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🇬đŸ‡č Jaibalito

  • shoupy33
  • 21 dĂ©c. 2025
  • 16 min de lecture

DerniĂšre mise Ă  jour : 2 janv.

18/12/2025

Je suis réveillée à 6h30 car 2 filles se préparent et sont hyper bruyantes... Merci !

Par contre j'ai tellement bien dormi avec cette grosse couette ❀


Je sors petit dĂ©jeuner au bord de la piscine. Il fait froid et ils prĂ©voient de la pluie toute la journĂ©e đŸ˜© il faut que je me dĂ©pĂȘche de rejoindre mon prochain logement avant la pluie.


Un petit colibri vient butiner les fleurs juste devant moi. Trop chouuuu.


Je me prĂ©pare et je pars faire des courses. J'explore tous les rayons pour me donner des idĂ©es. Je prends des pĂątes instantanĂ©es, des avocats, du thon, du mĂŒesli sans gluten et des petites briques de lait d'amande, des bananes, des tortillas, du jambon, des poivrons, des chips de banane plantain, des biscuits. J'ai donc de la bouffe pour Ă  peu prĂšs 3 jours alors qu'il n'y a pas de cuisine dans mon prochain logement đŸ€Ł


Je retourne à l'hébergement pour faire mon sac. C'est plus compliqué car j'ai tout mis dedans et rien sur moi haha. Mon petit sac est rempli de nourriture, et j'ai aussi un autre tote bag à porter.


Départ du logement à 10h15.


J'ai besoin d'aller dans un autre village. Ici c'est trĂšs compliquĂ© de rejoindre les villages Ă  pied ou en voiture, voire impossible, donc les collectivos sont des bateaux. Ils passent la journĂ©e Ă  traverser le lac de long en large. Et cette fois je ne peux pas me faire avoir car je sais que c'est 25 quetzales le trajet. Par contre il faut ĂȘtre prudent dans son organisation car le dernier bateau part Ă  17h. AprĂšs ce sont des bateaux privĂ©s et c'est plus cher.


J'arrive au dĂ©part des bateaux et je demande le village de Jaibalito oĂč je vais pour les deux prochaines nuits. On m'indique un bateau. Juste Ă  cĂŽtĂ© il y a le Titanic. Je suis bien contente de ne pas monter dans celui lĂ  haha.



Je suis seule sur le bateau. Encore une fois on met mon gros sac sur le toit 😭






D'autres personnes arrivent au fur et Ă  mesure des minutes. Je sais que cela peut prendre du temps car il attend un certain nombre de personnes avant de partir.


A moment donnĂ© un homme monte avec son gros sac. Je lui dis qu'il peut le mettre sur le toit s'il souhaite. Je lui demande Ă©galement s'il est français, car il est habillĂ© de la tĂȘte aux pieds en Decathlon đŸ€Ł le t-shirt, la veste, le pantalon, les chaussures, la capote de sac. Mais non il est Suisse.


Nous démarrons à 10h40.








Le lac est vraiment magnifique, et tous les petits pontons sur les bords, avec les petites cabanes ou les maisons, sont vraiment beaux aussi..


Nous nous arrĂȘtons Ă  plusieurs endroits avant d'arriver Ă  la ville de Santa Cruz oĂč tout le monde descend. Le monsieur ne descend pas non plus alors qu'il m'avait dit aller Ă  cet endroit. Du coup je lui indique que c'est lĂ  oĂč il voulait aller, mais il me dit que son hĂŽtel est Ă  Jaibalito, lĂ  oĂč je vais Ă©galement. Il pensait rejoindre par la route, mais si le bateau y va, c'est clairement plus pratique. Je lui demande quel est son hĂŽtel. Et c'est le mĂȘme que le mien haha. J'ai un nouvel ami pour les prochains jours !


Du coup le bateau reprend sa route et nous laisse au ponton de Jaibalito. Nous remontons la seule route depuis le ponton et nous tombons sur notre hĂŽtel. Il est 11h.



