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🇬đŸ‡č Ascension Acatenango

  • shoupy33
  • 2 janv.
  • 23 min de lecture

28/12/2025

Je suis rĂ©veillĂ©e Ă  4h car j'ai trop envie de faire pipi. Étonnant !


Par contre impossible de me rendormir, j'ai froid, la couette est trop petite et le plaid est dĂ©jĂ  dans le sac. J'ai quand mĂȘme dormi 6h c'est dĂ©jĂ  ça.

Je somnole pendant 2h puis le réveil sonne. Il est 6h, c'est partiiii !


Habillage, lavage de face et petit déjeuner de chat GPT : gruau noix banane thé + médoc altitude + 500mL d'eau.


A 7h45 je dĂ©colle car c'est rdv Ă  8h Ă  l'agence. J'ai pris l'auberge la plus proche mais j'ai quand mĂȘme bien 15 min de marche. Je suis avec mes deux sacs. La ville est dĂ©jĂ  bien rĂ©veillĂ©e et mĂȘme le volcan Fuego que je vais voir de plus prĂȘt ce soir me dit bonjour.



Il y a dĂ©jĂ  la queue devant l'agence. Je suis derriĂšre un gars avec un sac de rando et un matelas de sol ultra lĂ©ger qui a l'air hyper bien prĂ©parĂ© đŸ˜± Clairement je suis une petite joueuse... Mais comme je dis Ă  tout le monde depuis le dĂ©but, je sais que ça va ĂȘtre difficile, j'y suis prĂ©parĂ©e, et tout est dans la tĂȘte. Je le ferai Ă  mon rythme en respectant les besoins de mon corps.


Par contre la queue n'en finit pas de s'agrandir (sans mauvais jeu de mot). Moi qui voulais partir avec un petit groupe de personnes, je pense qu'on est pas moins de 50 !


C'est enfin Ă  mon tour. J'ai dĂ©jĂ  payĂ© en ligne donc ils me font juste signer une dĂ©charge comme quoi je suis consciente des risques et je les autorise Ă  m'amener Ă  l'hĂŽpital s'il y a un accident. Je met ma soeur en contact d'urgence car elle est sur le mĂȘme fuseau horaire que moi, ça rend les choses plus faciles.


On me donne les bĂątons que j'ai louĂ© sur les recommandations de plusieurs personnes, mĂȘme si je n'en ai jamais utilisĂ©s.

Je re précise que je suis sans gluten et un des guides l'écrit sur un papier. Puis je sors de l'agence.


Dehors, j'engage la conversation avec le gars qui Ă©tait devant moi, Kuandu. Certes il a l'air hyper bien prĂ©parĂ©, mais en fait il a tout achetĂ© neuf pour cette ascension et il n'a jamais randonnĂ© đŸ˜± C'est son anniversaire et il voulait marquer le coup. Je vois qu'il y a pire que moi 😅


Apparemment de ce que je comprends tout le monde n'a pas de bĂąton, donc ils en commandent pour le lieu d'arrivĂ©e en bas du volcan. Ça commence bien.


À 9h c'est parti. C'est un peu le bordel. On est trĂšs nombreux. Je dirai 60 personnes. Un des guide nous donne des instructions en anglais et nous explique comment ça va se dĂ©rouler.


Je monte dans un mini bus et c'est parti. Le bus est rempli d'italiens. On en a pour 40min de route pour rejoindre le point de départ au pied du volcan Acatenango.



Pour la petite précision, Acatenango est le 3Úme plus haut volcan du Guatemala. L'objectif est de grimper le volcan endormi Acatenango jusqu'au camp de base. On part de la ville de La Soledad qui est déjà à 2400m d'altitude pour rejoindre le camp de base à 3500m d'altitude. Cette randonnée prend entre 4 à 6h pour gravir les 1100m de dénivelé (je compte sur 7h pour ma part).


Une fois arrivĂ©s au camp de base, on fait une petite pause et on repart pour gravir le volcan Fuego qui est en activitĂ©, et le voir de nuit, ce qui est le plus impressionnant. Le point d'observation est situĂ© Ă  3600m d'altitude, mais il faut redescendre une partie d'Acatenango pour gravir ensuite le Fuego. Le temps estimĂ© est de 45min. On fait ensuite le chemin en sens inverse jusqu'au camp de base, on mange et on dort. Sachant qu'il peut faire jusqu'Ă  -5°C au camp de base. Mais dans la prestation ils prĂȘtent des grosses vestes, des gants, des bonnets et des sacs de couchage.



Lendemain matin réveil prévu à 3h pour grimper jusqu'au sommet du volcan Acatenango voir le lever de soleil : 420m de dénivelé, temps estimé 1h45, chemin d'1,8km. Vue sur le cratÚre endormi et sur toute la vallée. C'est la partie la plus difficile car c'est comme une dune de sable noir et on a l'impression de ne pas avancer.



Et aprÚs ça on redescend au camp de base pour le petit déjeuner à 8h, et on redescend tout le volcan jusqu'à La Soledad. Arrivée prévue à 10h30.



Maintenant vous vous représentez le truc dans lequel je me suis embarquée haha.


