Talles qui est clairement bourré.

Puis il ressort de la salle de bain et erre dans le dortoir. Quand il s'approche de mon lit, Douglas l'interpelle et il fait demi tour... Je vais avoir du mal à me rendormir après ça.

Mon réveil sonne à 9h. Je me lève, je vais me laver le visage et préparer mon sac pour la journée.


Quand Douglas voit que je suis levée il me dit bonjour très fort, alors que l'ami de Talles dort encore à côté de lui. Je vais le voir et lui demande de m'expliquer ce qui s'est passé.


Pour situer l'histoire, on a tous suspendu nos serviettes sur les lits de dessus pour qu'elles sèchent. Donc c'est comme si on avait un rideau qui ferme nos lits. Douglas et moi on est contre un mur de l'autre côté. Geneviève, elle, a mis sa serviette de mon côté, et de l'autre côté elle est proche de l'escalier d'arrivée et on la voit dormir. Le nouveau, Jesiel, est aussi contre un mur, mais n'a pas mis de serviette.


Douglas me raconte que l'ami de Talles est arrivé à 6h, il a tiré sur la serviette de Douglas pour voir dans le lit et a tout fait tomber. Ça a réveillé Douglas du coup qui n'a pas compris.

Puis l'ami de Talles est allé dans la salle de bain. Quand il est ressorti, il s'est dirigé vers le lit de Geneviève et l'a regardé dormir. Puis il s'est dirigé vers mon lit et c'est là que Douglas l'a interpellé et lui a montré le lit libre en plein milieu de la pièce. Le gars s'est donc allongé dessus et n'a plus bougé. Douglas est resté un moment sur son téléphone pour s'en assurer.


Après cette explication avec Geneviève on descend petit déjeuner et je lui raconte ce que j'ai vu et ce que Douglas m'a dit. Après ça, on croise Talles. On lui raconte. Il rigole et dit que son ami était bourré.


J'écris ensuite au gars pour le bateau et je regarde les logements pour Ilha grande.

Je reçois également un message de Rafael qui finalement ne vient pas avec nous car il fait trop gris. Vu qu'il reste ici plusieurs semaines, il préfère faire ça quand il fera beau. Je ne l'en blâme pas.


On termine donc de petit déjeuner, on se brosse les dents et on se prépare. Le gars pour le bateau me répond et je me rends compte que je me suis plantée dans l'horaire de bus. Il faut se dépêcher. On a encore des courses à faire et de l'argent à retirer.


Je speed G. et on va au supermarché juste à côté. On se sépare pour mieux régner puis on revient à l'hostal poser l'extra et on va en ville.


J'ai besoin de retirer de l'argent pour payer en cash l'excursion bateau. Je vais à ma banque habituelle, mais aucun des distributeurs ne fonctionnent, ils rejettent tous la carte ! (Je comprendrai plus tard que je me suis plantée de banque haha. Moi et ma mémoire de poisson rouge).

On trouve une autre banque juste à côté et je retire là. Pas le choix, j'aurai des frais.


Quand je sors, il reste 4 min avant le départ du van. On courre jusqu'à la gare routière. Quand on y arrive je demande à quelqu'un où est le van. Il m'explique et on y va en courant. Quand on arrive il est encore là, ouf. On monte, il ferme la porte et on part. C'était juste !


À peine assises, un vénézuélien assis sur les sièges avant nous interpelle. Il est trop gentil. Il connaît Caio, le capitaine qu'on va retrouver pour l'excursion. Et il demande à G. comment ils appellent les habitants des Etats Unis. Et il débat pendant un moment en disant que tous les habitants du continent américain sont des américains. Pas juste les états uniens. Je savais déjà que les habitants d'Amérique latine étaient très attachés à ça, mais pas Geneviève. En plus, a contrario, les Québécois détestent être appelés des américains et encore plus des Canadiens haha.


On finit par arriver au terminus. On fait un tour aux toilettes avant de retrouver le capitaine sur la plage, car on ne va pas en avoir avant un moment.


Pendant que j'attends Geneviève, je veux lui écrire, mais je constate que je n'ai aucun signal internet pour le prévenir qu'on vient d'arriver. Mais je vois un homme au loin sur la plage avec une barbe. Et le vénézuélien dans le bus m'avait dit que Caio, le capitaine, avait une barbe. Donc je lui fais signe et il vient à ma rencontre pendant que je garde la porte des toilettes qui ne ferme pas alors je G. est dedans.


Nous parlons en espagnol. Il est trop gentil. Je ne m'attendais pas à quelqu'un de jeune haha (c'est vrai que je suis vieille maintenant, mais ça me fait toujours cet effet là).

Puis quand G. sort nous parlons en anglais. Son anglais est impeccable je suis impressionnée ! Il nous demande d'où on vient et les questions habituelles.

Puis nous explique que nous allons faire le trajet avec un autre couple qui a besoin d'un bateau, et qu'il déposera après nous. Mais ils veulent manger qqch avant de partir donc nous les attendons sur la plage en nous mettant de la crème solaire.