La vibe à l'intérieur est déjà trÚs cool. Nous sommes accueillis par tout le monde avec un grand sourire et par 2 chiens. On nous présentera d'ailleurs les deux chiens en premier puis les humains. Classique.


Je suis dans un minuscule dortoir de 4 lits sans rangement ni rien. Mais les espaces communs sont vraiment cools. Je m'installe et je pars explorer les environs. J'ai trĂšs faim.


Je prends mon "repas" de midi avec moi dans mon sac et je cherche un endroit Ă  l'ombre oĂč me poser. A midi je trouve un vieux banc en bĂ©ton abandonnĂ© face au lac. C'est parfait. Je suis complĂštement seule, personne ne viendra ici. Si le banc Ă©tait plus confortable je serai capable de rester des heures lĂ  Ă  Ă©couter le ressac et regarder les nuages s'accrocher sur les volcans. C'est tellement beau.





Je profite du beau temps tant qu'il fait beau. Ma mĂ©tĂ©o me dit qu'il devait pleuvoir depuis 9h du matin. Pour le moment c'est soleil ⛅

Repas du jour : tortillas jambon et poivron rouge. Avec en entrée des chips de banane. Parfait.


Ce soir c'est open mic Ă  l'auberge, et burgers. Je vais peut ĂȘtre me laisser tenter. D'autant qu'ils m'ont dit que c'Ă©tait sans gluten !

J'en suis Ă  la moitiĂ© de mon budget du mois en un peu plus d'une semaine. Le Guatemala est vraiment cher. Je vais essayer de ne faire au maximum qu'un repas au "restaurant" par jour. C'est compliquĂ© car la majoritĂ© des hĂ©bergements n'ont pas de cuisine. Mais je vais me dĂ©merder đŸ’ȘđŸ»


Le vent se lĂšve. Ce n'est pas bon signe. Quelques minutes plus tard j'entends le tonnerre.


Je n'ai plus faim mais je vais me forcer Ă  finir le jambon car ils n'ont pas de frigo Ă  disposition des invitĂ©s. 10 tranches en un repas haha. Oui c'Ă©tait le plus petit paquet 😉


Et puis Ă  13h c'est fini. Un couple arrive et se pose sur le ponton en face de moi. Je ne suis plus seule. Et ils ont un chien.


A moment donnĂ© celui ci vient me voir. J'ai un reste de jambon je pense que c'est ça qui l'a attirĂ©. Il passe sur le cĂŽtĂ© pour monter derriĂšre moi sur le banc. Je ne l'avais pas vu avant de le sentir donc ça me surprend. Il va pour manger le jambon mais je l'en empĂȘche. Il se met de l'autre cĂŽtĂ© du banc. Son maĂźtre le voit et l'appelle. Aucune rĂ©action. Il est bien Ă©duquĂ© tiens !



Je commence donc Ă  ranger mes affaires pour ne pas qu'il les mange. Mais trop tard, j'ai beau dire non il mange le jambon... Puis son maĂźtre arrive et le chien s'en va en courant haha. Son maĂźtre s'excuse et le poursuit. Mais leur bateau est lĂ , et il met plusieurs minutes Ă  arriver Ă  le rĂ©cupĂ©rer, et il doit le porter sur le dos jusqu'au bateau. Ce chien n'Ă©coute rien ! En tout cas mon jambon n'est pas gĂąchĂ© 😜


A 13h20 je pars car j'ai froid. Ça tombe bien ça tonne de plus en plus fort.




J'arrive Ă  l'hĂŽtel et Patrizio, le gars rencontrĂ© dans le bateau, s'apprĂȘte Ă  sortir. Je lui dis que c'est une mauvaise idĂ©e vu qu'il va pleuvoir haha. Je lui indique quand mĂȘme le coin sympa oĂč aller. Je vais dans le dortoir ranger un peu mes affaires puis je me pose dans les canapĂ©s. Et il se met Ă  pleuvoir 😅 Au dĂ©but tout doucement puis de plus en plus fort.