A l'arrivée je vais aux toilettes puis je demande un Sherpa. Avec les 4L d'eau comme je disais c'est beaucoup trop lourd. Je suis la premiÚre à demander. Il a 14 ans et s'appelle Cristian... Il fait ça tous les jours ! On ne se rend pas compte à quel point on est privilégiés. Je negocie le prix et je l'ai pour 250Q au lieu de 300. Finalement, d'autres personnes demanderont également un Sherpa et il donnera mon sac à un guide qui en portera 2, et lui en prendra 3. Un autre porteur Marvin qui restera avec nous trÚs souvent lors de l'ascension d'Acatenango en portera 3 aussi. Et ils font ça tous les jours.... Quelle vie. Ils demanderont réguliÚrement à chaque pause si quelqu'un d'autre à besoin d'un porteur. Et plusieurs personnes feront appel à leurs services en cours de route.


Puis on se met en file indienne pour donner les 100Q d'entrée au parc en espÚce au guide. C'est tellement mal organisé qu'ils ne notent pas quelque part qui donne et qui ne donne pas et à la fin il manque 300Q. Ils demanderont aux derniÚres personnes passées de faire le complément...


Ils nous donnent ensuite notre repas du soir que nous devons Ă©galement porter. Des pĂątes dans un tupperware. Je prĂ©cise que je suis sans gluten mais ils ne font rien. Je prends quand mĂȘme les pĂątes, j'ai bien l'intention de manger quelque chose ce soir.


Puis des groupes se forment et partent les uns aprÚs les autres. A cause de ma demande pour le sans gluten qui prendra du temps je me retrouve dans le dernier groupe à partir, avec les autres personnes qui ont des intolérances et ont rùlées avec moi, et ceux qui n'avaient pas de bùtons haha.


On se rend au départ de la randonnée et l'ascension commence. On est un groupe de 26 personnes. Il est 10h45.


Sur les premiers temps on croise Ă©normĂ©ment de personnes. C'est mĂȘme compliquĂ© de se croiser Ă  certains endroits tellement le chemin est Ă©troit. On doit attendre pour laisser passer les gens et que quelqu'un en face veuille bien nous laisser passer.


Je trouve qu'on fait beaucoup de pauses. Je n'ai pas l'impression d'avancer avec tout ce monde et toutes ces pauses. J'ai l'impression que nous sommes des escargots. Je me dis que les 6h de randonnée estimé au max c'est avec les bouchons, et que sans personne c'est en 3h haha.


On arrive au premier "stand" de ravitaillement. Ils vendent des smoothies, des crĂȘpes, des chips, des bananes, des boissons. Certaines personnes sont Ă©tonnĂ©es, pas moi. C'est partout comme ça ici, il y a des vendeurs partout, mĂȘme Ă  Tikal. Je m'y attendais. J'achĂšte 2 bananes pour la route.

Je me dis qu'il y aura d'autres stands sur la route, mais peut ĂȘtre pas sur la fin. Donc je prĂ©fĂšre prĂ©voir maintenant.


Puis on redémarre. A moment donné le chemin s'élargit et il y a moins de monde. Je pense qu'on a passé le plus gros des personnes qui descendaient.


Et ça monte toujours. En fait le chemin est en montée depuis le départ. Il n'y a jamais de plat pour se reposer. Nous trouvons des endroits sur les cÎtés pour faire des pauses qui ont été aménagés, mais le chemin en tant que tel est toujours en montée. Et c'est un chemin emprunté par des centaines de personnes par jour, piétiné, donc de la terre avec des cailloux. Et c'est trÚs glissant à certains moments.


On rentre dans le dur. C'est trĂšs dur. Mon cƓur bat fort. Je sens les effets de l'altitude mĂȘme si je gĂšre plutĂŽt pas mal avec le mĂ©dicament et les Ă©lectrolytes. Je veux dire que je sens que mon cƓur bat plus fort et plus vite que d'habitude, j'ai un peu des fourmis dans le bout des doigts, et je sens que respirer est un peu plus difficile que d'habitude, mais ce n'est pas comme Ă  Mexico quand je suis arrivĂ©e oĂč respirer Ă©tait quasi impossible. Mon corps le sent mais ça va.


Par contre c'est une montĂ©e sans fin. Je monte trĂšs lentement, pas Ă  pas, Ă  mon rythme. Je prĂ©serve mon Ă©nergie car je sais que ça va ĂȘtre long, et qu'il y a encore le Fuego derriĂšre, la nuit dans le froid, et l'ascension et le retour le lendemain. Je sais dĂ©jĂ  que si je suis trop fatiguĂ©e je ne ferai pas l'ascension. C'est mon joker. Par contre je veux faire le Fuego. En fait ce qui me fait le plus peur c'est la nuit dans le froid.

Mais je continue d'avancer et je ne suis pas la derniĂšre.


Nous croisons des gens qui descendent en courant. C'est malade. Genre des trailers qui font ça Ă  la journĂ©e. Ils montent et descendent en courant. Je ne comprend dĂ©cidĂ©ment pas ces gens mĂȘme si je respecte haha. Mais les autres personnes qui descendent normalement ont l'air d'aller plutĂŽt bien, ce qui nous rassure pour la suite.


