🇧🇴 Bus de nuit pour Cochabamba
14/10/2026 et 15/10/2026
Le réveil sonne à 8h. J'étais déjà réveillée depuis qq minutes par le soleil, car le gars qui dors au dessus de moi a fait tomber ma serviette qui m'en protégeait, et n'a pas jugé utile de la remettre...
Je me lève et je vais prendre ma douche et me laver les cheveux car je ne sais pas quand j'aurai une douche de cette qualité à disposition.
Puis je vais à l'accueil poser des questions sur le bus et petit déjeuner.
Vers 10h30 (check out à 11h haha) je monte me brosser les dents et faire mon sac. Tout ne rentre pas donc je me décide enfin à laisser ici le pantalon que je ne peux plus voir, ainsi qu'un peu de bouffe.
A 11h30 j'ai fini. Je laisse mon sac dans le casier extérieur, je vais payer à l'accueil pour mes nuits, puis je sors prendre un taxi pour aller au terminal de bus acheter mon ticket et pouvoir choisir ma place. Je ne me donne même plus la peine de regarder indrive pour prendre un taxi : je vais sur la rue passante et je lève la main à chaque taxi haha. Je suis une locale, ça y est.
Il me dépose au terminal. Je me fais directement interpeler dehors. La dame m'amène à un comptoir. Je discute avec le gars. Je choisis mon siège. Je rentre moi même mon nom dans l'ordinateur. Et voilà , pour 120 Bolivianos j'ai eu mon ticket de bus pour ce soir (+15 bolivianos de taxi pour l'aller retour), alors que sur internet il était à 250 bolivianos. Nickel.
Je reprends un taxi pour retourner en centre ville et aller acheter des salteñas pour ce midi et pour le bus.
Pendant les 30min d'attente de ma commande de salteñas, j'appelle Zou pour qu'on discute du programme. Elle valide le nord de l'Argentine.
Puis je vais au marché faire des courses pour le bus.
Je repasse au magasin de chaussures, car cette fois je suis bien décidée à en acheter, mais il est fermé ! Sûrement parce que nous sommes entre midi et deux. Donc je retourne à l'hostal.
Je mange tranquillement mes salteñas en passant des coups de fil à la famille.
Puis je ressors vers 16h pour retourner au magasin de chaussures. Je suis vraiment déterminée. Mais il est toujours fermé. C'est un signe. Ce n'est pas ici que je dois les acheter.
En revenant à l'hostal je passe devant un magasin de seconde main qui n'était pas ouvert la dernière fois. Et incroyable, je trouve un pantalon pour remplacer enfin celui que j'ai viré ce matin ! Je suis trop contente.
Je retourne ensuite à l'hostal et j'écris.
A 19h je me mets en cuisine et je discute en espagnol avec Inès, ma coloc Autrichienne, car elle s'est remise à des cours d'espagnol, donc comme ça ça nous fait bosser toutes les deux même si on ne peut pas se corriger.
A 19h45 je vais me brosser les dents et terminer mon sac. Puis je vais dehors héler un taxi.
A 20h25 je suis dans le taxi. Pour un bus Ă 21h. Tout va bien.
Il me dépose devant le terminal. Je paye. Je sors non sans mal de la voiture avec mon gros sac sur le dos. Je rentre dans le terminal. Je descends au niveau du quai. Il y a énormément de personnes. En même temps, avec le nombre de bus qui partent à cette heure, c'est normal.
Je repère mon quai. Mais la dame qui est devant le bus dit qu'il part pour Uyuni. Je ne comprends pas. Je regarde l'affiche devant le bus et effectivement il y a écrit Uyuni. Je demande pour Cochabamba et elle m'indique le bus d'à côté. Ils ont dû échanger de quai. Je vérifie l'affiche et c'est bon. Je fais la queue.
Quand les gens commencent à monter, je demande au chauffeur de mettre mon gros sac dans la soute. Il m'accompagne. En prenant mon sac, il me dit qu'il pèse lourd haha.
Puis je monte à bord. Il y a pleins de dames qui montent pour vendre des trucs et se mêlent aux autres voyageurs qui attendent déjà pour s'assoir. Quel bordel.
J'envoie une photo de la fenêtre ouverte à Mathilde. Ça va lui rappeler notre nuit de bus depuis Samaipata. Et effectivement, dans celui ci aussi ils ne fermeront pas la fenêtre de la nuit.
Et je me dis que je crois que je préfère les bus de nuit. Au moins je ne vois pas le ravin.
On part Ă 21h pile.
Il roule vite et le bus tremble dans tous les sens. Je n'aime pas ça. Je pense que je ne vais pas trop dormir.
En plus je n'ai pas de ceinture de sécurité. Et il vient de doubler un camion dans un virage... Tout va bien.
Je ne peux plus écrire sur mon téléphone, j'ai envie de vomir. Il y a beaucoup d'ados dans ce bus, une vingtaine, eux aussi ont lâché leur téléphone.
Vers 22h j'essaie de dormir, mais je suis sans cesse réveillée par des coups de volant.
Vers 23h30, le paysage a changé. Il y a d'énormes cactus magnifiques sur le bord de la route. Et je vois distinctement les étoiles, même si la vitre est dégueulasse.
D'ailleurs le ciel s'illumine régulièrement derrière la montagne. Mais il n'y a pas de nuage ni d'éclair. C'est très bizarre.
Et qu'est ce que j'ai chaud. Je me suis beaucoup trop habillée. J'ai chaud aux pieds et en haut du corps.