Une fille est en train de faire le ménage. Nous discutons un peu comme nous pouvons car elle ne parle que espagnol. Elle s'appelle Sofia et c'est son anniversaire samedi. Elle vient d'ici. Elle travaille car sa mÚre est malade. Elle apprend l'anglais et elle veut voyager. Elle chante à l'église ce soir.


Puis une autre fille arrive et nous discutons. Elle est Suisse, et travaille Ă  mi temps pour une agence de voyage (genre 3 mois pleins en dĂ©but d'annĂ©e puis 25 semaines au choix) et Ă  mi temps sur un bateau de croisiĂšre... Quelle vie de rĂȘve !


On reste un moment sur le canapĂ©. Je lis mon premier livre depuis 3 mois et demi đŸ€Ł Je ne peux rien faire d'autre (genre faire des articles sur le blog) car il n'y a pas de rĂ©seau.


Il pleut toujours. L'orage est trÚs fort. Quand ça tonne, les murs tremblent. J'adore !


Puis j'ai faim. Il est 18h. C'est censĂ© ĂȘtre soirĂ©e burger. Donc je descend et je commande un burger. La version sans gluten est avec de la laitue. Ça ne me dit rien du tout donc je prends avec gluten. C'est trĂšs trĂšs bon.



Pendant tout le temps oĂč je mange mon burger les deux chiens de l'hĂŽtel me regardent avec instance. Il y en a mĂȘme un qui pose son menton sur mon genou haha. Mais je ne cĂšde pas. Par contre je me presse un peu de manger.


Puis un Ă©norme bruit se produit devant l'hĂŽtel. La fenĂȘtre est ouverte. Ce sont des centaines de pĂ©tards qui pĂštent en mĂȘme temps devant la porte mĂ©tallique. Tout le monde se bouche les oreilles. En fait il y a une procession avec une fanfare et elle se termine dans le bĂątiment juste en face de nous, d'oĂč les pĂ©tards. Ça a surprit tout le monde ici !



Le nombre de pétards !
Le nombre de pétards !

Puis avec la Suisse (dont je ne connais toujours pas le prénom, et qui m'a regardée manger haha) on remonte dans les canapés.


Ça commence Ă  se remplir avec nous dans les canapĂ©s. Il y a un couple d'anglais, Camille une française sur la route depuis 2 ans et demi qui fait des bracelets, Rose une amĂ©ricaine trĂšs enjouĂ©e qui en est Ă  son 3Ăšme verre de vin, Ryley une australienne bĂ©nĂ©vole ici, Daniel un joueur de violon bĂ©nĂ©vole ici, moi et la Suisse. On discute ensemble puis on joue aux cartes jusqu'Ă  22h. J'apprends deux nouveaux jeux ! Une des filles du dortoir d'Ă  cĂŽtĂ© claquera violemment la porte Ă  21h30 parce que visiblement on fait trop de bruit. Il faut dire qu'il rigole beaucoup.

Plusieurs fois durant la soirée une personne parlera au micro dans la ville. Genre trÚs trÚs fort. Visiblement c'est l'église.


Avec la Suisse on va se coucher. Il n'y a pas de lumiĂšre dans notre dortoir et aucune prise Ă©lectrique ne fonctionne. Ils nous proposent un cookie en dĂ©dommagement đŸ™„đŸ€Ł (update : je ne l'ai jamais eu et elle non plus).


Au moment de se mettre au lit, elle voit une araignĂ©e bizarre sur le mur (j'avoue elle Ă©tait vraiment cheloue, je ne sais mĂȘme pas si c'Ă©tait une araignĂ©e). Du coup j'ai pris mon courage Ă  deux mains et je l'ai tuĂ©e đŸ’ȘđŸ» Christel et Nathalie vous pouvez ĂȘtre fiĂšre de moi !


Je cherche un logement pour les 3 nuits manquantes au lac jusqu'Ă  23h et dodo.




19/12/2025

Je suis réveillée à 5h30 par ma collÚgue de chambrée qui se lÚve. Elle va voir le lever de soleil dans la ville d'à cÎté, à 30min de marche dans la jungle d'ici... Crazy.