On fait toujours trĂšs rĂ©guliĂšrement des pauses pour attendre les derniers et/ou s'habituer Ă  l'altitude. On s'arrĂȘte Ă  chaque "stands" de ravitaillement. Il y en a 5 le long de l'ascension. Et on fait d'autres pauses entre temps. J'ai des dattes et des Ă©lectrolytes. Je ne veux pas trop manger car avec l'altitude ça peut ĂȘtre plus difficile. Je mangerai une fois arrivĂ©e au camp.


Vers 13h tout le monde mange un sandwich. J'apprends donc qu'ils ont donné des sandwichs lors de la signature de la décharge à l'agence. Moi je n'ai rien eu haha. Du coup je ne mange pas.


Au fur et Ă  mesure de l'ascension on finit par ĂȘtre un petit groupe qui va Ă  la mĂȘme vitesse. On est avant derniers, avec une fille sur laquelle je cale ma vitesse (ça m'Ă©vite de rĂ©flĂ©chir), un couple et Adrianna. Adrianna finira par abandonner et donner son sac Ă  un porteur Ă  la moitiĂ© de l'ascension. Le porteur Marvin restera avec nous la plupart du temps.


J'accroche vraiment bien avec Adriana. Elle me propose mĂȘme de me donner Ă  manger ou de m'en acheter car je n'ai pas eu de sandwich, elle est trop chou. Elle est d'origine Colombienne mais vit aux Etats Unis depuis toujours. Elle est basĂ©e Ă  Los Angeles en ce moment. Elle est en vacances ici avec sa maman, mais elle monte seule le volcan aujourd'hui.


Je suis encore un peu malade d'il y a quinze jours et c'est de plus en plus compliqué de tousser avec l'air qui manque. C'est trÚs bizarre comme sensation.


Les guides et porteurs communiquent réguliÚrement par talky walky pour savoir combien ils ont de personnes et si personne ne manque, c'est trÚs rassurant (pour de vrai). Comme ça le groupe de 26 s'est naturellement scindé par vitesse de montée, et les guides et porteurs se sont repartis les groupes.


On croise réguliÚrement des cheveux qui doivent amener des provisions aux stands les plus éloignés. Les pauvres sont trempés de sueur. Il n'y a pas que nous pour qui c'est difficile.


A 14h30 on fait notre derniùre pause assis. Le guide nous dit qu'aprùs c'est plus facile et qu'on atteindra le camp dans 1h. C'est mal nous connaütre 😅



Sur le chemin on constate qu'on est au dessus des nuages, et on voit un volcan émerger. On se dit que c'est Fuego, mais il nous paraßt tellement loin !



En fait en demandant au guide c'est le volcan Agua. Le volcan Fuego était caché tout le long de l'ascension par le volcan Acatenango. Quand on le voit il est effectivement beaucoup moins loin et on est rassurés, car la distance ne nous paraissait pas réaliste à parcourir en 45min. Il nous fait d'ailleurs un petit pet de fumée de coucou.




On arrive au camp un peu aprÚs 16h30. On aura donc mis 6h pour faire l'ascension jusqu'au camp de base. Je pensais mettre davantage je suis contente. Enfin c'est relatif car j'en ai vraiment chié haha.


Fuego nous régale, il crache réguliÚrement sa fumée. On a une belle vue depuis le campement c'est incroyable.


Fuego vu du camp de base
Fuego vu du camp de base

Agua vu du camp de base
Agua vu du camp de base

On commence Ă  avoir un peu froid avec le vent et le soleil qui descend donc on demande oĂč on peut rĂ©cupĂ©rer les gants, les bonnets et les vestes promis. Visiblement c'Ă©tait au village de La Soledad qu'ils Ă©taient remis... Certaines personnes en ont eu, mais il n'y en avait pas assez pour tout le monde. Ils ont dĂ» faire la distribution pendant que j'Ă©tais aux toilettes... Super. Je n'ai donc pas de gants, pas de bonnet et pas de veste supplĂ©mentaire alors que je comptais dessus...


Ici ce sont des toilettes sĂšches. Normal vu qu'on est en haut d'un volcan. Il n'y a pas non plus d'Ă©lectricitĂ© ! Certaines personnes trouvent ça dĂ©goĂ»tant et font donc leurs besoins Ă  l'extĂ©rieur des toilettes.... Hyper respectueux pour tout le monde et pour la nature ! Il y a des papiers partout. MĂȘme dans les toilettes visiblement c'est compliquĂ© de viser dans la poubelle đŸ€ŠđŸ»â€â™€ïž


Le Sherpa Cristian me demande si j'aurai besoin de ses services demain. Visiblement les 250Q c'était juste pour l'aller ! Je lui demande si je peux lui répondre demain matin en fonction de comment je me sens et du poids de mon sac sans l'eau. Il dit qu'il n'y a pas de problÚme. Trop choupi.