À 12h30 c'est parti. On enlève nos chaussures et on monte dans le bateau. L'eau est très fraîche. Une fois qu'on a démarré, je ferme rapidement mon imperméable car le vent est glacial. Geneviève est trop contente, ça fait longtemps qu'elle n'a pas fait de bateau.


On fait un premier arrêt explicatif à côté des élevages d'algues pour les cosmétiques et la recherche. Nous y croisons une tortue blessée qui veut plonger mais n'y arrive pas. Elle a dû être tapée par un bateau et il y a de l'air qui est entrée dans sa coquille la pauvre. On ne la dérangera pas plus longtemps.


Puis on continue et on arrive dans le fjord. C'est très beau. Il me tarde de le voir d'en haut. On passe d'ailleurs à côté du pain de sucre que nous allons gravir. Caio nous annonce que c'est à peu près 1h30 pour monter. Mais il pense qu'on va le faire en moins de temps que ça...


Arrivés sur la plage de départ il nous dépose, nous dit qu'il revient à 16h, nous montre le départ de la randonnée puis repart.

On a les pieds pleins de sable. On voit une douche et un robinet un peu plus loin donc on se dirige là, trop heureuses de pouvoir se laver les pieds pour remettre nos baskets. Mais ils ne marchent pas. Je m'assieds donc sur un rebord qui donne sur un petit cours d'eau qui se jette dans la mer avec pleins de petits têtards dedans. Je me nettoie les pieds et je remets mes chaussures et mes chaussettes. Geneviève finit par me rejoindre car elle galère trop à faire ça sans eau haha.

Je constate alors qu'il y a pleins de têtards morts autour du cours d'eau. C'est triste. Ça doit être lié aux fortes pluies d'hier.


On est prêtes à 13h20 et on entame l'ascension. Le chemin est boueux mais ça va, on ne glisse pas.

On passe à côté d'un tronc d'arbre magnifique. Sa surface est vraiment hyper géométrique c'est fou, on dirait du papier peint. Je le touche et j'en fait le tour. Et je constate qu'il y a une plaque accrochée dessus... C'est un poteau électrique camouflé pour qu'on ne le voit pas dans la forêt 🤣 camouflage réussit du coup ! On s'est faites berner.


Et ça monte ça monte ça monte ! Ça n'en finit pas. Tantôt des marches, tantôt des cordes, tantôt des trous dans la boue, tantôt des racines d'arbres.


Malheureusement on entend et ne voit aucun animal. Juste un peu des oiseaux et quelques papillons. Mais c'est très humide et il a plu, donc je suppose qu'ils sont cachés.


On croise deux garçons qui descendent et qui nous disent que ça en vaut vraiment la peine. Ouf. Ça me motive à continuer. Car on monte dans la forêt et on ne voit rien.


Au bout d'une heure ça y est j'en ai marre. Je commence à râler fort. Pauvre Geneviève. En plus, on est dans le nuage depuis quelques minutes. C'est sûr qu'il ne se dégagera pas et qu'on ne verra rien... Mais on continue quand même. Je n'émet même pas à voix haute l'hypothèse qu'on pourrait faire demi tour.


On finit enfin par arriver sur le gros rocher final, et on ne voit rien. On voit à 5m devant tout au plus. Le rocher pourrait être au milieu de l'eau que ce serait pareil 🤣 Belle vue sur le fjord !


On décide de se poser pour manger. Il est 14h50. On a bien mis 1h30 à monter.

Il bruine. On fait nos petits sandwichs en regardant les oiseaux s'affairer autour de nous.


Puis il se met à pleuvoir. De plus en plus fort. On s'équipe.

On constate que les fourmis repartent déjà avec les miettes de G. Elles n'ont pas perdu de temps ! On est restées moins de 20 min !


Et on reprend le chemin en sens inverse. Il pleut toujours. On se dit que ça va être moins fort quand on sera sous le couvert des arbres, mais que nenni.


La descente est quand mĂŞme plus facile. MĂŞme si les marches sont hautes, on prend notre temps et c'est vraiment cool.

G. prend son pied. Elle adore la pluie. Pourtant elle préfère largement les montées aux descentes car ça lui fait mal aux genoux, mais là c'est différent. On fait du parkours !


Ça devient de plus en plus mouillé. Il y a même des flaques qui se forment entre les branches d'arbres sur le chemin. Je finis par avoir les pieds trempés et Geneviève aussi.


À moment donné je veux d'ailleurs descendre accroupie car il n'y a nulle part où s'accrocher, et me laisser glisser sur les pieds comme j'ai l'habitude de faire, mais le sol est vraiment mouillé donc ça glisse beaucoup plus vite et je finis sur les fesses. J'ai cru ne pas arriver à m'arrêter tellement c'était pentu haha. Suite à ça j'ai les fesses et le bas du manteau plein de boue...


En bas Caio, nous attend. On a mis 1h10 Ă  descendre en se pressant avec la pluie mais en faisant attention Ă  ne pas tomber. Ce serait dommage de se faire une cheville au milieu de rien.

On enlève à nouveau nos chaussures et on monte à bord. J'ai le cul plein de boue. Je pense que je vais laisser une grosse trace sur le banc.