Moi j'ai trop froid malgré mes deux petites couvertures. Aujourd'hui je vais demander une couverture supplémentaire pour la prochaine nuit. Je reste au lit jusqu'à 8h car j'ai trop froid.


A 8h le mec recommence Ă  parler au micro.

Levée. Petit dej avec le couple de français. Visiblement c'est cette fille qui a claqué la porte hier soir mais je l'apprendrai plus tard.

Puis je discute un peu avec l'autre française Camille. On a la mĂȘme vibe c'est cool.


Habillage, sac, recherche de la petite marche que je veux faire et go. Il fait trÚs beau, j'espÚre que ça va durer.


A la base je voulais aller jusqu'à la croix blanche que l'on voit en haut de la montagne, mais personne n'est capable de me dire comment on y va et je ne trouve aucun tracé sur les applis. Donc je vais aller jusqu'à la ville de Santa Cruz à cÎté et je verrai. La fille de l'hÎtel m'a expliqué le chemin mais elle parle trÚs vite donc j'espÚre avoir tout compris.


Je sors de l'hĂŽtel et je commence Ă  suivre son chemin. J'arrive Ă  un pont mais il y a une barriĂšre mĂ©tallique derriĂšre on ne peut pas passer. Donc je fais demi tour et je prends une autre rue. Au bout de 100m ce n'est clairement pas lĂ . Mais je continue 😅 je tombe sur une madame qui sort d'une porte. Je lui demande si c'est bien le chemin pour aller Ă  Santa Cruz. Mais visiblement elle ne parle pas espagnol. Dans les villages ici la langue parlĂ©e est une langue Maya. Elle appelle ses deux petites filles qui proposent de me montrer le chemin. Trop chou ! Et effectivement il fallait passer le pont et il y a un tout petit chemin qui longe la barriĂšre mĂ©tallique. Elles l'accompagnent jusqu'Ă  la jonction avec l'escalier qui monte dans la montagne. Merci les filles !


Je monte donc les marches en pierre. La nature est magnifique.





Puis je traverse un hĂŽtel avec vue digne du lac de CĂŽme. Je me pose un moment sur un banc pour admirer la vue. C'est incroyable.






Puis je continue, et ça redescend rapidement.

Je pense que je n'ai pas pris la bonne route, car la descente est arrivée trop rapidement selon moi. Mais c'est trÚs beau, je longe le lac.







J'arrive Ă  la ville de Santa Cruz. Le chemin qui longe le lac est fait de pavĂ©s, de bĂ©ton, d'escaliers en bois ou en bĂ©ton, on dirait un genre de labyrinthe Ă  suivre. Il y a pleins de bifurcations, il faut deviner oĂč est le prochain chemin. C'est rigolo. Et il y a pleins de fleurs !







Un monsieur m'arrĂȘte pour me demander le chemin. Il me demande si je prĂ©fĂšre en espagnol ou en anglais, mais il fourche et dit presque le mot français. Donc je dis français haha. Et on Ă©change en français. C'est trĂšs drĂŽle.


Je recroise également les français avec qui j'ai petit déjeuner et Rose du Colorado.


Je passe le ponton principal d'arrivée à la ville de Santa Cruz, mais je n'ai pas envie de monter dans la ville. Pour moi elles se ressemblent un peu toute, et je suis bien le long du lac donc je continue.


Je trouve alors un ponton gratuit et je m'y installe quelques minutes. Je profite de la vue. Il y a beaucoup de fleurs autour de moi donc j'admire les colibris.





A 12h je décolle car je sens quelques gouttes et je n'ai pas envie de me prendre une saucée dessus. Mieux vaut retourner à Jaibalito.



Mais je n'ai pas envie de reprendre le mĂȘme chemin. Il Ă©tait trop rapide et trop simple 😅 Je veux tenter l'autre par en haut que je vois sur la carte. MĂȘme si sur la carte il n'aboutit Ă  rien. Il se termine brutalement alors que le village de Jaibalito est juste aprĂšs. On verra bien.