On s'installe dans un dortoir. Il y a 6 sacs de couchage alignĂ©s sur cinq matelas de lits disposĂ©s sur une planche en bois. Au niveau de la tĂȘte il y a des grosses couvertures pliĂ©es. On reste ensemble avec Adriana et ses deux amies espagnoles qu'elle a rencontrĂ© dans le bus. Et deux autres filles, Gigi et Danny, se joignent Ă  nous. D'ailleurs Gigi me donnera son sandwich du midi car elle a Ă©galement des intolĂ©rances et ne pourra pas le manger. Merciiiiii. J'en dĂ©vore la moitiĂ© car j'ai vraiment faim. J'espĂšre que ça passera.



On pose nos affaires, on se change avec davantage de couches car le soleil va bientĂŽt se coucher, on prend nos frontales, on vide nos sacs et Ă  18h on dĂ©colle pour le Fuego. Je pense que c'est une mauvaise idĂ©e, vu comment j'en ai chiĂ© pour l'ascension d'Acatenango, mais j'y vais quand mĂȘme. Au pire je fais demi tour.



La descente d'Acatenango pour rejoindre le chemin sur Fuego est dĂ©jĂ  difficile en elle mĂȘme. Tout le monde allume sa frontale le plus tard possible pour Ă©conomiser de la batterie. Adriana me dit qu'elle a peur dans le noir donc elle sera de plus en plus lente. Et elle prĂ©fĂ©rerait que je sois devant quand il fera totalement noir. Pas de problĂšme.


Bizarrement j'ai peur du noir aussi mais avec les annĂ©es (haha la vieille) c'est de moins en moins pire, et ici je sais qu'on est en haut d'un volcan, il n'y a pas de gros animaux sauvages voire pas d'animaux du tout vu comment il fait froid la nuit, qu'il y a quand mĂȘme beaucoup de gens autour de nous et qu'on a de supers guides. Donc ça va, je gĂšre đŸ’ȘđŸ»


Au fur et Ă  mesure que le soleil se couche on voit toutes les lumiĂšres des lampes frontales des gens dans les arbres le long du chemin pour monter au Fuego c'est trĂšs beau. Pleins de petites lumiĂšres qui avancent haha.


La montĂ©e est encore plus difficile que la descente. Ça glisse beaucoup, il y a trĂšs peu de vĂ©gĂ©tation, et c'est beaucoup plus pentu que la montĂ©e d'Acatenango. Merci Ă  ceux qui m'ont conseillĂ© de prendre des bĂątons.


Et ça y est, le moment fatidique est arrivĂ©. A moment donnĂ© je n'en peux plus, je dĂ©cide d'abandonner. Il y a encore tout le chemin du retour Ă  faire et clairement je ne suis plus capable. Je suis fatiguĂ©e, j'ai froid et chaud en mĂȘme temps, j'ai faim, j'ai Ă  peine l'Ă©nergie pour le retour. Je me dis que la prochaine fois que je vois le guide je le lui dis. Mais quand je le rejoins, il dit qu'il reste 5min jusqu'au sommet. Donc je continue.


Nous arrivons en haut 1h aprĂšs le dĂ©part du camp de base. Il fait tellement froid avec le vent ! Je met mes couches de vĂȘtements supplĂ©mentaires : une doudoune et mon coupe vent. J'avais dĂ©jĂ  le t shirt technique, le pull, le cache cou, le cache oreille et la casquette (vu que je n'ai pas de bonnet). J'ai les doigts congelĂ©s.



Adriana ne se sent pas bien avec l'altitude. Elle reste assise la tĂȘte entre les jambes. AprĂšs quelques minutes ça va mieux.


Je fais quelques photos. Mais clairement mon tĂ©lĂ©phone n'est pas compĂ©tent en basse luminositĂ© et j'ai trop froid aux mains haha. J'ai l'impression de moins bien profiter du moment Ă  cause de tout ça et de la fatigue. J'admire quand mĂȘme chaque Ă©ruption. Dans le noir on voit vraiment bien la lave sortir c'est incroyable. Et le bruit ! On dirait la respiration de la Terre.




Puis on redescend. Il est 20h.


La descente est trĂšs trĂšs lente. Adriana a peur. Elle a peur du vide, et peur de tomber en avant et de finir en bas du volcan. Je la rassure comme je peux mais c'est trĂšs glissant donc ça n'aide pas. Je suis devant elle et je lui montre oĂč mettre ses pieds quand c'est stable. Je lui montre comment positionner ses pieds, comment s'aider des bĂątons et mĂȘme comment tomber pour qu'elle ait moins d'apprĂ©hension.

Je tombe moi mĂȘme 2 fois, dont une fois sur mes bĂątons. Ça fait bien mal !


Nous finissons par arriver au niveau de Gigi et Danny qui Ă©taient les derniĂšres du groupe aujourd'hui. On se rend compte qu'elles n'ont pas de frontale ! Comment c'est possible que les guides les aient laissĂ© partir comme ça ! Donc Gigi veut que je les Ă©claire (ce n'est pas vraiment une demande faite gentillement). Au dĂ©but elle se place juste derriĂšre moi comme ça elle voit oĂč je marche et elle peut avancer plus vite. Mais je ne peux pas aider Adriana avec Gigi entre nous. Et j'ai beau lui demander de se mettre devant moi elle ne veut pas.


