🇧🇷 Rio - Arrivée tranquille
30/08/2026
Mon réveil sonne à 7h30 et je me lève à 7h45. Je vais directement prendre ma douche puis préparer mon petit déjeuner. Je fais toujours des tapioca tacos c'est tellement bon. Mais cette fois ils sont à la mangue. Ce n'est pas terrible. Je fais donc les prochains tacos de tapioca sans la mangue et je la mange à part.
Mes fringues que j'ai lavées hier ne sont toujours pas sèches donc je les mets dehors au soleil pendant mon petit déjeuner. Ce cadre, prêt de la piscine avec le vent dans les palmiers, est très agréable. J'ai été bien contente de cette petite parenthèse au calme avant d'aller rejoindre l'effervescence de Rio.
Puis je vais faire mon sac. Je me suis bien étalée pendant trois jours donc ça me prends du temps. Et j'ai beaucoup trop de nourriture. D'ailleurs les haricots noirs c'est vraiment trop compliqué, il faut pouvoir les faire tremper 24h avant de les cuisiner, et ça demande a minima 1h de cuisson, donc vraiment trop compliqué en auberge de jeunesse. Je les laisse ici. Ainsi que ma tapioca et le yaourt restant car je ne peux pas voyager avec. Joao sera content.
En cherchant un t shirt pour dormir hier soir je me suis rendue compte que je n'avais plus mon débardeur. J'ai dû l'oublier à itacaré. J'ai écrit à Anya mais elle ne l'a pas retrouvé et l'hostal non plus. Il va falloir que j'en rachète un car c'est quand même un indispensable.
À 10h45 je suis prête. Je dis au-revoir à Lene et je décolle. C'est parti pour 20 min de marche jusqu'à la gare routière du centre ville.
C'est rigolo car quand je suis arrivée j'avais l'impression que c'était un quartier craignos. Maintenant je me sens totalement en sécurité.
Arrivée à la gare je ne me souviens plus du numéro du bus, donc j'entre dans la gare et je demande. On me confirme que c'est bien là où je pensais. Je m'assieds dehors et j'attends. Je ne sais pas à quelle heure il arrive.
Une dame s'assied à côté de moi et me parle. De ce que je comprends, elle travaille à l'église. Et elle s'ouvre une bière et me demande si je bois de l'alcool, puis se justifie quand je dis que non haha.
Puis un mec arrive. Il pue l'alcool. Vu qu'il prend le dernier siège, juste à côté de moi, j'enlève mon gros sac du siège de l'autre côté de moi et je me décale au cas où qqun ait besoin de s'assoir. Et bien sûr il le prend mal...
Le bus arrive à ce moment là. Je vais pour monter à bord. Donc je me mets dans la file. Mais ils me disent tous les deux de monter par derrière et de payer après. Et ils insistent vraiment. Donc comme une conne je le fais. Et le mec bien sûr s'assied à côté de moi et me parle non stop... Et clairement je ne peux pas me lever et aller payer le chauffeur en laissant mes sacs. Le chauffeur finit par éteindre le moteur car il attend qu'on paye. Je donne mon argent à la gentille madame et elle paye pour moi. Et le mec ne paye toujours pas. Un autre gars du bus lui demande alors de payer. Il donne alors son argent à la dame pour qu'elle paye pour lui, car il ne veut pas perdre sa place à côté de moi 🙄 Et il va me parler tout le trajet... Moi je vais regarder par la fenêtre. Je lui ai dit que je ne parlais pas portugais et que je ne comprenais rien. Je vais rester là dessus.
Un vieux monsieur à côté rigole quand le mec veut se faire passer pour mon petit ami pour ma sécurité (je suis censée ne pas comprendre). Et la dame me regarde régulièrement en me demandant si tout va bien haha.
Du coup moi qui voulait acheter mon billet de bus pour Rio à ce moment là, impossible. Je ne sors pas mon téléphone.
La dame descends à la cathédrale et me dit au-revoir. Et lui finit aussi par descendre à moment donné. Ouf ! Quel soulagement !
On finit par arriver à la rodoviária. Autant à Petropolis c'était grand soleil et il faisait très chaud. Autant de ce côté de la montagne on est dans le nuage. Je ne vais encore pas voir Rio d'en haut 🥲
Je sors du bus en faisant un signe d'excuse au chauffeur et je rentre dans la gare routière. Je vais directement au comptoir de la compagnie pour acheter mon billet. Il y a un peu de monde.