Il pleut et tout le fjord est dans le nuage. On ne voit rien. Les montagnes apparaissent presque au dernier moment, c'est très beau.

Par contre il a beau avoir couvert le bateau avec son petit toit, étant donné qu'on va vite, on se prend toute la pluie en pleine face et sur nous. On finit trempées jusqu'à la culotte, ce qui n'était pas encore le cas avec la descente du pain de sucre 🤣

G. est aux anges et souris tout le long.


On se dit que ces paysages ça fait film d'apocalypse, de fin du monde ou d'horreur. Il va nous amener qqpart et nous tuer.

Et en arrivant proche de la plage, mais bien 20 mètres avant, il arrête le moteur et nous propose de passer à travers les mangroves car c'est là qu'il va garer le bateau. Et on pourra revenir sur la route principale par un autre chemin. On accepte tout de suite ! G. a son couteau suisse. S'il veut nous tuer elle s'en servira 🤣


Il bifurque donc, longe la plage et entre dans la mangrove. Et une fois dedans, il accélère franchement car il y a moins de vent. Geneviève rigole tout du long ! Et c'est trop beau. Il fait pleins de zigzags. On passe sous un pont suspendu. On voit un bel oiseau sur le côté.

Et c'est fini. Il nous dépose au parking bateau.


En garant le sien, il en pousse 2 autres pour se glisser entre. C'est sûr qu'on ne peut pas faire ça avec une voiture !


En me levant je constate effectivement que j'ai laissé la grosse marque de mes fesses boueuses sur le banc du bateau. Haha. Désolée !


On descends pieds nus. Je continue pieds nus tout le long du chemin jusqu'à la route principale puis à l'arrêt de bus juste à côté. Geneviève, elle, se lave les pieds dans une flaque boueuse avant de me rejoindre à l'arrêt de bus. Moi je vais prendre mon temps et me laver dans la flaque sous l'arrêt de bus. Au moins j'ai quelque chose pour me tenir et ne pas perdre l'équilibre.


J'en profite pour enlever mon t shirt trempé et je met mon pull sec. Je n'ai pas froid, mais à ne plus bouger ça ne devrait pas tarder. Puis Caio nous rejoint. Il prend le même bus que nous pour rentrer chez lui.

J'enlève ensuite mon pantalon et je met le short sec de G. car je n'ai aucun change. Et mon pantalon est à essorer. Elle, ne veut pas se changer. Elle n'a pas froid.


Je termine par laver mes pieds dans la flaque de l'arrêt de bus et remettre mes chaussettes et chaussures. Ça y est, on est des femmes de la forêt, on se lave dans les flaques de boue haha.


On discute avec Caio pendant tout le temps d'attente. Il parle un anglais parfait. Il nous explique qu'il a travaillé en Irlande quelques années. Je comprends mieux le petit d'accent sur certains mots.


À 17h40, juste avant la nuit, le van finit par arriver. Je me mets à une place solo car je ne veux pas frotter mon sac sur l'arrière des sièges. Geneviève fait pareil. De toute façon, le van est presque vide.


Caio descend avant la fin et nous dit au-revoir. Il était vraiment trop cool.


Quand on arrive à la gare routière de Paraty, il pleut toujours. On a vraiment pas envie de marcher encore sous la pluie. G. est frigorifiée et en a marre de la pluie. En fait, elle aime la pluie quand on peut rentrer chez soi, avoir du chauffage et tout sécher. Pas quand tout reste humide pendant des jours et qu'on ne peut pas se réchauffer.


20min après on arrive enfin à l'hostal. Trempées. Même mon imperméable a rendu l'âme et la pluie a traversé les coutures.

Il n'y a personne, tout est éteint. On allume les lumières et on pose nos affaires trempées dans le salon. G. va direct à la douche chaude du bas. Je tente celle du haut, mais elle est froide. J'attends donc patiemment qu'elle ait finit.


Puis je prends ma douche chaude et j'étends mes fringues dans mon lit avec la corde à linge. Ce ne sera clairement pas sec demain.


Puis on commande une pizza à livrer car il est hors de question de faire à manger maintenant ou qu'on sorte une nouvelle fois sous la pluie. Talles nous fait commander avec son compte pour que ce soit plus facile et on le rembourse par carte. Impeccable. Il nous convainct d'ailleurs de prendre une pizza pour deux car elles sont grosses. Verdict : on aura encore faim après avoir tout mangé 🤣


Et Douglas rentre de sa journée à ce moment là ! Il n'est pas encore parti ! On est trop contentes car il devait partir aujourd'hui et on a oublié de lui dire au-revoir ce matin. On se fait des câlins haha.


En attendant notre pizza, on se pose dans la chambre pour décider quoi faire demain, car il faut vraiment prendre une décision. On décide donc d'aller à Ubatuba 1 nuit, puis de continuer à descendre proche de Sao Paulo là où il y a encore des plages.


Notre pizza finit par arriver et on descend manger dans le salon devant the Pitt avec Talles. Une fois terminée, je reserve le bus pour demain et le dodo.


On arrête à 22h20 car on est fatiguées.

On se couche Ă  23h30.



 
 
 

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