A moment donnĂ© je ne lui laisse plus le choix et je me place entre elle et Adriana. Mais Ă  chaque fois que je me retourne pour aider Adriana, Gigi me dit "lumiĂšre !". Je comprends qu'elle ait peur aussi, mais ça n'empĂȘche pas d'ĂȘtre gentil ! Et elle se comporte de la mĂȘme maniĂšre avec les gens que nous croisons. Elle leur demande en anglais de lui Ă©clairer le chemin car elle n'a pas de lumiĂšre, et ne dit mĂȘme pas merci quand ils le font !

De plus, elle ne se pousse jamais pour laisser passer les gens, elle reste toujours en plein milieu du passage mĂȘme quand elle fait une pause, donc il y a une file incroyable de personnes qui attendent derriĂšre elle. Un groupe a dĂ» attendre trĂšs longtemps le reste de ses membres en bas Ă  cause d'elle.

Et enfin, à chaque fois que notre guide super gentil et patient lui demande comment ça va, elle ne repond pas. Adriana lui demande alors en anglais comment ça va et elle répond juste "je suis trÚs fatiguée". Quel manque de respect.


On finit par les semer car je n'en peux plus de son comportement. A moment donnĂ© elle s'arrĂȘte pour refaire son lacet ou je ne sais quoi et je la dĂ©passe. Adriana me suis. Ça va un moment d'ĂȘtre gentille.

MĂȘme le guide n'en peut plus.

Elle finira par Ă©puiser quelqu'un d'autre qui lui donnera sa lampe frontale ! Je plains son amie Danny qui est extrĂȘmement gentille.

Mais on doit quand mĂȘme rĂ©guliĂšrement les attendre car on est seulement 4 avec le guide, donc on ne peut pas avancer sans elles. Par contre, dĂšs qu'on les aperçoit, on continue d'avancer.


On finit par demander au talky walky à quelqu'un qui est au camp de venir nous récupérer, et on promet de le payer pour ça. Cristian finit par se motiver et venir nous rejoindre. Alléluia ! Il restera avec les filles car il a déjà mangé, et Océas remontera avec nous. Malgré la pente abrupte de la fin de la randonnée on arrivera largement avant elles. On arrivera au camp à 23h, soit 3h pour revenir du Fuego !


On mange les pùtes à la sauce tomate (sur le coup j'ai oublié qu'il y avait une option végétarienne) et on se brosse les dents.


Au moment de se changer pour mettre nos couches on a tellement froid c'est duuuur. On met le plus de couches possibles, on se faufile dans nos sacs de couchage, j'ajoute plaidoux dans le mien, on se couvre des couvertures et on essaye de dormir. J'ai quand mĂȘme trĂšs froid et mes pieds ne veulent pas se rĂ©chauffer. J'ai 2 paires de chaussettes en laine et des chaufferettes Ă©lectriques entre les deux, j'ai deux pantalons dont un Uniqlo warm, la doudoune de Sonja sur les cuisses, j'ai un t shirt technique, un t shirt manches longues Uniqlo warm, un pull, une doudoune, un cache cou, un cache oreille, et un t shirt en turban autour de la tĂȘte VU QUE JE N'AI PAS DE BONNET TABARNAK (dĂ©solĂ©e j'ai froid haha).

On va tous ĂȘtre malades dans les prochains jours c'est sĂ»r. Enfin surtout moi.


Du coup je n'ai pas dormi de la nuit. En plus je dors sur le cĂŽtĂ©, mais dĂšs que je me mets sur le cĂŽtĂ© je ne peux plus respirer. C'est trop difficile avec l'altitude j'ai l'impression que mes poumons sont Ă©crasĂ©s. Quand je m'allonge sur le dos les jambes tendues j'ai encore plus froid aux pieds. Bref. Une belle nuit de sommeil haha. Par contre j'ai entendu chaque Ă©ruption de Fuego c'Ă©tait incroyable. Vers 2h du matin elles Ă©taient super fortes elles faisaient tout trembler. Mais je ne voyais rien Ă  travers les fenĂȘtres du dortoir il y avait trop de buĂ©e, et de m'assoir brusquement je n'arrivais plus Ă  respirer aprĂšs.


Par contre vers 2h j'ai entendu Danny gémir de froid à cÎté de moi, et j'ai constaté qu'elle ne s'était pas mise dans son sac de couchage ! Je l'ai donc aidée à se glisser dedans et à le fermer, j'ai ajouté la couverture sur elle, et dans les 5 min elle s'est endormie (trop de chance).


Certaines personnes se sont levĂ©es Ă  3h pour aller voir le lever de soleil en haut d'Acatenango, mais Adriana et moi non. On en avait dĂ©jĂ  parlĂ© hier soir, on ne se sentait pas capable sachant que c'Ă©tait la partie la plus difficile. On s'est dit qu'on allait le regarder du camp. Les deux filles de notre dortoir qui se sont levĂ©es Ă  3h pour le faire nous ont donnĂ© leur couches de sacs de couchage et de couvertures 🎉 J'en ai pris deux et je les Ă©talĂ©s sur moi et Adriana. Gigi a tout gardĂ© pour elle pendant que Danny dormait...


J'ai profitĂ© d'ĂȘtre levĂ©e pour manger un bout et boire car j'avais trop faim.