Je suis donc la carte. Je marche le long d'entrées de logement bien fermées pour qu'on ne puisse pas voir à l'intérieur avec des barriÚres de lianes tressées. Je traverse des plantations. Je monte des marches fabriquées avec des morceaux de bois sur les versants de la montagne. Je vois la ville de plus en plus haut.



La montĂ©e des marches est difficile. Je suis rĂ©guliĂšrement essoufflĂ©e et je m'arrĂȘte trĂšs souvent. Je pense au volcan que je veux faire Ă  Antigua et je me dis que c'est clairement en dehors de mes capacitĂ©s physiques 😅


Quand tu es seul, tu ne peux qu'ĂȘtre le seul Ă  te dĂ©courager. Ou Ă  te motiver. A chaque arrĂȘt je me questionne, je dĂ©bat, je trouve des raisons de continuer ou d'arrĂȘter. Mais je continue. Je me dis que si j'avais Ă©tĂ© avec quelqu'un dans le mĂȘme Ă©tat d'esprit que moi on se serait dĂ©couragĂ©s mutuellement, car c'est plus facile de se dĂ©courager que de se motiver.


Encore une fois je suis seule sur un petit chemin dans la végétation pendant longtemps. Je cherche désespérément à croiser quelqu'un pour demander si ce chemin va au village et ne pas faire toute la route pour rien, mais je ne croise personne.


À chaque intersection (et elles sont trĂšs nombreuses) je regarde la carte pour trouver mon chemin. Il n'y a aucun panneau, aucune indication. Je me dis qu'il est encore tĂŽt et que je suis en totale capacitĂ© de retrouver mon chemin en sens inverse si ça ne fonctionne pas donc tout va bien, je peux continuer Ă  avancer vers l'inconnu.



A moment donné je tourne et je tombe sur une machine à coudre posée sur un rocher au pied d'un arbre. C'est totalement improbable. Surtout que ce ne sera pas le bon chemin et que je devrai faire demi tour.



Je continue Ă  monter.






AprĂšs les nombreuses marches, j'arrive Ă  un chemin qui longe la montagne sur le versant. Il y a aussi des plantations d'arbres ici, totalement improbable vue la pente.




Puis plus rien. Le chemin suit la montagne Ă  travers les herbes hautes qui bougent avec le vent. Tout petit chemin Ă  flanc de montagne.




Et lĂ  pour moi ça devient difficile car j'ai peur du vide. Je me sens attirĂ©e, dĂšs que je m'arrĂȘte prendre des photos je dois me concentrer pour ne pas pencher vers le vide. Mais je continue. Il y a des dĂ©chets donc les gens passent par lĂ  😅 on se motive comme on peut.


Le chemin
Le chemin

Je vois des aigles voler le long de la montagne dans les courants d'air. J'ai de plus en plus peur. Si je tombe, personne ne sait oĂč je suis 😅


Je me pose un moment. Regarde la carte. Car si je continue, il faut quand mĂȘme que je sois capable de faire demi tour si jamais il n'y a rien au bout ou que j'ai trop peur. Mais selon la vue satellite il y a bien un chemin. Qu'est ce que je fais ?j'ai envie de faire pipi en plus...


J'ai Ă©crit ici mes pensĂ©es. Ça n'a pas aidĂ©. Puis j'ai Ă©cris Ă  Zoubibi. Au moins maintenant quelqu'un sait oĂč je suis. Et elle m'aide Ă  avoir moins peur. Je fais 10 mĂštres et je vois. Puis encore 10 mĂštres et je vois. Petit Ă  petit. Je suis capable. Vive internet quand mĂȘme 😅 MĂȘme seule sur une montagne je capte !

J'ai fait pipi au milieu du chemin Ă  flanc de montagne car de toute façon il n'y a personne et je repars đŸ’ȘđŸ»


C'est trÚs drÎle car 10 mÚtres aprÚs clairement le chemin est caillouté et plus large. J'avais juste besoin d'avancer un peu. Donc je suis rassurée et je continue.