Quand vient mon tour j'explique ce que je veux, et le mec se met à me parler hyper vite en face ! Je lui demande de ralentir car je ne parle pas portugais. Et il parle anglais ! Incroyable ! Je le félicite d'ailleurs de son niveau, qui est bien meilleur que le mien en portugais haha.
Malheureusement le bus de 12h est complet. Et heureusement il reste 4 places sur celui de 13h ! Par contre je ne suis pas du côté que je souhaitais 😢 Tant pis.
J'achète le ticket et je me pose sur les sièges dans la gare pour patienter. Je rédige mes journées à Petropolis.
À 12h50 le bus est là. Je suis la deuxième à monter. Je suis tout au fond. À 13h12 c'est parti pour le retour à Rio.
Pendant tout le trajet je regarde par la fenêtre cette jungle luxuriante dans la brume. On voit quand même un peu plus de montagne que la dernière fois c'est cool. Mais j'adore cette ambiance.
Il y a les arbres que j'adore et que j'ai découvert en Colombie. Les tous blancs. Pourtant on est pas du tout à la même latitude c'est fou.
Et je suis vraiment du mauvais côté du bus car au détour d'un virage on voit sur toute la vallée même si c'est brumeux ! Noooon !
Et je constate que c'est très montagneux en fait. Ces reliefs, ou grosses pierres comme je les appelle, constituent en fait une formation géologique unique au monde : des mornes de granite et de gneiss coupés net par l'érosion, recouverts de forêt tropicale et bordés par l'océan Atlantique. Ils sont le résultat d'une histoire géologique fascinante qui s'étale sur près de 600 millions d'années.
Et ce ne sont pas d'anciens volcans, comme on pourrait le croire, ou des pierres qui sont tombées et ont roulées de la montagne, mais les racines souterraines solidifiées d'une ancienne chaîne de montagnes disparue, taillées et sculptées au fil des millénaires par l'érosion tropicale et la gravité. C'est incroyable.
On finit par arriver à la gare routière de Rio vers 14h15. Je descends, je récupère mon sac et je filme tout le trajet jusqu'à la zone Uber pour faire une petite vidéo à G. qui arrive dans 3 jours !
En bas, ce n'est pas comme quand je suis arrivée en pleine nuit, le hall Uber est blindé de monde ! Un Uber met du temps à accepter ma demande et à arriver (et ça prends toutes mes données cette attente !).
En traversant la ville je suis notre périple sur la carte. Maintenant que j'ai bossé la ville, je reconnais les différents bâtiments et j'en vois également d'autres. Rio est magnifique et immense. Je serai bien restée ici 3 semaines comme à Lima !
De loin ça y est je vois le Christ et le pain de sucre emblématiques ! C'est la même chose que sur les photos lol, mais en vrai. Incroyable. Je suis à Rio !
Et on passe par Copacabana ! Avec son allée mythique en dalles noires et blanches ! Je suis aux anges.
J'en ai fait des bords de plages au Brésil. Mais celui là a qqch de différent.
Et on finit par arriver en bas de la côte qui mène à l'hostal. Je sais déjà que c'est dans une favela. Mais visiblement le conducteur ne le savait pas, il n'a pas regardé précisément la destination quand il a accepté ma demande. Et il me demande si je vais chez qqun dans la communauté. Je fais style que je ne comprends pas sa demande. Je montre ma carte Google et je dis que je vais dans un hostal. Il me repose la question encore une fois et il finit par monter. En entrant, il baisse immédiatement les deux vitres avant. Sûrement pour que les gens voient qu'il n'est pas là pour tuer qqun.
Arrivé en haut, il demande à des gens où est l'hostal, car on ne le voit pas, et il finit par me déposer devant. La côte est costaud. Ça va être sympa de remonter ça à pied tous les jours !
J'entre dans l'hostal. Déjà j'aime. Le hall est immense, plein de lumière et donne sur la mer. Une belle pièce commune. Et ça fait très moderne et très propre. Ça me change.
Je suis accueillie en espagnol, parfait. Elle m'explique tout, je check in et elle m'amène à mon dortoir. Une capsule toute blanche avec un balcon vue sur mer. Parfait !
J'y rencontre Ana qui fait sa valise. Elle était là depuis une semaine et retourne au travail demain à Sao Paulo. C'est la dixième fois qu'elle vient dans cet hostal. Ok il doit être très bien.
Je m'installe puis je vais visiter et poser ma nourriture dans la cuisine.
Et je remonte sur le rooftop pour appeler Elsa et G. On doit s'organiser avec G. pour sa venue. Et j'ai pleins de conseils à lui donner pour son sac et le trajet Sao Paulo - Rio en bus. Après l'appel, je lui envoie d'ailleurs toutes les informations, ainsi que la vidéo que j'ai faite plus tôt, et je lui achète son ticket de bus.