Et j'ai pu constater que j'avais mal lĂ  oĂč j'Ă©tais tombĂ©e sur mes bĂątons. Je vais avoir un beau bleu.


Le rĂ©veil sonne Ă  5h30. De toute façon je n'ai pas dormi. Mais c'est quand mĂȘme difficile de sortir du sac de couchage et de s'habiller pour sortir. Je prends mĂȘme une des grosses couvertures pour ajouter sur mes Ă©paules et sortir.


Les lumiÚres et la vue sont incroyables, surtout avec Fuego qui crache réguliÚrement. Le soleil qui arrive et éclaire son flanc de couleurs orangées c'est magnifique.









Par contre je me sens nauséeuse à cause de l'altitude donc je reste assise un moment, et dÚs qu'on nous sert le petit déjeuner je prends le médicament pour l'altitude.






Quand le soleil sort enfin pour de bon de derriÚre les montagnes c'est trÚs agréable de sentir sa chaleur. J'ai eu tellement froid !





On était là ! Vous voyez les petits gens ?
On était là ! Vous voyez les petits gens ?



Puis on fait nos sacs afin d'ĂȘtre prĂȘts quand les autres redescendront d'Acatenango vers 8h.


Mon sac est quand mĂȘme lourd, mais ça va le faire. Au pire en cours de route je peux toujours changer d'avis. Je vide toute l'eau qu'il me reste (je la donne Ă  la cuisine) et je ne garde qu'un litre pour la descente.


Gigi et Danny qui étaient les plus lentes hier sont priées de partir en premier pour ne pas retarder le groupe. Elles partent donc 1h avant nous, vers 7h.


En attendant les autres, je discute avec plusieurs personnes et je me rends compte que peu d'entre eux ont dormi, et vraiment pas longtemps. Tout le monde a eu extrĂȘmement froid.


Les autres arrivent, ils prennent leur petit déjeuner et c'est parti. Il est 8h20.


La montée du départ pour quitter le camp est trÚs difficile. Je sens particuliÚrement mes mollets. Mais je me dis que c'est l'échauffement haha. Puis la pente s'adoucit. Je suis toujours aussi lente en montée, c'est vraiment ce que je déteste le plus.


Puis on passe au plat. Ça me fait bizarre au dĂ©but je ne suis plus habituĂ©e. On dirait que je ne sais plus marcher.




Et aprĂšs l'emplacement de la derniĂšre pause d'hier la descente commence.




Plus le temps passe et plus la descente est difficile. J'ai mal aux genoux et aux pieds. Mes orteils sont collés sur le devant de mes chaussures avec la pente. Oui je ne fais que me plaindre mais je m'en fou c'est mon carnet de voyage haha.


On restera tout le chemin du retour avec Adriana et Denis à aller à notre vitesse. On sera encore les avants derniers mais on est tellement fatigués qu'on préfÚre prendre notre temps, et de toute façon ils se sentent oppressés quand quelqu'un est derriÚre eux donc on est trÚs réguliÚrement seuls tous les trois et c'est plutÎt cool. D'ailleurs sur le chemin plat du début on se fait la réflexion qu'on pourrait marcher comme ça toute la journée tellement le cadre est incroyable. Mais bizarrement dans la descente on a plus eu cette réflexion haha.



On a vraiment l'impression que cette p***** de descente ne s'arrĂȘtera jamais. Étant donnĂ© qu'on a mis 6h Ă  monter et que c'Ă©tait trĂšs difficile on ne se souvient plus d'oĂč on a vu tel stand ou tel arbre ou tel lieu de pause. On est incapables de se rendre compte de la distance parcourue et du temps restant et c'est hyper frustrant. A moment donnĂ© on se retrouvera mĂȘme Ă  une intersection et Ă©tant donnĂ© qu'on est seuls sans guide ou sans porteur on ne saura pas oĂč aller. Je dĂ©cide donc du chemin Ă  suivre en fonction de mes souvenirs et heureusement c'Ă©tait la bonne pioche, car CLAIREMENT aucun de nous n'aurait fait demi tour et gravi la pente Ă  nouveau pour prendre l'autre chemin haha.



Notre guide principal OcĂ©as est restĂ© au camp tout ranger. Et quand il a eu terminĂ© il nous a rejoint en courant avec d'autres guides brother's ! On Ă©tait dĂ©jĂ  Ă  mi parcours visiblement. Ils sont fous. Ils font ça 3 fois par semaine, donc ils ont seulement un jour de repos dans la semaine. MĂȘme payĂ©e trĂšs cher je ne le ferai pas !





A moment donné je manque tomber et en me rattrapant avec mon gros sac je me fais mal au genou droit... C'est compliqué pour la suite mais je compense avec l'autre jambe. J'ai tellement mal aux genoux et aux pieds !


Je pense qu'on commence Ă  arriver vers la fin car on croise de plus en plus de gens qui montent. Et c'est de nouveau les embouteillages. On croise d'ailleurs des groupes brother's qui montent.


On rĂ©cupĂšre aussi une fille d'un des groupes du dĂ©part d'aujourd'hui qui a dĂ©jĂ  abandonnĂ©, car elle se sent mal avec l'altitude alors qu'elle est juste au dĂ©but du chemin. Quel dommage. Elle est vraiment en colĂšre contre elle mĂȘme car elle est italienne et elle randonnĂ©e beaucoup en montagne. Mais on ne peut pas lutter contre le mal d'altitude.