J'ai rĂ©ussi. Je l'ai fait en ayant peur mais j'ai rĂ©ussi. J'ai l'impression que depuis que j'ai Ă©crit cette lettre de demande de congĂ©s sabbatique je suis une autre personne đŸ€Ł

En fait je pense que c'est surtout depuis que j'ai eu cette douleur inconnue qui m'a arrĂȘtĂ©e en vol pendant de longs mois que j'ai changĂ© d'Ă©tat d'esprit...




AprÚs ça il y a des escaliers en pierre. Mais ils sont protégés sur les cÎtés avec de grosses pierres donc il n'y a pas cette sensation de vide.


Je suis accompagnée tout le long du chemin par les petits aigles. C'est magnifique. Le vent est fort à cet endroit.


Puis il y a une jonction. Je regarde la carte et je suis le chemin indiquĂ©. Mais 10m plus loin il descend. Ça ne me va pas. Je veux la vue ! Je rebrousse chemin et je prends l'autre chemin qui monte.


La vue est INCROYABLE ! Je suis à la pointe et je vue sur les deux cÎtés de la montagne et sur l'entiÚreté du lac. C'est magnifique. En plus il fait soleil et il n'y a pas trop de nuages. Je profite de la vue.






Puis je continue. Les deux chemins qui partent de ce point de vue sont pleins de végétation. Clairement ils ne sont pas empruntés. Donc je redescends sur le chemin de la carte.


Il descend puis continue. Il suis clairement le mouvement de la montagne. Mais pareil Ă  moment donnĂ© il y a beaucoup de vĂ©gĂ©tation. Ce chemin ne semble pas ĂȘtre souvent empruntĂ© non plus. Je continue un peu. Puis j'abandonne. Je fais demi tour.


Mais c'est con quand mĂȘme d'ĂȘtre arrivĂ©e jusque lĂ , et de ne pas essayer un peu plus. Je reprends le chemin et je rĂ©essaye. J'avance dans les broussailles. Je n'aime pas quand les trucs me touchent. J'ai peur des araignĂ©es et des serpents. Et de tout ce qui pourrait se cacher dans les herbes hautes sur le talus Ă  ma droite.


Mais je continue. Et ça ne s'arrĂȘte pas. Et selon la carte je n'avance pas... Au bout de je pense 100m Ă  avancer comme un escargot je me dis que clairement je ne vais pas pouvoir faire ça pendant 2km, sachant qu'il n'y a plus de chemin sur la carte donc contrairement Ă  prĂ©cĂ©demment je n'ai aucune certitude d'arriver au village.


Cette fois j'abandonne pour de bon. Je fais demi tour.



Je profite encore un peu de la vue incroyable et c'est parti pour le chemin du retour. Au moins je le connais. Il est 14h j'ai tout mon temps pour tout refaire en sens inverse et rentrer Ă  Jaibalito. Et le temps n'a pas l'air de tourner au vinaigre comme les deux jours prĂ©cĂ©dents Ă  cette mĂȘme heure.


Le vent est toujours aussi fort au niveau des escaliers en pierre. J'enlĂšve mon chapeau et l'accroche fortement Ă  mon sac. Et c'est parti pour la descente.



En passant sur le tout petit chemin aprĂšs les escaliers je ne retrouve mĂȘme pas l'endroit oĂč j'ai failli abandonner Ă  l'aller. Et je n'ai mĂȘme pas peur au retour. L'esprit est incroyable.



Une fois qu'on a fait quelque-chose qui nous faisait peur pour la premiÚre fois, ça va mieux.

AprĂšs le petit chemin, je trouve une pierre au milieu du chemin sur laquelle je peux m'assoir et je fais une petite pause avec vue car j'ai faim.



A 14h15 c'est reparti.

Le ciel s'est vraiment dégagé pendant mon aventure, les photos sont magnifiques lors de la descente.




Je reprends les mĂȘmes escaliers que j'ai pris Ă  l'aller. Je regarde l'heure sur mes photos et c'est 2h plus tard. Ça m'a quand mĂȘme pris du temps toutes ces pĂ©rĂ©grinations !