Avec tout ça il est 17h. Le soleil se couche bientôt et je n'ai rien à manger. La fille de l'accueil m'a dit que c'était safe pour marcher dans la favela, même de nuit, donc je décide de descendre jusqu'en bas et d'aller voir la plage.
La descente me paraît interminable. Je vais en chier au retour !
J'arrive dans la rue en bas J'évite les trottoirs avec des gens qui errent, et je trouve sans difficulté le supermarché dont la fille de l'accueil m'a parlé. À aucun moment je n'ai sorti mon téléphone, tout de tête 💪🏻
Je fais quelques courses pour les prochains jours puis je vais jusqu'à la plage. C'est incroyable. Il me tarde de l'arpenter demain. Le soleil est déjà couché et la lumière est incroyable. Je sors même mon téléphone pour immortaliser ce moment.
Puis je remonte. Le melon visiblement était plein d'eau et me coule sur la hanche... J'ai le pantalon trempé.
Finalement, la côte n'est pas si difficile. Par contre, j'arrive en haut j'ai chaud haha. Je constate que les personnes que je croise communiquent entre elles à travers la favela en sifflant. J'espère qu'ils n'ordonnent pas mon exécution.
Arrivée à l'hostal, je descends en cuisine poser mes affaires puis je change de pantalon et je lave le tote bag.
J'écris alors à Sadio et Robin afin qu'on s'organise pour demain pour qu'ils puissent récupérer leurs affaires. Sadio me dit qu'il passera ce soir après sa compétition de jujitsu. Parfait !
J'en profite pour demander une nuit de plus pour quand G. arrive. Ce sera plus simple et l'hostal est ouvert 24/24. Mais c'est moins cher sur Booking. Donc je fais la réservation depuis ma chambre. Et je me rends compte que les prix n'augmentent qu'à partir de vendredi soir, donc je réserve deux nuits, et après, il faudra que je trouve autre chose. Je laisse aux couchsurfeurs jusqu'à demain pour répondre, après je réserverai autre chose histoire qu'on ne se retrouve pas à la rue.
A 20h Sadio m'écrit. Il est en bas ! Je récupère donc son short dans mon sac et je descends l'accueillir. Il veut visiter l'hostal car il ne connait pas celui là, donc il monte. Je lui fais tout visiter puis on discute. Il est très content de retrouver son short de compétition après 2 mois !
À 21h il s'en va et je vais en cuisine me faire à manger. J'y rencontre une française qui vit entre le Costa Rica et la Colombie, et qui travaille à distance, donc peut rester longtemps dans d'autres villes. Puis je mange solo car j'ai mis tellement de temps à préparer mon repas que tout le monde est parti.
Après ça je retourne dans le dortoir.
Dehors il pleut à verse. J'espère que ce ne sera pas le cas demain.
Le dortoir est dans le noir et plusieurs personnes sont couchées. Depuis ma capsule, j'ai vue dehors et je vois les éclairs déchirer le ciel c'est magnifique.
Et Ana arrive. Elle doit récupérer sa valise car elle a son bus et doit partir à la gare. Elle est ivre. C'est très drôle.
Je vais rester là jusqu'à minuit bosser sur le planning pour les prochains jours (car je me suis rendue compte que sur celui que j'ai fait il y a deux jours, je me suis complètement plantée sur le jour d'arrivée de G.).
À minuit j'éteins. J'avais demandé une couverture mais avec la fenêtre et le rideau de ma capsule fermée j'ai très chaud. Finalement je n'en aurai pas eu besoin.
31/08/2026
J'ai hyper bien dormi. Contrairement à ce que je pensais dans ce genre d'hostal, personne n'a fait de bruit en pleine nuit et n'est rentré bourré. Je me réveille à 6h30 et la vue est tellement incroyable que je ne me rendors pas. Je profite.
Je vais me doucher vers 8h alors que la dame de ménage chante dans la salle de bain. Puis je vais petit déjeuner. Ce n'est vraiment pas royal. Je pense que je vais devoir acheter des trucs pour compenser.
Puis Robin m'écrit. Il est disponible ! Je vais vite me préparer et je sors le rejoindre sur le malecón. Il est 9h.
Je vois des oiseaux immenses et noir voler très haut en bandes. Qu'est ce que c'est que ça ? Ce sont des frégates superbes, de plus de 2m d'envergure. Ils planent sans presque jamais battre des ailes, c'est impressionnant.
