top of page

🇧🇴 Voyage vers La Paz

shoupy33
il y a 30 minutes
7 min de lecture

19/10/2026

Aujourd'hui est une journée de transit. Je quitte Torotoro pour me rendre à La Paz.


Je me réveille à 6h30. Je me rends alors compte que j'ai perdu mon attache de boucle d'oreille ! Mais miracle, en éclairant le sol, je la retrouve. Ouf. Il faut vraiment que je m'achète de nouvelles boucles.


Puis je vais me doucher tranquillement car je suis levée tôt, et ensuite faire mes sandwichs pour le bus pour la Paz. Je me rends alors compte qu'il n'y a plus d'oeufs pour le petit déjeuner ! Ça ce n'est pas possible ! Et juste après, l'alarme incendie se déclenche car ils ont trop fait brûler les petits pains... Rien ne va avec les nouveaux venus !


Et en descendant je me rends également compte qu'il n'y a plus de petits pains. Étant donné que j'ai faim et que j'ai encore deux colocs au lit, je me permets d'envoyer un message au propriétaire pour demander du rab. Puis je vais petit déjeuner. Je suis rejointe par Samuel et Simon.


Puis je vais me brosser les dents et terminer mon sac.

A 9h15 on sort de l'hostal pour rejoindre l'arrêt de colectivo qui est censé partir à 9h30. Et il est presque plein, donc dès qu'on est là, il charge nos sacs sur le toit et on décolle. Je me suis mise tout devant, à côté du chauffeur, pour bien voir la route, car à l'aller les paysages étaient incroyables et je veux prendre en vidéo la route effondrée comme dans les films 😅


On démarre donc il est 9h30. Malheureusement Simon, qui est bien malade (rhume), s'est retrouvé sur la place près de la porte et il doit se lever tout le temps pour faire monter ou descendre les gens. Il est dégoûté. Désolée.


Après quelques minutes, le conducteur accroche sa poche de feuilles de coca au levier de vitesse et commence à faire sa boule de coca dans la bouche. C'est très drôle. A moment donné je lui propose un petit snack, mais il m'explique qu'il a sa boule de coca et que ça lui sert de nourriture. C'est triste s'ils font aussi ça pour moins manger car ils n'ont pas assez d'argent.


A la fin de la descente de Torotoro on passe la route effondrée. C'est vraiment très impressionnant. Le conducteur m'explique qu'effectivement c'est pendant la saison des pluies que la montagne reprend sa place et que tout tombe sur la route et l'abîme. Je lui demande alors si, lorsqu'il pleut, ils arrêtent de faire les allers retours en colectivo. Il répond que c'est moins fréquent mais qu'il y en a quand même. Ils ne peuvent pas s'arrêter de travailler.


Et juste après il y a eu un tel éboulement qu'une nouvelle fois ils ont dû tasser la terre pour créer un nouveau passage car la montagne a emporté toute l'épingle. C'est fou.


Et on descend dans la vallée. La vue sur les montagnes est toujours incroyable je me régale. Les couleurs de la terre sont incroyables on dirait des peintures.

On discute un peu avec le chauffeur. Il est très gentil, même si la discussion est compliquée avec mon espagnol.

Je me régale des paysages.


Quand on arrive à l'entrée de la ville, je constate qu'il y a énormément de policiers avec des boucliers. Le conducteur me précise qu'ils sont là pour contrôler qu'il n'y a pas de mobilisation suite aux derniers blocages il y a quelques semaines. C'est quand même assez impressionnant.


Et on arrive enfin. Il est 12h30.

Simon a finalement pris un logement à Cochabamba. En effet, il ne se sent pas de faire 8h de trajet aujourd'hui dans son état. Tu m'étonnes. On se quitte donc.


Avec Samuel on va aux toilettes, car après 3h de trajet c'est vraiment nécessaire. Puis on prend un taxi pour aller au terminal. Finalement lui ne reste pas à Cochabamba et va prendre un bus pour Sucre.


Une fois au terminal on cherche désespérément à retirer de l'argent car nous n'avons plus rien, et les bus se payent en liquide ici. Une fois fait, on se trouve un restaurant car on a faim, et on a 10h de bus derrière. Je commande en premier un menu du jour, et lui un lomo végétarien. Qui s'avère être juste un énorme avocat. Et j'attends. Et en fait ils m'ont oubliée haha. Heureusement qu'on a pas déjà notre billet de bus !


Une fois terminé on se met en recherche d'un bus. Il est 13h30 passé. J'en trouve un pour la Paz à 14h30, en semi cama en plus. Trop contente. Par contre, concernant Samuel pour Sucre, malheureusement ils ne partent que de nuit. Il est dégoûté. On se laisse et je vais attendre mon bus.


Je sors donc sur le quai. Il y a deux bus l'un derrière l'autre sur le numéro de mon quai. Je me demande lequel c'est. En tout cas celui de devant est très beau. Et quand l'heure arrive, on nous fait signe de monter dans celui de derrière. Qui est clairement beaucoup moins neuf 😅

Quand je monte il fait très chaud dedans. Et il n'y aura pas de clim. On roulera pendant plusieurs heures avec les vitres grandes ouvertes.