Puis c'est fini. Enfiiiiiin ! Il est 12h. En marchant sur la route ça me fait tout bizarre. Je continue à utiliser les bñtons par habitude, j'ai l'impression que je ne sais plus marcher sans 😅


Avec Adriana et Denis on donne de beaux pourboires aux guides et aux porteurs qui font un travail de fou. On remercie grandement OcĂ©as pour sa patience d'hier soir. On a dĂ©jĂ  donnĂ© le pourboire Ă  Cristian lors de son dĂ©part du camp ce matin et heureusement car on ne le reverra pas. Il est sĂ»rement dĂ©jĂ  parti avec un autre groupe đŸ˜±


Puis on monte dans le minibus du retour. C'est parti pour 40min de route. Tout le monde dort.


ArrivĂ©s Ă  l'agence Ă  13h c'est difficile de descendre du van haha. On rĂ©cupĂšre notre mĂ©daille qui prouve qu'on a grimpĂ© le Fuego (je n'ai mĂȘme pas fait de photo avec tellement j'Ă©tais extĂ©nuĂ©e !), et Adriana m'aide pour rĂąler auprĂšs du gars de l'accueil. Il ne veut rien entendre. Il dit juste qu'il est dĂ©solĂ©. Elle essaie de lui faire comprendre que c'est important d'entendre ce qu'elle dit pour qu'ils puissent amĂ©liorer les choses mais rien n'y fait. Et clairement je suis extĂ©nuĂ©e, j'ai encore mon sac Ă  faire et une navette Ă  prendre pour rejoindre Guatemala city, donc on abandonne.


Elle marche avec moi car on se dirige dans la mĂȘme direction puis on se fait un gros cĂąlin et on se quitte. J'Ă©tais trĂšs contente de la rencontrer, on s'est bien entraidĂ©es dans cette galĂšre !


Je rentre à l'auberge avec mes sacs. Je prends une douche trÚs chaude, je lave mes pieds qui sont noirs malgré les chaussettes avec la poussiÚre de la terre et du volcan puis je fais mon sac. C'est trÚs difficile quand on est crevé de réfléchir. Je met un temps infini.


La doudoune que Sonja m'a donné ne rentre pas dans mon sac donc je la donne à la femme de ménage. Je laisse tout un tas de nourriture avec une étiquette gratuit dans la cuisine commune et je m'en vais.


Je sais dĂ©jĂ  que je vais ĂȘtre en retard car mĂȘme si j'ai fait vite je pars de l'auberge Ă  14h50 et ma navette est Ă  15h. Je prĂ©viens le gars par SMS et je me dĂ©pĂȘche de rejoindre le lieu de rdv. ArrivĂ©e sur place je demande Ă  plusieurs navettes dĂ©jĂ  prĂ©sentes mais il n'y en a aucune qui correspond. Je re regarde le lieu de rdv. Et c'est le mĂȘme nom de cafĂ© mais Ă  un autre endroit.... Je renvoie un SMS au gars et je repars. Encore 15min de marche.


J'arrive à la navette en sueur à 15h25. Heureusement il m'a attendu. Trop gentil. Par contre la fille à cÎté de moi est clairement énervée. Elle doit avoir un avion à prendre. Oupsi.


Et on part. Je somnole sur tout le trajet. Je suis exténuée. On arrive à l'aéroport à l'heure initialement prévue, il n'y avait pas de circulation. La fille sourit enfin.


Seules 2 personnes descendent de la navette, les autres comme moi doivent avoir prĂ©vu de rester Ă  l'hĂŽtel ce soir pour prendre un avion le lendemain. Le mec redĂ©marre, et une alarme se met Ă  sonner dans le camion avec un voyant qui s'allume. Il Ă©teint tout, ouvre le moteur, met des liquides je ne sais oĂč, appelle quelqu'un... Ça n'en finit pas. Je regarde oĂč je suis par rapport Ă  mon logement. Seulement 12min Ă  pied. Clairement vu mon Ă©tat de fatigue avec mes sacs je ne suis pas capable. S'il ne peut pas redĂ©marrer je prends un taxi.


Au bout de quelques minutes le camion arrĂȘte de bipper donc il redĂ©marre et c'est reparti. Par contre je ne comprends pas il va dans la direction opposĂ©e de mon hĂŽtel qui est juste Ă  cĂŽtĂ© de l'aĂ©roport. Et Ă  moment donnĂ© il s'arrĂȘte sur le bas cĂŽtĂ© d'une voie rapide. Visiblement, un voyant s'est encore allumĂ©. Il y a un problĂšme avec la tempĂ©rature du moteur. Il tĂ©lĂ©phone Ă  quelqu'un, il descend du camion et reste dehors Ă  tĂ©lĂ©phoner. Quand il revient, il nous explique que le van est mort et qu'un autre vĂ©hicule va venir nous chercher. Nous sommes 7. Je demande dans combien de temps le vĂ©hicule sera lĂ . Il dit qu'il part d'Antigua (la ville que nous venons de quitter), donc il sera lĂ  dans 1h. Hahaha.