Puis on voit un vol de flamants roses. Incroyable.
On finit par se rejoindre et trouver un café en bord de plage. Je prends un jus de fraise qu'il me paye pour me remercier de lui avoir ramené sa batterie externe.
Vers 10h30 il s'en va car il doit check out.
De mon côté je commence à avoir froid. Les nuages sont apparus et le vent est frais. D'ailleurs il y a toujours cette brume sur l'eau depuis hier qui va et vient. Je pensais que c'était comme à Lima, dû aux courants froids de l'eau, mais non.
Ici, la brume de mer (nevoeiro marítimo) est un brouillard d'advection. Il se forme lorsque de l'air chaud et humide venant des terres ou de l'océan passe au-dessus des eaux de la côte, qui sont plus froides. Ce choc thermique condense l'humidité présente dans l'air et crée une brume plus ou moins dense sur le littoral. Apparemment elle n'est pas constante comme à Lima. On verra.
Ayant froid, je quitte donc le café en bord de plage et je me décide à aller au gros centre commercial derrière l'hostal, pour ensuite aller à la police fédérale. Je ne peux pas y aller à pied, car il y a un tunnel à traverser, et j'ai peur des moto taxis. Et un éclair de génie finit par me traverser, nous sommes dans une grande ville et il y a des bus de ville ! Je me décide donc à prendre un bus. Je regarde lequel prendre sur Google maps et je demande au serveur où est exactement l'arrêt de bus. Il ne sait pas vraiment donc me montre un endroit un peu plus loin sur le malecón. Je marche jusqu'à ce point mais je ne suis vraiment pas convaincue donc je demande mon chemin à un deuxième monsieur. Et en fait ce n'est pas du tout là haha. En tout cas je suis très contente, j'ai réussi à me faire comprendre et à comprendre en retour. Youpi.
Je finis par trouver l'arrêt et j'attends patiemment. Il y a énormément de bus qui passent. Et finalement le bon arrive et je monte. Je donne mon billet de 5 reals. Mais le chauffeur me dit qu'ils ne prennent plus la monnaie. Je vais donc pour payer en carte bleue, mais ce n'est pas possible non plus. Il faut payer par pix ou avec la carte de bus de la ville. Merdoum (à aucun moment je n'ai la présence d'esprit de faire comme à Lima, et de demander à un passager de payer pour moi avec sa carte, et de lui donner mon billet de 5...). Le chauffeur me dit donc de patienter. Je ne comprends pas pourquoi. Et à l'arrêt suivant il me dit de descendre et d'entrer par la porte de derrière pour pouvoir m'assoir (car ici il y a un tourniquet à l'entrée du bus, du coup tu es obligé de payer pour dépasser le chauffeur). Trop chouchou ! Du coup j'ai un bus gratuit haha.
Une dame de l'autre côté de ma rangée me parle, me demande d'où je viens et où je vais. Et elle m'indique l'arrêt quand on arrive au niveau du centre commercial. Elle descend avec moi, et me montre l'entrée. Les gens sont trop gentils.
Je longe donc le grand bâtiment, et avant d'entrer dans le centre commercial, je demande confirmation à un mec de la sécurité que la police fédérale est bien à l'intérieur. Une fois dedans, je suis un peu perdue. Apparemment il faut que je monte à l'étage, mais je ne suis pas sûre d'avoir compris lesquel, donc je demande encore une fois confirmation à une dame qui est à côté du plan du centre commercial. Puis je me dirige vers les ascenseurs et je monte à l'étage indiqué. Une fois en haut, il faut que je sorte, que je traverse le parking aérien, puis que j'entre dans un autre bâtiment pour rejoindre les bureaux de la police fédérale.
Il y a beaucoup de monde qui attendent sur des sièges et qui sont appelés les uns après les autres. Moi je n'ai pas de rdv ! Je finis par écrire sur mon téléphone en demandant si j'ai besoin d'un rdv pour une question sur le renouvellement de mon visa européen, et aller à un comptoir où deux personnes remettent les passeports et sont donc moins occupées. Et le mec me dit qu'en fait ce n'est pas ici, mais à la police fédérale de l'aéroport qu'il faut que j'aille pour une question de visa. Merdouille.
Je repars donc bredouille et je me balade dans le centre commercial. De toute façon il pleut.
Je finis par trouver un Sephora et j'achète un équivalent de mon fond de teint qui est clairement dans un très sale état après ces 1 an de voyage. Il est en miettes. Le blush aussi, mais j'ai un budget à tenir, donc je n'achète que le fond de teint et je mettrai le blush dans un petit sachet pour ne pas qu'il mette de poudre partout dans ma trousse de toilette.