Et c'est le retour des cafards sur le bord de la vitre. En même temps, vu toute la bouffe qu'il y a dans les interstices entre les plastiques ça ne m'étonne pas.
Vers 2h je me réveille car je suis congelée. Tout le monde s'est emmitouflé dans ses manteaux et couvertures. On a dû monter en altitude car à présent ce sont des épineux qui sont sur le bord de la route.
Et j'ai mal au ventre....
A l'arrivée à Cochabamba, j'en profite pour changer de t-shirt car j'ai peur d'avoir beaucoup trop chaud avec mon manches longues en mérinos.
Nous arrivons au terminal avant 5h. Je récupère mon sac et je vais vite aux toilettes car je me suis retenue tout le trajet d'y aller. Nous ne nous sommes pas arrêtés une seule fois.
Je dois ensuite prendre le colectivo pour Torotoro, mais je préfère attendre dans le terminal que le jour se lève. De toute façon, mon ventre fait des bulles, je ne suis pas en forme du tout. Je reste donc assise sur un banc à observer la vie. Il y a beaucoup de monde qui attend comme moi dans ce terminal, que des boliviens.
A 6h, une fois que le jour est levé, je prends enfin un taxi et je vais au départ du colectivo. La boutique est ouverte et il y a un colectivo devant. J'achète mon ticket et je peux attendre dedans. Je suis rassurée.
J'écris à Mathilde comment faire, car elle va le faire dans quelques jours et ça la rassurera, car elle sera sûrement seule pour la première fois.
Et une française finit par arriver et attendre avec moi. Elle compte faire l'aller retour dans la journée, ainsi qu'une randonnée dans le canyon... C'est ambitieux !
De mon côté je suis bien malade. Je vais deux fois aux toilettes. Heureusement la petite mamie qui les tient est très gentille. Après ça je vais acheter une nouvelle bouteille d'eau car je n'ai pas confiance en l'eau que j'ai avec moi, et j'en profite pour prendre un smecta.
Le colectivo est enfin plein Ă 7h40. Je somnole bien pendant 2h. A chaque fois que j'ouvre les yeux, je constate que les paysages sont magnifiques. Mais j'ai faim haha.
Quand nous commençons à entamer la montée de la montagne en zig zag et qu'on se rapproche de la ville, on passe une première déviation où ils ont dû dévier car la route a été emportée par un éboulement. Puis on passe sur une portion de route où la route s'est effondrée. De bien 3 mètres. C'est assez impressionnant, on se croirait dans un film. Même pas le temps d'avoir peur tellement c'est rapide.
Quand on arrive à Torotoro, je demande à descendre sur la place principale et je quitte la française qui demande a être déposée au bureau des guides. Mon hostal est pile sur la place principale c'est parfait car je suis vraiment épuisée. Il n'y a personne à l'accueil mais ils m'ont donné mon numéro de chambre donc je m'installe et je défais rapidement mes affaires. Un jeune homme arrive pour m'enregistrer et me demander mon passeport. Il me propose d'aller dans un autre dortoir plus petit où il y a une seule fille, car ici ce sont trois garçons. Mais je n'ai aucun problème avec ça, donc je reste là (et j'ai bien fait car la fille n'est pas très agréable, mais je le découvrirai plus tard).
J'ai faim donc je mange ce que j'avais prévu pour le trajet et je vais me coucher. Le lit est très confortable, avec une couette, j'adore. Je ne suis pas la seule à faire la sieste, un monsieur qui était sur son ordinateur quand je suis arrivée la fait aussi.
Puis je fais un brin de lessive car je n'ai plus de culotte et je vais me balader en ville pour faire des courses.
J'en profite pour passer au bureau des guides, qui me donnent une carte incompréhensible du parc et me dit de revenir demain à 7h pour faire un groupe. Je me balade ensuite en ville et je prends en photo les façades décorées avec des reproductions de dinosaures. C'est trop rigolo. Je fais enfin des courses et je rentre.
J'ai écrit à un couple de français sur le groupe Facebook des français en Bolivie, car ils cherchaient du monde pour les randos. Ils viennent d'arriver à Torotoro donc on se donne rdv à 18h au café d'à côté de mon hostal. Vu qu'il est encore un peu tôt, et que j'ai un peu faim, j'en profite pour déjà cuire le riz. Comme ça en rentrant du café je n'aurai plus qu'à manger sans avoir à cuisiner.
Et pendant que je suis dans la cuisine, un jeune homme rentre pour faire une machine. On échange quelques mots en anglais. Puis il repart. Et quand il revient, il me parle en français et m'explique que c'est avec eux que j'ai échangé sur Facebook haha. Il m'a reconnue avec la photo Facebook. Clairement moi je n'ai même pas regardé, et après vérification je n'aurai pas deviné.
Ils s'installent donc et prennent une douche, et après on va se poser au café. Ils sont trop cools. Ils se prénomment Marion et Fantin.
A 19h30 on a faim donc ils vont au restaurant et faire des courses pour demain. De mon côté je vais manger mon repas qui m'attends dans la cuisine de l'hostal.
Puis je prends une douche bien chaude et je vais me mettre au lit. Il est 21h. Même si la lumière est encore allumée et qu'il y a encore des allers et venues je mets mon masque et mes boules quies à 21h15 et je m'effondre.
Le réveil est à 6h demain, car on a rdv à 7h au bureau des guides pour essayer de trouver d'autres gens. On est déjà 3 et dans l'idéal il faudrait être 6.



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