J'arrive Ă  l'intersection de la ville de Santa Cruz avec le (vrai) chemin pour Jaibalito Ă  14h45. C'est beaucoup plus rapide de descendre que de monter, surtout quand on connaĂźt la route !


A 15h j'arrive au banc de l'hĂŽtel avec vue. Cette vue est quand mĂȘme incroyable. En plus le ciel s'est dĂ©gagĂ© et c'est plein soleil maintenant, la vue est diffĂ©rente de ce matin. Je me pose sur le banc encore une fois pour admirer cette beautĂ©.








A 15h25 j'arrive Ă  mon auberge. Quelle aventure !


Étant donnĂ© que ma colocataire suisse est partie, ils ont refait son lit. Mais je constate qu'ils n'ont pas changĂ© le drap de dessous... J'avais dĂ©jĂ  constatĂ© les cadavres d'insectes, dont une Ă©norme araignĂ©e sur le bureau de la chambre, qui n'Ă©taient pas nettoyĂ©s depuis plusieurs jours visiblement. En plus ça sent le pipi de chat. Je suis bien contente de ne pas rester une nuit de plus ! Par contre il y a Ă  nouveau l'Ă©lectricitĂ© dans le dortoir. Youpi !


Je mange posée sur la terrasse. Tortillas au parmesan et romarin, et poivron.

Vers 16h je commence à avoir froid. J'écris ma journée.


Puis Camille revient de sa balade et nous discutons sur la terrasse avec Daniel. ça fait plaisir de trouver quelqu'un qui a le mĂȘme humour que moi, et en français c'est toujours plus facile et plus fluide.


Daniel m'apprends qu'il a pris le mĂȘme chemin que moi pour aller au point de vue en haut de la montagne, et qu'on ne peut pas rejoindre le village depuis en haut. Youpi !


Puis Daniel joue du violon et pratique ses gammes đŸŽ» MĂȘme si c'est polluĂ© par la musique de NoĂ«l GuatĂ©maltĂšque du bĂątiment en face c'est quand mĂȘme apaisant.


Je discute aussi avec Oceane qui part d'ici quelques minutes.


Puis j'ai envie d'aller voir les lumiĂšres du coucher de soleil, car le ciel se teinte de violet. Je propose Ă  Camille de venir avec moi.


On se pose sur un ponton et on discute. Les lumiÚres sont trÚs belles derriÚre les volcans. On finira encore par discuter féminisme. Elle écrit un livre en ce moment sur les violences faites aux femmes.


On restera lĂ  jusqu'Ă  la nuit noire.





Au retour je demande à l'hÎtel de l'eau chaude pour ma soupe instantanée. C'est gratuit youpi !


Je mange donc des pĂątes ramen et un avocat. Camille mangera 2 carottes, 3 bananes et la moitiĂ© de mon avocat 😅


Mickaël, Daniel et Tuva sont également dans l'espace commun donc nous discutons tous ensemble. Et aprÚs notre repas nous jouons aux cartes.


Vers 21h je vais me doucher enfin ! C'est compliqué de trouver le temps haha.


J'ai une nouvelle colocataire ! Elle est de guatemala city et ici pour le travail. On discute un peu mais c'est limité.


Puis je remonte discuter avec tout le monde et on va se coucher à 22h. C'était une belle journée.


Édit : le chemin vu du bateau une semaine plus tard. Il est au dessus du trait jaune.



4 commentaires


Elisabeth et christophe
23 déc. 2025

Un petit coucou de chez nous !!! La bise !!!😘

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Therese
22 déc. 2025

Bravo pour ta témérité

Tu m'Ă©pates mĂȘme capable de tuer une araignĂ©e !!!

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Invité
21 déc. 2025

J’ai tremblĂ© avec vous petite Sophie!😹Je suis fiĂšre de vous. 👍

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Joëlle
21 déc. 2025

Bravo ! Beau dĂ©fi le sentier Ă  flanc de coteau 👍!

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