Puis je tombe sur un H&M et j'en profite pour aller regarder les culottes et les brassières car clairement les miens commencent à être vieux. Mais malheureusement il n'y a pas ma taille 😢
Je passe devant une entrée de cinéma et j'envisage même d'y aller, ça fait tellement longtemps !
Mais j'ai très faim, donc je décide d'aller au niveau de la zone des restaurants.
Chez nous, manger au centre commercial, ce n'est vraiment pas terrible. Ici visiblement c'est très fancy. Je choisi un restaurant Italien car j'ai envie de pâtes. Le serveur trop chouchou parle un anglais impeccable, et il me corrige même quand je fais des erreurs haha. C'est très drôle.
J'ai très envie de commander une sangria. Mais je boirai de l'alcool quand G. sera là ❤️🍸🍹
Une fois mon assiette terminée à moitié, je demande à emporter comme d'habitude et je pars. Après la pluie vient le soleil, donc il fait beau. Je cherche encore désespérément l'arrêt de bus. Cette ville est immense et les bus ne s'arrêtent pas sur les grandes avenues donc ça demande un peu de recherche de trouver les arrêts. Quand il y a beaucoup de bus qui passent par la même rue, ils divisent également les arrêts en plusieurs pour éviter l'amas de personnes. Donc il faut trouver la rue de l'arrêt et le bon arrêt, sans que les numéros de bus soient inscrits dessus.
J'arrive enfin au départ des bus de la ligne que je souhaite. Déjà, je mets du temps à trouver le bon bus, puis un gentil chauffeur me montre lequel c'est, car celui que j'avais identifié est en pause et ne part pas tout de suite. Mais son chauffeur ne veut pas me prendre, car je ne peux pas payer ! Et comme il n'y a pas encore de passager, personne ne peut payer pour moi. Mais finalement, le gentil chauffeur du début revient et me dit que lui, il me prends dans son bus, et gratuitement. Il m'ouvre la porte arrière et me fait monter. Puis me dit de patienter car il ne part que dans 10 min. Trop chou.
Quand je descends du bus, je le remercie encore chaleureusement et je lui fais des grands signes. Puis je recherche les boutiques de secondes main à proximité et j'en fais deux. Je ne trouve rien d'intéressant donc je rentre par la plage tranquillement.
Après la montée de la comuna, j'ai très chaud, d'autant que j'ai monté vite au début car il s'est mis à pleuvoir.
Je discute avec Mona, la française qui est à la réception et qui a commencé hier. Deux personnes ont "perdu" leur téléphone hier, et deux personnes sont parties sans payer aujourd'hui. C'est animé ici !
Quand j'arrive dans le dortoir j'ai une nouvelle coloc, Alexandra qui vit à Munich et parle 7 langues dont le français. Incroyable. Elle a 21 ans et est au Brésil car elle va faire un stage de 3 mois en cardiologie à Curitiba (elle est en médecine).
On discute un moment. Puis elle va courir et je vais prendre mon goûter dans la cuisine. Du melon d'Espagne bien frais c'est parfait. J'en profite pour réserver notre prochain hostal à Rio avec G. vu que celui ci est complet en fin de semaine.
Une fois terminé, je monte sur la terrasse pour admirer la vue et faire mes comptes car nous sommes déjà en fin de mois.
Puis Alexandra me rejoint et on discute pendant que j'écris mes rencontres dans mon carnet et qu'elle rédige son journal.
Vers 19h je descends manger les restes de ce midi car j'ai faim. À table je rencontre une autre allemande et nous parlons de politique.
Puis en allant laver mon assiette quand j'ai terminé, je rencontre dans la cuisine deux autres allemands qui discutent avec Alexandra. On est cernés. Eux vont à Pedra do Sal ce soir, une place dans le quartier de la petite Afrique très connue pour ses soirées samba. Et il y a tellement de monde que tout le monde est collé serré comme à la fête de la musique. Ils hésitent à prendre leur téléphone, mais vont quand même en avoir besoin pour prendre un Uber pour rentrer. Ils ont des amis qui ce sont fait braquer en rentrant de cette soirée alors qu'ils étaient dans le Uber. Celui ci s'est arrêté à un feu rouge et ils ont braqué la voiture avec des armes. Je comprends donc enfin pourquoi les Uber grillent tous les feux rouges la nuit ! Intéressant !
Puis je monte lire dans mon lit. Il est 21h.
Vers 22h j'ai un gros coup de fatigue. J'éteins et je m'endors direct.



Commentaires