On décolle il est 14h45. C'est parti pour 10h de bus. Je booke mon hostal.

Ça a été très difficile de choisir car il n'y en a aucun avec cuisine dans le quartier central et les commentaires ne sont pas si incroyables.


A bord du bus je suis dans un siège solo c'est parfait. Je peux m'étaler.


On met du temps à sortir de la ville. Et vers 16h30 on commence sérieusement à monter dans la montagne. Et je sens les effets de l'altitude. C'est fou.

Et les paysages sont vraiment magnifiques.

On monte et il fait de plus en plus frais. Je finis par fermer la fenêtre (avec le pied car elle est très difficile).


Et on prend qqun sur le bord de la route qui fait un signe. Le bus ouvre le porte, ralentit mais ne s'arrête pas ! Et le mec saute. Abusé ! En même temps, on vient juste de doubler 2 camions, donc je comprends le chauffeur.

Et en fait le gars vend de la nourriture ! Donc il doit être habitué à faire ça. Il fait son petit tour du bus pour vendre. Puis il ramasse les déchets. Demande à sortir. Le chauffeur ouvre la porte, ralentit sans s'arrêter, et le gars descend. Normal. C'est incroyable.


Puis la végétation change. On doit être haut je vois des polylepis.


A moment donné on roule sur un énorme éboulement. Ils sont en train de refaire la route par dessus. Il y a des dizaines et des dizaines de camions qui roulent dessus. On en double au moins trois alors qu'on roule sur l'éboulement. Normal.


Après ça, on commence à redescendre. On est sur le toit du monde, c'est magnifique. Lors du coucher de soleil le ciel est en feu c'est incroyable ces couleurs.


Je me décide à aller aux toilettes avant la nuit car je suis certaine qu'il n'y aura pas de lumière. Et effectivement c'est le cas. En plus, la porte ne ferme pas. Nickel. Et juste de remonter l'escalier jusqu'à l'étage supérieur du bus je suis complètement essoufflée. On est vraiment haut. Et après ça, juste à manger, je suis essoufflée par l'effort. Quand je regarde l'altitude, on est à 4 200m. Tout va bien. Par contre le mal de tête arrive. Il faut que je boive davantage.


En regardant la carte je constate qu'on a clairement pas avancé. On ne va jamais arriver à La Paz à 22h. Je préviens l'hostal par message. Heureusement j'avais prévu le coup et pris une réception ouverte 24h/24.

A 19h on est même encore à l'intersection avec la ville d'Oruro.


Et je constate qu'ils ont mis le chauffage dans le bus. Incroyable. Ça chauffe sous mes pieds et les vitres sont pleines de buée.


A 19h45 on fait une pause pipi et repas dans un restaurant. Vu que j'ai prévu mon repas, j'achète juste une bouteille d'eau car je vais bientôt être à sec des deux miennes. J'ai d'ailleurs bien bu depuis toute à l'heure et mon mal de crâne a disparu.

Après ça j'essaye de dormir.


A 21h je mange mon sandwich à l'avocat car j'ai un peu faim. J'ai aussi beaucoup grignoté pendant le voyage.


On arrive vers 22h aux alentours de La Paz. On s'arrête très souvent pour déposer des gens. La ville est immense. Dans le premier quartier que l'on traverse il y a des poubelles en feu, c'est très rassurant. Mais il y a aussi beaucoup de monde qui marche dans les rues alors qu'il est quand même tard, dont des femmes seules. Donc je ne sais qu'en penser.


Vers 23h on est dans le quartier El Alto. Pareil, ici aussi il y a encore beaucoup de monde dehors. Et des colectivo qui crient leur destination alors qu'il est presque minuit. C'est assez surprenant.


Et le bus nous dépose au bord de la route. Tout le monde est surpris et n'était pas du tout prêt. Il ne nous laisse même pas dans un terminal. Je descends et récupère mon sac.

Un conducteur de taxi s'approche. Je lui donne le nom de mon hostal et il me donne son prix. Je monte avec lui. Je ne respecte aucune règle disant de ne pas prendre les taxis locaux surtout de nuit car on peut se faire enlever haha. On discute un peu. Il y a encore vraiment beaucoup de gens dehors. Alors que nous sommes lundi soir !


Il m'amène juste devant l'hostal, c'est parfait.

Je sonne. On m'ouvre. Je fais le check in et on m'amène au dortoir. Il y a déjà du monde qui dort. J'essaie de faire le moins de bruit possible, mais c'est un échec entre les poches plastique, la fermeture éclair des sacs et mon téléphone qui tombe. Puis je vais me brosser les dents et me mettre en pyjama, et je me mets au lit. La fenêtre est ouverte, j'ai froid. Je dors en gros pull mais sans chaussettes (vive plaidoux).


Par contre je ne vais pas arriver à m'endormir avant 4h du matin... Peut être que j'ai trop dormi dans le bus.

Commentaires


bottom of page