Personnellement c'est mort je prends un Uber. J'ouvre donc l'application, je mets un prix haut car clairement l'aĂ©roport est Ă  mĂȘme pas 10 min et mon logement est Ă  6min en voiture (26 min Ă  pied), personne ne viendra me chercher Ă  bas prix. Et j'ai rapidement un chauffeur qui accepte. Les autres font la mĂȘme chose.


Le Uber m'amÚne à l'hÎtel. Je m'enregistre. Monter les 3 étages est trÚs difficile avec mes sacs hahaha.


La madame trÚs gentille me dit que j'ai booké une chambre rien que pour moi avec un lit double et 2 lits superposés haha. Belle surprise car je pensais que c'était partagé. Elle me précise aussi que c'est trÚs tranquille ici je vais pouvoir me reposer. Nickel.


Je pose mes sacs, j'enlĂšve mes chaussures et je m'allonge dans le grand lit. Repos. Il est 17h. Je met un rĂ©veil Ă  19h car j'ai quand mĂȘme un certain nombre de choses Ă  faire et il faut que je mange.

Mais on est Ă  cĂŽtĂ© de l'aĂ©roport donc les avions dĂ©collent trĂšs rĂ©guliĂšrement ! Des chiens aboient toutes les 3 secondes et des motos passent pas loin. Tu parles d'un coin tranquille. Je mets mes boules quies et je vais quand mĂȘme dormir 1h45.


A 19h je me lÚve. Je lis mes mails. Clairement j'ai mis mon téléphone en mode avion et en économie d'énergie depuis hier matin pour économiser la batterie pour l'ascension, et je n'ai lu aucun message depuis. Je me concentre sur ce que j'ai à faire et je préserve mon énergie.


Je lis mes mails et visiblement ils ont overbookĂ© l'avion haha. Ils ont besoin de volontaires pour prendre un avion plus tard ! Mais on doit quand mĂȘme se pointer Ă  l'aĂ©roport le lendemain matin donc aucun intĂ©rĂȘt.


Je suis exténuée. Je n'ai pas suffisamment mangé sur les 2 derniers jours, je n'ai plus de forces. Je descends demander un couteau et je mange les restes que je peux manger sans cuisine.



Je constate que j'ai de la fiĂšvre. Super ! Je prends un Doliprane.


Puis je prépare mon passage de frontiÚre demain. C'était une excellente idée de caler l'ascension la veille d'un départ en avion pour un autre pays... Meilleure idée ever.


J'achÚte un billet d'avion remboursable pour sortir de Colombie car la compagnie aérienne demande un billet de sortie du territoire pour autoriser l'enregistrement sur le vol (c'est précisé sur les mails de la compagnie et sur le site de diplomatie France), je m'enregistre à l'immigration Colombienne et je m'enregistre sur le vol. Je vous dis pas la difficulté avec mon état de fatigue. Je dois mettre 1h à faire tout ça tellement c'est difficile de réfléchir.


Puis je fais mes sacs pour l'avion. Je n'ai pas pu avoir un bagage cabine de 13kg avec cette compagnie donc mon gros sac doit aller en soute mĂȘme s'il a les dimensions requises. Je prĂ©vois un "au cas ou" dans mon petit sac en cas de perte de mon gros sac et je prends tous les trucs importants avec moi.


Je me couche à 22h avec les chiens dehors qui ne font que aboyer et les avions qui décollent et atterrissent... Parfait.


Verdict, la prochaine fois que j'ai une merveilleuse idĂ©e de la sorte, arrĂȘtez moi. Ce n'est pas tant l'ascension en soit le problĂšme, c'est que je n'ai pas prĂ©vu le repos nĂ©cessaire derriĂšre, et que clairement avec la fiĂšvre et la fatigue, les prochains jours vont ĂȘtre trĂšs difficiles...


PS : je rĂ©pĂšte que si vous laissez un commentaire, merci de signer sinon je ne sais pas qui c'est 😘

6 commentaires


Therese
05 janv.

BRAVO !!! Tu as relevé un sacré défi.

Mais quelle rĂ©compense....voir un volcan 🌋 en Ă©ruption mon rĂȘve


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Invité
03 janv.

Wow! Quelle aventure! Ça donne tellement envie de partir hihi

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Mamichou
03 janv.

Je comprends pourquoi tu n'as pas communiquĂ© durant plusieurs jours, une vraie aventure, si tu veux voir un volcan en activitĂ© sans te fatiguer il y a le volcan yasur sur l'ile de Tanna au Vanuatu, il est accessible en voiture 😂 tu as du mĂ©rite de l'avoir fait bravo pour le dĂ©fi

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Claire
03 janv.
En réponse à

Ahah oui bravo pour l'ascension 😜 le yasur Ă  tanna tu n'as que 20min de montĂ©e Ă  tout casser

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Joëlle
02 janv.

Quelle aventure ce volcan ! Un challenge, bravo !!

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Christel
02 janv.

J’ai enfin compris comment s’identifier !đŸ€Ș votre aventure m’a glacĂ© le sang! Vous m’avez Ă©patĂ©e je suis fiĂšre de vous. Quel dĂ©fi!

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